Fraternité Sacerdotale Mgr Pierre-Martin NGO DINH THUC

Fraternité Sacerdotale Mgr Pierre-Martin NGO DINH THUC Fraternité Sacerdotale Liturgie Tridentine (Forme Extraordinaire)

MÉDITATION''Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes les choses dont vous avez besoin vous sero...
30/08/2026

MÉDITATION

''Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes les choses dont vous avez besoin vous seront données par dessus.''

Il est donc dit que l'on cherche le royaume de Dieu. Que l'on cherche : ce n'est qu'un mot, mais il semble qu'il dit bien des choses. Il veut dire de travailler incessamment pour le royaume de Dieu, et non pas demeurer en un etat lâche et arrêté ; de faire attention à son intérieur pour le bien régler, mais non à l'extérieur pour s'y amuser... Cherchez Dieu en vous, car Saint Augustin avoue que, pendant qu'il l'a cherché hors de lui, il ne l'a pas trouvé. Cherchez-le en votre âme, comme en sa demeure agréable ; c'est le fond où ses serviteurs qui tâchent de mettre toutes les vertus en pratique les établissent. Il faut la vie intérieure, il faut tendre là ; si on y manque, on manque à tout... Cherchons à nous rendre intérieurs... Cherchons la gloire de Dieu, cherchons le règne de Jésus-Christ...

« Mais, me direz-vous, il y a tant de choses à faire, tant d'offices à la maison, tant d'emplois à la ville, aux champs ; le travail partout ; faut-il donc laisser tout là pour ne penser qu'à Dieu ? » Non, mais il faut sanctifier ces occupations en y cherchant Dieu, et les faire pour l'y trouver plutôt que pour les voir faites. Notre-Seigneur veut que devant tout nous fassions notre capital de la vie intérieure, de la foi, de la confiance, de l'amour, des exercices de religion..., des travaux et des peines, en la vue de Dieu, notre souverain Seigneur... Si une fois nous sommes ainsi établis en la recherche de la gloire de Dieu, nous sommes assurés que le reste suivra.

Saint Vincent de Paul, Entretien.

Excellent dimanche.

Dimanche 30 août 2026Quatorzième Dimanche après la PentecôteSaint Grégoire dit : « Il y a des hommes tout à la passion d...
29/08/2026

Dimanche 30 août 2026

Quatorzième Dimanche après la Pentecôte

Saint Grégoire dit : « Il y a des hommes tout à la passion des biens passagers, ignorants les biens éternels ou y étant insensibles. Sans regret des biens d’en haut qu’ils ont perdus, ils se félicitent, les malheureux, de posséder ceux d’ici-bas. Formés pour la lumière de la vérité, ils n’y élèvent jamais les yeux de l’âme ; jamais un désir, un élan vers la contemplation de l’éternelle patrie. S’abandonnant aux jouissances où ils se sont jetés, ils affectionnent, comme étant leur patrie, un triste lieu d’exil ; et au sein des ténèbres ils sont tout joyeux, comme si une brillante lumière les éclairait.

Les élus, au contraire, aux yeux de qui les biens passagers n’ont aucune valeur, recherchent ceux pour lesquels leurs âmes ont été créées. Retenu dans ce monde par les liens de la chair, chacun d’eux cependant se transporte en esprit au-delà de ce monde et prend la résolution salutaire de mépriser ce qui passe avec le temps et de désirer les choses qui demeurent ».

Job nous est présenté cette semaine dans le Bréviaire comme le type de l’homme détaché des biens de cette terre : « Job souffrit avec patience et dit : si nous avons reçu les biens de Dieu, pourquoi n’en recevrons-nous pas les maux ? Dieu m’a donné ces biens, Dieu me les a ôtés, que le nom de Dieu soit béni ! »

La messe de ce jour s’inspire de ces mêmes pensées. L’Esprit-Saint que l’Église a reçu à la Pentecôte a formé en nous un homme nouveau qui s’oppose aux manifestations du vieil homme, à savoir : aux convoitises de la chair et à la recherche des richesses par lesquels on peut les satisfaire. L’Esprit de Dieu est un esprit de liberté qui, en nous rendant enfants de Dieu, notre Père et frères de Jésus, Notre-Seigneur, nous dégage de la servitude du péché et de la tyrannie de la cupidité. « Ceux qui appartiennent au Christ, écrit Saint Paul dans l’épître de ce dimanche (Galates 5, 16 – 24), ont crucifié leur chair avec ses passions et ses convoitises. Marchez donc selon l’Esprit et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair, car la chair convoite contre l’esprit et l’esprit contre la chair ; ils sont opposés l’un à l’autre ». Par conséquent « nul ne peut servir deux maîtres, dit aussi Jésus dans l’évangile (Matthieu 6, 24 – 33), car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et la richesse ».

« Quiconque est esclave des richesses, explique Saint Augustin (et l’on saint qu’elles ne sont que trop souvent la source de l’orgueil, de l’avarice, de l’injustice et de la luxure) est soumis à un maître dur et méchant. Tout entier à ses convoitises, il subit la tyrannie du démon. Et certes, il ne l’aime pas, car qui peut aimer le démon ? Mais cependant il le supporte. D’autre part il ne hait pas Dieu, car la conscience de personne ne peut haïr Dieu, mais elle le méprise, c’est-à-dire ne le craint pas comme si elle était sûre de sa bonté. L’Esprit-Saint met en garde contre cette négligence et cette sécurité pernicieuse, lorsqu’il, lorsqu’il dit par le Prophète : "Mon fils, la miséricorde de Dieu est grande" (Éccl. 5, 5), mais sache "sache que la patience de Dieu t’invite à la pénitence" (Romains 2, 4). Car qui est plus miséricordieux que Celui qui pardonne tous leurs péchés à ceux qui se convertissent et qui donne la fertilité de l’olivier au rejeton sauvage. Et qui est plus sévère que Celui qui n’a pas épargné les branches naturelles, mais les a coupées à cause de leur infidélité. Si donc quelqu’un veut aimer Dieu et faire en sorte de ne pas l’offenser, qu’il ne pense pas pouvoir servir deux maîtres ; qu’il ait une intention droite sans aucune duplicité. C’est ainsi que tu dois penser de la bonté du Seigneur et le chercher dans la simplicité du cœur. C’est pourquoi, continue-t-il, je vous dis de n’avoir pas de sollicitude superflue de ce que vous mangerez et de la manière dont vous vous habillerez ; de peur que, peut-être, sans chercher le superflu, le cœur ne devienne double, et qu’en cherchant le nécessaire, votre intention ne se détourne à la recherche de vos intérêts plutôt qu’à l’avantage d’autrui. »

Cherchons donc avant tout le Royaume de Dieu, sa justice, sa gloire ; mettons dans le Seigneur toute notre espérance car il est notre protecteur ; c’est lui qui envoie son ange pour délivrer ceux qui le servent et qui préserve notre faible nature humaine car, sans cette aide divine, elle ne pourrait que succomber.
C’est l’Eucharistie qui nous rend Dieu propice et qui, en nous fortifiant, nous assure le salut. Aimons donc avant tout prier et chanter les louanges de Dieu notre Sauveur, puis occupons-nous de nos intérêts temporels, mais sans préoccupation exagérée. L’inquiétude serait outrageante pour notre Père du ciel qui aime ses enfants et qui ne les laisse manquer de rien pourvu qu’ils cherchent avant tout sa gloire.

Bon dimanche !

Samedi 29 août 2026Décollation de Saint Jean-BaptisteAprès avoir célébré le 24 juin le joyeux avènement de Saint Jean-Ba...
29/08/2026

Samedi 29 août 2026

Décollation de Saint Jean-Baptiste

Après avoir célébré le 24 juin le joyeux avènement de Saint Jean-Baptiste sur terre, l’Église honore en ce jour sa naissance au ciel. À part Notre-Seigneur et la Sainte Vierge, c’est le seul Saint dont on honore la naissance. Du reste Saint Jean-Baptiste occupe dans le culte de l’Église le premier rang après les anges. Jean le Précurseur qui avait passé trente ans dans le désert où il avait fleuri comme le palmier et grandi comme le cèdre du Liban, eut le courage de reprocher en face à Hérode le scandale de son union illégitime avec Hérodiade, sa belle-sœur, dont Philippe, l’époux vivait encore. « Il ne vous est point permis, dit-il au prince, d’avoir la femme de votre frère. » Hérodiade contraignit Hérode à le faire emprisonner et profita d’une occasion inespérée pour obtenir par sa fille Salomé la décollation de ce Saint qui gênait sa criminelle passion.

Saint Jean complète aujourd’hui sa mission en ajoutant au témoignage qu’il rendait au Christ lors de son baptême, celui de son martyre. Il fut mis à mort vers la fête de Pâques, un an avant la Passion de Jésus, mais on en célèbre l’anniversaire le jour où son vénérable chef fut trouvé à Émèse, en Syrie, l’an 453. D’anciens auteurs rapportent qu’un jour d’hiver, où Salomé dansait sur une rivière gelée, la glace se rompit et en se refermant, trancha la tête de l’impudique danseuse.

« Une jeune fille danse, sa mère assouvit sa fureur, dit Saint Augustin, et, au milieu de délice d’un banquet, un roi fait un serment téméraire et exécute ce serment impie. La vérité a fait naître la haine. Les avertissements du saint homme de Dieu n’ont pu être supportés sans irritation par ceux dont il cherchait le salut. Ils lui ont rendu le mal pour le bien » (Matines).

« C’est un juste qui est mis à mort par des adultères, continue Saint Ambroise ; et la peine capitale qu’ils méritent, ils la font subir à celui qui devrait être leur juge. La mort d’un prophète devient la récompense et le salaire d’une danseuse. Enfin, ce que tous les barbares eux-mêmes ont communément en horreur, c’est à table, au milieu d’un banquet, qu’on prononce l’arrêt cruel qui devra s’exécuter. Et on apporte de la prison à la salle du festin l’objet de l’exécution impie qui a suivi ce fatal commandement. Que de crime dans une seule action ! O le plus odieux des rois, considère ce spectacle digne de ton banquet, et afin que rien ne manque à ta satisfaction inhumaine, étends la main pour que ce sang sacré ruisselle entre tes doigts. Et puisque ta faim n’a pu être rassasiée par les viandes, puisque les coupes n’ont pu éteindre la soif de cruauté qui te dévore, bois ce sang qui, bouillonnant encore, ‘échappe des veine de cette tête que tu as fait tomber. Vois ces yeux qui, jusque dans le trépas, sont témoin de ton crime, et qui se refuse à contempler tes plaisirs. Ce n’est point tant la mort qui ferme ces yeux, que l’horreur de tes débauches. Cette bouche éloquente dont tu redoutais la censure, toute pâle et muette qu’elle est, te fait encore trembler ».

Puisse Dieu, par le martyre de Jean-Baptiste, nous procurer des grâces efficaces de salut.

Mémoire de Sainte Sabine, martyre

Sainte Sabine subit le martyre (vers126) pour avoir enterré sa servante Séraphie, victime de la persécution, qui l'avait initiée à la foi chrétienne. La basilique Sainte-Sabine est une des plus célèbres églises stationnales de Rome ; c'est là que le clergé et les fidèles se rassemblent le mercredi des Cendres.

Excellent weekend !

Vendredi 28 août 2026Saint Augustin d’Hippone, évêque et Docteur de l’Église. Patron de l’Afrique.Augustin naquit à Taga...
28/08/2026

Vendredi 28 août 2026

Saint Augustin d’Hippone, évêque et Docteur de l’Église. Patron de l’Afrique.

Augustin naquit à Tagaste en Afrique du Nord en 354. Élevé chrétiennement par sa mère, Sainte Monique (voir au 4 mai), il abandonna vite le Christ. Professeur d’éloquence, il mena, à Carthage, à Rome et à Milan, une vie peu édifiante, à la grande douleur de sa mère qui ne cessait de prier pour lui. Des lectures, certaines rencontres, comme celle de Saint Ambroise, évêque de Milan, permirent à Dieu de ramener à lui ce pécheur au cœur ardent. Un jour en effet, sur inspiration divine, Augustin ouvrit les Épîtres de Saint Paul et lut : « Ne croupissez pas dans la débauche et l'impureté ; mais revêtez–vous de Notre-Seigneur Jésus-Christ ». Aussitôt ses irrésolutions cessèrent. Augustin reçut le baptême à 33 ans, le jour de Pâques 387. Sept mois après après ce grand bonheur, Sainte Monique mourut en demandant à son fils « de se souvenir d'elle à l'autel du Seigneur ». Rentré en Afrique, il fut ordonné prêtre et célébrait souvent pour elle le Saint Sacrifice. « Seigneur, disait-il souvent, ayez pitié de ma mère ; elle était bonne, elle pardonnait facilement, pardonnez-moi aussi ses fautes ». À 41 ans, élu évêque d’Hippone (395), Il fut dès lors une de personnalités les plus influentes de l’Église d’Occident. C’est sans doute le plus célèbre des Docteurs de l’Église, et son œuvre considérable continue d’apporter aux chrétiens la lumière de la vérité que lui-même avait tant cherchée. Pendant ses trente-six années d’épiscopat, il ne cessa d’instruire ses fidèles et de lutter contre les manichéens et les hérésies de Donat et de Pelage.
Augustin vécut en communauté avec ses clercs et cette communauté fournit à de nombreuses églises des évêques et des prêtres. l'Institut de Saint Augustin se répandit peu à peu en Afrique et plus spécialement dans les Gaules. La Règle de Saint Augustin, qui fait de lui l'un des quatres grands fondateurs d'Ordres religieux, est tirée de l'épître 211 qu'il écrivit à des religieuses et qui fut adaptée à une époque plus reculée aux hommes.
Il mourut en 430 en récitant les Psaumes de la Pénitence.

« Qu’est-ce donc que l’âme désire avec plus de force que la vérité ? Donne-moi quelqu’un qui aime, il sent ce que je dis ; donne-moi un homme de désir, un homme affamé, un homme errant dans le désert de cette vie, un homme assoiffé et qui aspire aux eaux éternellement jaillissante de la patrie céleste ; donne-moi cet homme, il sait ce que je dis. Si je parle à un tiède, il ne comprend rien à mes paroles » (Saint Augustin).

Mémoire de Saint Hermès, martyr.

Ancien esclave romain mis à mort au début du IIème siècle, Saint Hermès était l’un des plus anciens et des plus célèbres martyrs romains. Dès le début du IVème siècle, une basilique avait été construite en son honneur.

Excellent début de semaine !

Jeudi 27 juin 2026Saint Joseph Calasanz, religieux, fondateur des Fondateur des Frères des écoles pies. L'Église qui vie...
27/08/2026

Jeudi 27 juin 2026

Saint Joseph Calasanz, religieux, fondateur des Fondateur des Frères des écoles pies.

L'Église qui vient de célébrer la fête de l'Assomption honore aujourd'hui un Saint qui voua à la Vierge un culte tout spécial. Saint Joseph Calasanz naquit en Aragon, d'une famille noble et donna dès sa jeunesse des marques de charité envers les enfants. Alors qu'il étudiait la théologie à Valence, il eut à se défendre des séductions d'une femme puissante et noble et fit vœu d'entrer dans les saints Ordres. Devenu prêtre, il apprit par la révélation divine qu'il était destiné à instruire et à former à la piété les enfants et surtout les enfants pauvres. Il fonda l'Ordre des Pauvres Clercs réguliers des Écoles Pies de la Mère de Dieu.
Comme Jésus il fit venir à lui les petits enfants et leur enseigna la crainte de Dieu. Et l'évangile (Matthieu 18, 1 – 5) nous redit la consolante parole du Maître : « Quiconque reçoit en mon nom un de ces petits, c'est moi qu'il reçoit ». « Malgré les sollicitudes du gouvernement général de son Ordre, dit le Bréviaire, et bien qu'il continuât de travailler de tout son pouvoir au salut des âmes, jamais il ne cessa d'instruire les enfants, surtout les indigents. Balayer leurs classes et les reconduire chez eux lui était habituel. »
Il persévéra pendant cinquante-deux ans, même étant malade, dans ces admirables pratique de patience et d'humilité.
Il mourut en 1648, âgé de 92 ans, ayant eu la douleur de voir supprimer par le Pape l'Ordre qu'il avait fondé ; celui-ci fut rétabli en 1656.

Bon jeudi !

Vendredi 26 août 2026Férie : Messe du Treizième Dimanche après Pentecôte.« C'est la foi qui sauve » : expression familiè...
26/08/2026

Vendredi 26 août 2026

Férie : Messe du Treizième Dimanche après Pentecôte.

« C'est la foi qui sauve » : expression familière d'une vérité d'expérience. Presque banale quand on l'entend dans un sens tout profane, au plan de la vie chrétienne d'où elle nous vient, c'est l'affirmation insistance d'une vérité essentielle : à savoir que le vrai salut, celui qui nous sauve pour la vie éternelle, est une œuvre de Dieu en laquelle nous devons croire.
Toutes nos espérances reposent sur la réalisation des promesses divines. Ces promesses ne datent pas d'hier. Elles remontent à Abraham et son réalisées dans le Christ. En attendant leur plein accomplissement au ciel, elles s'appliquent, dans l'Église, à chacune de nos vies. On comprend dès lors que dans sa prière l'Église fasse constamment appel à l'Alliance et aux promesses divines, aussi bien pour implorer de Dieu le secours dont elle a besoin que pour encourager à la fidèle observance des préceptes divins.

Mémoire de Saint Zéphyrin, Pape martyr.

Saint Zéphyrin gouverna l'Église vers l'an 200 et lutta avec vigueur contre les hérétiques qui menaçaient de désunir la communauté chrétienne. Il mourut en 217. Son règne est important surtout par l'action de son archidiacre Callixte qui devait lui succéder sur le trône pontifical.

En certains endroits : Saint Tarcisius, acolyte martyr, patron des servants d'autel.

Saint Tarcisius est un jeune martyr de Rome du début du IIIe siècle. Comme le rapporte Saint Damase, Tarcisius, qui portait le Sacrement du Christ, préféra être lapidé plutôt que de livrer les saintes espèces à des païens qui voulaient les profaner.

Bon mercredi !

Mardi 25 août 2026Saint Louis, Roi de FranceLouis IX, né en 1215 et devenu roi de France à l’âge de douze ans, fut très ...
25/08/2026

Mardi 25 août 2026

Saint Louis, Roi de France

Louis IX, né en 1215 et devenu roi de France à l’âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche sa mère qui lui apprit à préférer mourir que de commettre un péché mortel. Il aimait à s’appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha qu’à plaire à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ». Assidu aux offices de l’Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux messes. À minuit il se réveillait pour les Matines et commençait par l’office de Prime sa royale journée. Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : « HOMO FACTUS EST » et de se prosterner à l’endroit de la Passion où il est dit que Jésus expira. Ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l’Église. « On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne je les passais au jeu ou à la chasse ».

Sa piété ne l’empêcha jamais en effet de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume. À la suite d’une maladie il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu’on lui rendit la liberté, il demeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les chrétiens. Revenu en France, il s’appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte couronne d’épines et de l’importante parcelle de la vraie croix que lui avait offertes Baudoin II, empereur de Constantinople.

D’une grande austérité lui-même et d’une grande charité pour les autres, il disait : « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l’amour de Dieu qu’en faste et vaine gloire. »

Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l’heure même où le Christ mourut sur la croix. La veille de sa mort, on l’entendait répéter : « Nous irons à Jérusalem ». C’est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu’il devait régner avec le Roi des rois.

En ce jour nous nous souvenons également d’un grand homme : Mgr Placide Marc ARBINET, fondateur de la Congrégation des Missionnaires Apostoliques des deux Saints Cœurs de Jésus et de Marie, Sacré Évêque le 25 août 1976 en la Fête de Saint Louis, roi de France par Mgr Pierre Martin NGO DIN THUC.
Puisse Dieu lui accorder ce qu'il demande en ce monde et encore plus dans la Jérusalem céleste, la vie éternelle.

Excellent maedi à tous !

MÉDITATION"Est-ce que tous les dix n'ont pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ?" Telles sont les paroles par le...
23/08/2026

MÉDITATION

"Est-ce que tous les dix n'ont pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ?" Telles sont les paroles par lesquelles le Sauveur se plaignit de l'ingratitude des neufs autres lépreux qu'il avait guéris. Ils avaient bien su adresser à Dieu des demandes, des prières, des supplications, puisqu'ils élevèrent la voix pour s'écrier : "Jésus, Fils de David, ayez pitié de nous !" Mais il leur a manqué ensuite l'action de grâce. [...]

Nous voyons encore aujourd'hui que beaucoup de gens savent demander avec insistance ce dont ils éprouvent le besoin, mais nous en trouvons bien peu qui sachent se montrer reconnaissants pour les bienfaits reçus. Il n'y a aucun mal à demander avec insistance, mais ce qui fait que Dieu ne nous exauce point, c'est qu'il nous trouve ingrats. Après tout, c'est peut-être de sa part un acte de bonté de refuser aux ingrats ce qu'ils demandent, car il pourrait nous arriver d'être condamnés pour notre ingratitude avec d'autant plus de rigueur que nous serions convaincus de nous être montrés ingrats après avoir reçu de plus nombreux bienfaits. C'est donc par amour pour nous qu'il refuse parfois de nous faire sentir sa bonté.

Heureux, au contraire, le Samaritain ! Ayant reconnu qu'il ne possédait rien qui ne fût un don de Dieu, il sut conserver le dépôt qui lui avait été confié, et il revint vers le Seigneur pour lui rendre grâces.

Heureux celui qui sait, à chaque don de la grâce, revenir vers son Bienfaiteur en qui se trouve la plénitude de toutes les grâces...

Si nous nous montrons reconnaissants à son égard pour tout ce que nous avons reçu de lui, nous préparons à la grâce une plus large place dans notre âme et nous nous rendons dignes de la recevoir plus abondamment. La seule chose, absolument, qui arrête nos progrès après notre conversion, c'est notre ingratitude. Heureux donc celui qui remercie du fond du cœur, même pour les moindres bienfaits, dans la pensée que tout ce qu'il reçoit est un don purement gratuit.

Saint Bernard, Sermon.

Excellent dimanche !

Dimanche 23 août 2026Treizième Dimanche après la PentecôteLes Juifs voulaient imposer la loi mosaïque aux chrétiens comm...
23/08/2026

Dimanche 23 août 2026

Treizième Dimanche après la Pentecôte

Les Juifs voulaient imposer la loi mosaïque aux chrétiens comme si en dehors d’elle on ne pouvait pas se sauver. Saint Paul montre que c’est la foi en Jésus-Christ qui donne la vie éternelle et non pas la loi du Sinaï. Et pour le prouver, il dit que c’est à Abraham et à sa descendance que le terre de Canaan (qui est la figure du ciel) a été promise. Or comment la loi de crainte, qui ne parut que 400 ans environ après, viendrait-elle annuler ces promesses qui ont été faite en bonne et due forme par Dieu lui-même à Abraham alors que la loi du Sinaï n’a été promulguée que par l’intermédiaire des anges et de Moïse comme Médiateur ? (Et l’on sait qu’il ne saurait être question de médiation quand on agit directement et seul comme Dieu l’a fait avec Abraham). Mais alors, dira-t-on, pourquoi a-t-il établi la loi du Sinaï ? Il l’a fait pour que l’homme, en face de toutes les prescriptions que cette loi impose sans donner la force de les accomplir, sente sa faiblesse et aspire avec plus d’ardeur à la loi d’amour qui seule peut sauver et qui régit ceux qui ont foi en Jésus.

C’est en effet au Christ que Dieu songeait lorsqu’il faisait ses promesses à Abraham et à sa descendance, car, dit l’Apôtre, si ce mot « sa descendance » est au singulier c’est parce qu’il désigne, dans la pensée de Dieu, le dernier et le plus glorieux des descendants de ce Patriarche.
Pour avoir donc part à l’héritage céleste promis à Jésus, "il faut adhérer à lui par la foi" et ainsi nous appartiendrons à la lignée spirituelle du Père des croyants et participerons aux faveurs figurées par l’abondance qui régnait dans la terre de Canaan. Et l’on prévient de la sorte une dernière objection : La loi mosaïque, qui est venue s’ajouter à la promesse en imposant des lois onéreuses que celle-ci n’avait pas exigées, n’est pas venue l’abroger, car, loin de justifier l’homme, elle ne montre que trop, par son impuissance à l’aider dans l’accomplissement de ses prescriptions, combien le péché est le maître absolu de toutes les créatures ; tandis qu’au contraire la foi en Jésus vivifie les âmes en leur donnant l’Esprit d’amour qui leur donne la force d’accomplir les ordonnances de la loi nouvelle. La loi ancienne n’a donc d’autre but que de conduire les hommes au Christ. Elle ne peut dès lors obliger en aucune façon les chrétiens.

Le Christ est donc celui vers qui nous devons nous tourner, celui vers qui nous devons crier car nous sommes comme ces lépreux de l’évangile du fait du péché (Luc 17, 11 – 19). Tous ensemble, ils crient à Jésus qu’ils appellent Sauveur pour faire appel à sa miséricorde et Maître pour rendre hommage à son autorité. Le Christ les envoya aux prêtres afin que ces derniers puissent constater officiellement la guérison qu’il allait faire et reconnaitre à ce pouvoir miraculeux le Messie. Les lépreux, pleins de confiance en la parole de Jésus, prirent le chemin de Jérusalem comme s’ils étaient guéris et leur lèpre disparut. Le Samaritain seul, appartenait à une race méprisée des Juifs et étrangère aux divines promesses, retourna sur ses pas pour remercier Jésus et reconnaître par là que c’était à Lui qu’il devait sa guérison. Le Sauveur constata avec tristesse que seul « cet étranger » avait de la sorte rendu gloire à Dieu, car les autres ne s’étaient pas souciés de Celui qui les avait guéris. Il est vraisemblable que Jésus délivra aussi cet homme de la lèpre de son âme qu’est le péché.

En ces temps difficiles, confions l’humanité déformée par moult choses aussi exécrables les unes que les autres, à la miséricorde de Dieu et, comme le disait si bien le Saint Pape Pie X, restaurons tout dans le Christ.

Bon dimanche !

Samedi 22 août 2026Fête du Cœur Immaculé de Marie« Nous vous avons accompagnée de tous nos vœux quand vous montiez vers ...
22/08/2026

Samedi 22 août 2026

Fête du Cœur Immaculé de Marie

« Nous vous avons accompagnée de tous nos vœux quand vous montiez vers votre Fils, dit saint Bernard, et nous vous avons suivie, du moins à distance, ô Vierge bénie ! Que votre bonté fasse connaître au monde la grâce que vous avez trouvée auprès de Dieu : obtenez par vos saintes prières le pardon aux coupables, aux malades la guérison, aux âmes faibles la force, la consolation aux affligés, le secours et la délivrance à ceux qui sont en péril. Ô Marie, Reine de clémence, qu’en ce jour de solennité et d’allégresse, vos humbles serviteurs qui louent et invoquent votre doux nom, soient comblés des dons de la grâce par Jésus-Christ, votre Fils, Notre-Seigneur, qui est le Dieu souverain, béni dans tous les siècles. Amen ».

C’est un appel à la bonté de Marie, un appel au Cœur Immaculé dont nous célébrons la fête en ce jour..

Après avoir, le 31 octobre 1942, en pleine guerre mondiale, consacré tout le genre humain au Cœur Immaculé de Marie, pour le mettre sous la protection toute spéciale de la Mère du Sauveur, Pie XII institua, le 4 mai 1944, une fête en l’honneur du Cœur Immaculé de Marie le 22 août, ancien jour octave de la fête de l’Assomption.
Saint Jean Eudes (voir au 19 août) au XVIIe siècle associa le culte du Cœur de Marie à celui du Sacré Cœur de Jésus. Au cours du XIXe siècle, Pie VII et Pie IX avaient accordé à plusieurs églises particulières la célébration d’une fête du Cœur très pur de Marie, fixée au dimanche après l’Assomption puis au samedi après la fête du Sacré Cœur. En instituant la fête de ce jour, Pie XII lui assigna pour but d’obtenir, par l’intercession de la Très Sainte Vierge, « la paix des nations, la liberté de l’Église, la conversion des pécheurs, l’amour de la pureté et la pratique des vertus ».

Par cette fête, unissons-nous à la joie et à la reconnaissance qui remplissent le Cœur de Marie.

Nous faisons également mémoire des saints Timothée, Hippolyte et Symphorien, martyrs.

Saint Timothée, originaire d’Antioche (Syrie), fut martyrisé à Rome vers l’an 305.

Saint Hippolyte fut évêque de Porto (Saint Jérôme l’appelle « l’homme très saint et très éloquent » et Théodore d’Antioche le surnomme « une fontaine spirituelle de l’Église »). Il fut condamné à être jeté pieds et mains liés dans une fosse profonde et pleine d’eau.

Saint Symphorien, jeune chrétien d’Autun, fut mis à mort pour le Christ, à la fin du IIe siècle : « Mon fils, lui dit sa mère, souviens-toi du Dieu vivant. Tiens tons cœur haut, regarde Celui qui règne dans les cieux. Aujourd’hui la vie ne t’est pas enlevée, elle est changée en une meilleure. »

Bonne Fête !

Bon weekend !

Adresse

Yaoundé

Téléphone

+237699673699

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Fraternité Sacerdotale Mgr Pierre-Martin NGO DINH THUC publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter Le Lieu De Culte

Envoyer un message à Fraternité Sacerdotale Mgr Pierre-Martin NGO DINH THUC:

Raccourcis

Partager