30/05/2026
Dimanche 31 mai 2026
FÊTE DE LA SAINTE TRINITÉ
Le dogme fondamental auquel tout se ramène dans le christianisme est celui de la Sainte Trinité de qui tout vient et à qui tous ceux qui sont baptisés en son nom doivent faire retour.
Aussi, après avoir rappelé au cours du Cycle, tour à tour le souvenir de Dieu le Père auteur de la Création, de Dieu le Fils auteur de la Rédemption et de Dieu le Saint-Esprit auteur de notre Sanctification, l’Église récapitule avant tout aujourd’hui le grand mystère qui nous fait reconnaître et adorer en Dieu l’Unité de la nature dans la Trinité des personnes. Le dogme de la Sainte trinité est partout affirmé dans la liturgie.
C’est au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit que l’on commence et achève la Messe et l’Office divin et que l’on confère les Sacrements. Tous les Psaumes se terminent par le Gloire au Père et Au Fils et au Saint-Esprit…, les Hymnes par la Doxologie et les Oraisons par une conclusion en l’honneur des trois Personnes divines. Par deux fois à la messe on rappelle que c’est à la Sainte Trinité qu’on offre le Saint Sacrifice.
Le dogme de la Trinité resplendit aussi dans nos églises. Nos pères se plaisaient à en voir un symbole dans la hauteur, la largeur et la longueur admirablement proportionnées de ces édifices ; dans leurs divisions principales et secondaires : le sanctuaire, le chœur et la nef…Partout, jusque dans les détails de l’ornementation, le nombre de trois sans cesse répété, marque un plan réfléchi, une pensée de foi en la Sainte Trinité. L’iconographie chrétienne traduit aussi de différentes façons cette pensée.
La solennité de la Sainte trinité doit son origine à ce fait que les ordinations du Samedi des Quatre-Temps se célébrant le soir, se prolongeaient jusqu’au lendemain Dimanche, qui n’avait dès lors pas de liturgie propre. Comme ce jour est consacré toute l’année à la Sainte Trinité, on célébra au premier Dimanche après la Pentecôte la messe votive, composée au VIIe siècle en l’honneur de ce mystère. Et de la sorte, occupant une place fixe dans le calendrier liturgique, cette messe fut considérée comme constituant une fête spéciale de la Sainte Trinité.
L’évêque de Liège, Étienne, né vers 850, en composa l’office qui fut remanié par les franciscains. Cette fête prit véritablement naissance au Xe siècle et fut étendue en 1334, par le Pape Jean XXI, à l’Église universelle.
C’est donc sa vie intime que Dieu nous révèle en nous disant que son unique nature divine est possédée par trois Personnes distinctes. Le Fils la possède parce que le Père la lui donne par un acte de connaissance qui procède de l’intelligence divine et le Saint-Esprit la possède parce que le Père et le Fils la lui communiquent par un acte d’amour qui procède de leur volonté. Et la miséricorde divine éclate en ce que nous soyons appelés à partager ce bonheur, qui est propre à Dieu, en le connaissant comme il se connaît et en l’aimant comme il s’aime.
« Quel catholique ignore, écrit Saint Grégoire de Nazianze, que le Père est vraiment Père, le Fils vraiment Fils et l’Esprit-Saint vraiment Esprit-Saint ? ainsi que le Seigneur lui-même l’a dit à ses Apôtres : "Allez, baptisez toutes les nations au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit". C’est là cette Trinité par l’unique substance divine (Dieu), au nom de laquelle nous faisons profession de croire ».
Afin d’être toujours armés contre toute adversité, faisons aujourd’hui avec la liturgie solennelle de foi en la Sainte et éternelle Trinité et son indivisible Unité.
Bonne fête de la Sainte Trinité !