Pistes de prière Verbum Dei Yaoundé

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14/06/2018

Ce 23juin 2018 les pistes d prière verbum Dei auront 10 ans, une messe d action d grâce est organisée à cet effet et bien sûr la collecte de dons pr soutenir cette oeuvre d Dieu. Ladite messe aura lieu à la paroisse notre dame d la paix du lac à 14h suivra la coupure du gâteau venez avec des cadeaux

05/02/2016

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
POUR LE CARÊME 2016

"C'est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices" (Mt 9,13).
Les œuvres de miséricorde dans le parcours jubilaire

1. Marie, icône d’une Église qui évangélise parce qu’elle a été évangélisée
Dans la Bulle d’indiction du Jubilé, j’ai invité à faire en sorte que « le Carême de cette Année Jubilaire [soit] vécu plus intensément comme un temps fort pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu » (Misericordiae vultus, n. 17). Par le rappel de l’écoute de la Parole de Dieu et l’initiative « 24 heures pour le Seigneur », j’ai voulu souligner la primauté de l’écoute priante de la Parole, plus particulièrement de la Parole prophétique. La miséricorde de Dieu est certes une annonce faite au monde : cependant chaque chrétien est appelé à en faire l’expérience personnellement. C’est pourquoi, en ce temps de Carême, j’enverrai les Missionnaires de la Miséricorde afin qu’ils soient pour tous un signe concret de la proximité et du pardon de Dieu.
Parce qu’elle a accueilli la Bonne Nouvelle annoncée par l’archange Gabriel, Marie chante prophétiquement dans son Magnificat la miséricorde par laquelle Dieu l’a choisie. La Vierge de Nazareth, promise comme épouse à Joseph, devient ainsi l’icône parfaite de l’Église qui évangélise car elle a été et demeure constamment évangélisée par l’œuvre de l’Esprit Saint qui a fécondé son sein virginal. Dans la tradition prophétique – et déjà au niveau étymologique – la miséricorde est étroitement liée aux entrailles maternelles (rahamim) et à une bonté généreuse, fidèle et compatissante (hesed) qui s’exerce dans les relations conjugales et parentales.
2. L’alliance de Dieu avec les hommes : une histoire de miséricorde
Le mystère de la miséricorde divine se dévoile au cours de l’histoire de l’alliance entre Dieu et son peuple Israël. Dieu, en effet, se montre toujours riche en miséricorde, prêt à reverser sur lui en toutes circonstances une tendresse et une compassion viscérales, particulièrement dans les moments les plus dramatiques, lorsque l’infidélité brise le lien du pacte et que l’alliance requiert d’être ratifiée de façon plus stable dans la justice et dans la vérité. Nous nous trouvons ici face à un véritable drame d’amour où Dieu joue le rôle du père et du mari trompé, et Israël celui du fils ou de la fille, et de l’épouse infidèles. Ce sont les images familières, comme nous le voyons avec Osée (cf. Os 1-2), qui expriment jusqu’à quel point Dieu veut se lier à son peuple.
Ce drame d’amour atteint son point culminant dans le Fils qui s’est fait homme. Dieu répand en lui sa miséricorde sans limites, au point d’en faire la « Miséricorde incarnée » (Misericordiae Vultus, n. 8). En tant qu’homme, Jésus de Nazareth est fils d’Israël dans le plein sens du terme. Il l’est au point d’incarner cette écoute parfaite de Dieu demandée à tout Juif par le Shemà qui constitue, aujourd’hui encore, le cœur de l’alliance de Dieu avec Israël : « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces » (Dt 6, 4-5). Le Fils de Dieu est l’Époux qui met tout en œuvre pour conquérir l’amour de son Épouse. Il lui est lié par son amour inconditionnel qui se manifeste dans les noces éternelles avec elle.
Ceci constitue le cœur vibrant du kérygme apostolique où la miséricorde divine tient une place centrale et fondamentale. Il est « la beauté de l’amour salvifique de Dieu manifesté en Jésus-Christ, mort et ressuscité » (Exhort. apost. Evangelii gaudium, n. 36), cette première annonce « que l’on doit toujours écouter de nouveau de différentes façons, et que l’on doit toujours annoncer de nouveau durant la catéchèse » (Ibid., n. 164).La miséricorde alors « illustre le comportement de Dieu envers le pécheur, lui offrant une nouvelle possibilité de se repentir, de se convertir et de croire » (Misericordiae Vultus, n. 21), restaurant vraiment ainsi la relation avec Lui. En Jésus Crucifié, Dieu veut rejoindre l’homme pécheur jusque dans son éloignement le plus extrême, précisément là où il s’est égaré et éloigné de Lui. Et ceci, il le fait dans l’espoir de réussir finalement à toucher le cœur endurci de son Épouse.
3. Les œuvres de miséricorde
La miséricorde de Dieu transforme le cœur de l’homme et lui fait expérimenter un amour fidèle qui le rend capable d’être, à son tour, miséricordieux. C’est à chaque fois un miracle que la miséricorde divine puisse se répandre dans la vie de chacun de nous, en nous incitant à l’amour du prochain et en suscitant ce que la tradition de l’Église nomme les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Elles nous rappellent que notre foi se traduit par des actes concrets et quotidiens, destinés à aider notre prochain corporellement et spirituellement, et sur lesquels nous serons jugés : le nourrir, le visiter, le réconforter, l’éduquer. C’est pourquoi j’ai souhaité que « le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Ce sera une façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de l’Évangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine » (Ibid., n. 15). Dans la personne du pauvre, en effet, la chair du Christ « devient de nouveau visible en tant que corps torturé, blessé, flagellé, affamé, égaré… pour être reconnu par nous, touché et assisté avec soin » (Ibid.). Inouï et scandaleux mystère qui prolonge dans l’Histoire la souffrance de l’Agneau innocent, buisson ardent brûlant d’un amour gratuit, et devant lequel nous ne pouvons, à la suite de Moïse, qu’ôter nos sandales (cf. Ex 3,5) ; et ceci plus encore quand ce pauvre est notre frère ou notre sœur en Christ qui souffre à cause de sa foi.
Face à cet amour, fort comme la mort (cf. Ct 8,6), le pauvre le plus misérable est celui qui n’accepte pas de se reconnaître comme tel. Il croit être riche mais, en réalité, il est le plus pauvre des pauvres. Et s’il est tel, c’est parce qu’il est esclave du péché qui le pousse à user de la richesse et du pouvoir non pas pour servir Dieu et les autres, mais pour étouffer en lui l’intime conviction de n’être, lui aussi, rien d’autre qu’un pauvre mendiant. D’autant plus grands sont le pouvoir et les richesses dont il dispose, d’autant plus grand est le risque que cet aveuglement devienne mensonger. Il en vient à ne même plus vouloir voir le pauvre Lazare qui mendie à la porte de sa maison (cf. Lc 16, 20-21), figure du Christ qui, dans les pauvres, mendie notre conversion. Lazare est cette opportunité de nous convertir que Dieu nous offre et que peut-être nous ne voyons pas. Cet aveuglement est accompagné d’un délire orgueilleux de toute-puissance, dans lequel résonne, de manière sinistre, ce démoniaque « vous serez comme des dieux » (Gn 3,5), qui est à la racine de tout péché. Un tel délire peut également devenir un phénomène social et politique, comme l’ont montré les totalitarismes du XXe siècle, et comme le montrent actuellement les idéologies de la pensée unique et celles de la technoscience qui prétendent réduire Dieu à l’insignifiance et les hommes à des masses qu’on peut manipuler. Ceci, de nos jours, peut être également illustré par les structures de péché liées à un modèle erroné de développement fondé sur l’idolâtrie de l’argent qui rend indifférentes au destin des pauvres les personnes et les sociétés les plus riches, qui leur ferment les portes, refusant même de les voir.
Pour tous, le Carême de cette Année jubilaire est donc un temps favorable qui permet finalement de sortir de notre aliénation existentielle grâce à l’écoute de la Parole et aux œuvres de miséricorde. Si à travers les œuvres corporelles nous touchons la chair du Christ dans nos frères et nos sœurs qui ont besoin d’être nourris, vêtus, hébergés, visités, les œuvres spirituelles, quant à elles, - conseiller, enseigner, pardonner, avertir, prier - touchent plus directement notre condition de pécheurs. C’est pourquoi les œuvres corporelles et les œuvres spirituelles ne doivent jamais être séparées. En effet, c’est justement en touchant la chair de Jésus Crucifié dans le plus nécessiteux que le pécheur peut recevoir en don la conscience de ne se savoir lui-même rien d’autre qu’un pauvre mendiant. Grâce à cette voie, "les hommes au cœur superbe", "les puissants" et "les riches", dont parle le Magnificat ont la possibilité de reconnaître qu’ils sont, eux aussi, aimés de façon imméritée par le Christ Crucifié, mort et ressuscité également pour eux. Cet amour constitue la seule réponse à cette soif de bonheur et d’amour infinis que l’homme croit à tort pouvoir combler au moyen des idoles du savoir, du pouvoir et de l’avoir. Mais il existe toujours le danger qu’à cause d’une fermeture toujours plus hermétique à l’égard du Christ, qui dans la personne du pauvre continue à frapper à la porte de leur cœur, les hommes au cœur superbe, les riches et les puissants finissent par se condamner eux-mêmes à sombrer dans cet abîme éternel de solitude qu’est l’enfer. C’est alors que résonnent à nouveau, pour eux comme pour nous tous, les paroles ardentes d’Abraham : « Ils ont Moïse et les Prophètes, qu’ils les écoutent ! » (Lc 16,29). Cette écoute agissante nous préparera le mieux à fêter la victoire définitive sur le péché et sur la mort de l’Epoux qui est désormais ressuscité, et qui désire purifier sa future Épouse dans l’attente de son retour.
Ne laissons pas passer en vain ce temps de Carême favorable à la conversion ! Nous le demandons par l’intercession maternelle de la Vierge Marie, qui, la première, face à la grandeur de la miséricorde divine dont elle a bénéficié gratuitement, a reconnu sa propre petitesse (cf. Lc 1,48) en se reconnaissant comme l’humble Servante du Seigneur (cf. Lc 1,38).
Du Vatican, 4 octobre 2015
Fête de Saint-François d’Assise
François

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06/11/2015

Quel est le critère de notre générosité : la quantité de ce que nous donnons ou le dépouillement effectif de ce à quoi nous tenons ? Telle est la question fondamentale de ce 32ème dimanche du Temps Ordinaire, année B. Certainement, les deux figures de v***es dominant la liturgie de la parole de ce dimanche, nous apporteront des éléments de réponse à cette question.
Dans la première lecture, la v***e de Sarepta est récompensée par Dieu, pour avoir donné au prophète Élie tout ce qu’elle avait pour vivre. Dans la même perspective, Jésus loue la générosité de la v***e du Temple, dans l’Évangile, et met ses disciples en garde contre les apparences trompeuses : « Amen, je vous le dis : cette pauvre v***e a mis dans le tronc plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre ». Ces propos véhiculent l’enseignement selon lequel, la valeur de ce que nous donnons ne se mesure pas à la quantité, mais au fait que nous donnons tout, si peu que soit le don. En agissant ainsi, nous ressemblons à Dieu qui livra son Fils unique (Cf. Jn 3,16). À chacun de nous de suivre cet exemple.
Exerçons-nous donc à la générosité évangélique pendant cette semaine, tout en sachant que Dieu comble en abondance celui qui donne, afin qu’il ne manque jamais de quoi donner.

18/09/2015

La Parole de Dieu de ce 25ème dimanche du Temps Ordinaire (B), nous rappelle que le chemin de foi est parsemé d’obstacles et de contradictions.
La première lecture nous présente un complot monté contre le juste : « Attirons le juste dans un piège (…) Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur (…) Condamnons-le à une mort infâme ». C’est sous ces traits du prophète persécuté que Jésus se présente dans l’Évangile.
Alors que le Seigneur annonce sa passion et sa mort, ses disciples discutent pour savoir lequel d’entre eux est le plus grand. Contraste cinglant entre le dépouillement volontaire du Christ, décidé à aller jusqu’au bout de sa mission, et le rêve de prestige qui hante ses compagnons ! Le Maître illustre son enseignement par un geste, en prenant un enfant (cet être qui symbolise l’extrême faiblesse sociale) qu’il place au milieu d’eux et l’embrasse. Puis il s’explique : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille ne m’accueille pas moi, mais Celui qui m’a envoyé.» Voilà qui interroge nos pratiques et nos mentalités d’aujourd’hui !

11/09/2015

Nous sommes invités, en ce 24ème dimanche du Temps Ordinaire (B), à orienter notre méditation vers le thème de l’identité de Jésus : « Pour vous, qui suis-je ? »
En parlant du serviteur outragé dans la première lecture, le prophète Isaïe prépare la conscience du peuple juif à l’idée que, le libérateur d’Israël connaîtrait un destin douloureux. Et la Passion du Christ montrera effectivement que c’est lui, le serviteur souffrant, annoncé par les prophètes. C’est d’ailleurs le centre d’intérêt de l’Évangile de ce jour.
Après une petite enquête sur son identité auprès de ses disciples, Jésus leur enseigne « pour la première fois » qu’il est le Messie qui doit mourir pour sauver son peuple. Cette conception d’un Messie souffrant, différente du Messie nationaliste attendu par les Juifs, choque tellement l’attente des disciples que Pierre veut s’y opposer. Mais, le Christ maintient fermement sa position au point même de dire radicalement que, celui qui veut être son disciple, doit envisager perdre sa vie à l’exemple du Messie souffrant. Or, pour y parvenir, nous avons besoin d’une foi inébranlable. Mettons-nous donc à l’école de la foi, selon l’enseignement que nous donne saint Jacques dans la deuxième lecture.

04/09/2015

En ce 23ème dimanche du Temps Ordinaire (B), l’Église nous met en présence d’une catéchèse baptismale centrée sur l’écoute de la Parole de Dieu (les oreilles) et la confession de foi (la langue).
La première lecture s’ouvre par des paroles de réconfort et d’assurance : « Prenez courage, ne craignez pas ». Certes, selon le prophète Isaïe, peur et angoisse doivent être bannis, car Dieu lui-même vient sauver les hommes. Et les signes de cet ère messianique sont évidents : « les oreilles des sourds » s’ouvriront, « la bouche du muet criera de joie… ». Cette prophétie se réalise concrètement dans la guérison d’un sourd-muet, rapportée par l’Évangile de ce jour.
Nous sommes donc, plus que jamais, interpellés ce dimanche à « écouter» et à « parler ». Or, bien de fois, nous prêtons une oreille complaisante à des fariboles, mais demeurons sourds à la Parole du Seigneur, ainsi qu’aux cris de détresse de nos frères et sœurs ! Aussi démontrons-nous de l’expertise en des sujets scabreux, mais restons aphasiques devant la violence et l’injustice qui entravent notre société. C’est dans cette même perspective que saint Jacques dénonce, dans la deuxième lecture, l’accueil honorable des riches au détriment des pauvres. Car, cela trahirait Jésus Christ qui a proclamé les « petits » héritiers du Royaume de Dieu.

30/08/2015

« Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car du cœur sortent les réflexions malveillantes, les prostitutions, les vols, les assassinats, les adultères, les méchancetés, les perfidies, la débauche, l’envie, les blasphèmes, l’orgueil et la démesure » (Mc 7,20-22). Tel est le propos que Jésus tient aux pharisiens dans l’Evangile de ce 22ème dimanche du Temps ordinaire. Ces derniers reprochent aux disciples de Jésus de ne pas faire d’ablutions avant le repas, et pour eux, cela représente un manque de respect de la loi. Mais le Seigneur insiste d’abord sur la purification intérieure du cœur. De fait, les pharisiens sont les maîtres de l’ « apparence trompeuse » dans leurs pratiques religieuses, ce qui n’est pas digne des guides spirituels.
La première et la deuxième lecture qui sont proposées à notre méditation nous interpellent à quitter du rôle d’auditeur de la Parole de Dieu à acteur, avec toutes les exigences de témoignage de vie évangélique que cela comporte. Dans l’extrait du livre du Deutéronome, Moïse précise que les commandements de Dieu sont utiles lorsqu’ils sont mis en pratique, car ils nous aident à avoir part à la vie éternelle avec Dieu : « Israël, écoute les ordres et les commandements que je vous enseigne, pour les mettre en pratique. Ainsi vous vivrez… » (Dt 4,1), et Saint Jacques de dire : « Remplacez donc par la douceur toutes les ordures et les excès du mal, et accueillez la parole qu’on a semée en vous, qui a le pouvoir de sauver vos âmes. Ne soyez pas seulement des auditeurs de la parole ; passez à l’action, ou bien vous êtes dans l’illusion » (Jc 1, 21-22). Accueillons la Parole de Dieu au cours de cette semaine pour qu’elle nous purifie de l’intérieur.

21/08/2015

La Parole de Dieu de ce 21ème Dimanche du Temps Ordinaire (B) nous place devant un choix entre Dieu et les idoles, la vie et la mort, la lumière et les ténèbres, le bonheur et le malheur, la bénédiction et la malédiction, et la liberté ou la servitude.
La première lecture nous montre comment, lors de l’ « Assemblée de Sichem », Josué plaça les Israélites face à une telle alternative : honorer les idoles ou bien adorer le Dieu de l’Alliance. Pour lui et les tribus délivrées de l’esclavage d’Égypte, le choix est fait : un seul Dieu s’est montré Maître de l’histoire en les conduisant vers la liberté et en les protégeant par sa puissance. Lui seul est Dieu.
L’Évangile présente une situation pareillement décisive. La déclaration de Jésus : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle » a scandalisé ses auditeurs, à tel point que certains ont cessé de le suivre. Face à cette situation, il demande aux Douze : « voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon Pierre lui répond sagement : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les Paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons et nous savons que tu es Saint, le Saint de Dieu ».
Faisons nôtres ces paroles de Pierre, surtout aux jours d’épreuve et d’abandon.

05/07/2015

En ce 14ème Dimanche du Temps Ordinaire en Année B, la Parole de Dieu oriente notre méditation vers les difficultés que nous pouvons rencontrer dans la mission d’annonce de la Bonne Nouvelle.
Dans la première lecture, C’est le prophète Ezékiel qui est envoyé vers un « peuple de rebelles ». Dieu sait bien que le peuple vers lequel il envoie son prophète risque de ne pas accueillir ses Paroles. Cependant, il l’envoie tout de même, sachant que s'ils refusent son message ils sauront malgré tout qu’il y a un prophète parmi eux.
Dans l’Évangile, c’est Jésus en personne qui n’est pas accepté dans sa propre patrie. Les siens refusent de reconnaître ses miracles. Bref, ils ne croient que c'est Jésus « le fils du charpentier », « le fils de Marie », qu’ils ont sans doute vu grandir, qui les fait.
Ces lectures nous préparent à accepter de tout cœur toutes les difficultés que nous pouvons rencontrer dans l’accomplissement de la mission d’annonce du Royaume, qui nous est confiée. À ce propos, le témoignage de saint Paul dans la deuxième lecture est on ne peut plus édifiant.

29/06/2015

Au cœur de l’expérience marquée par la mort, la Parole de Dieu de ce 13ème dimanche du Temps Ordinaire en Année B, nous annonce une bonne nouvelle : « Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable, il a fait de lui une image de ce qu’il est lui-même » (Sg 2,23). Ce qui revient à dire que Dieu aime notre bonheur et que la mort n’a pas le dernier mot sur notre vie, si du moins, nous la conduisons dans la foi au Christ et à son Évangile. C’est ce même message, qui est mis en scène dans l’Évangile, où Jésus guérit une femme hémorroïsse et redonne la vie à une adolescente.
Jaïre, un chef de la synagogue, fait la douloureuse expérience de la maladie, puis de la mort de sa fille. Malgré la dureté de l’épreuve et l’évidence de la mort de sa fille, il croit contre toute attente que Jésus est à mesure de la sauver. En la revivifiant, Jésus met un terme à sa douleur, confirme sa foi et manifeste la victoire de Dieu sur la mort et sur tout ce qui nous enlève la joie de vivre. Ce qui nous permet d’affirmer que croire en Dieu et se conduire selon sa Parole, c’est choisir le chemin de la vie en plénitude. Puisse la fréquentation assidue des Saintes Écritures nous raffermir dans la foi tout au long de cette semaine !

09/05/2015

Dimanche dernier, l’Evangile nous invitait à demeurer dans le Christ, la vigne véritable, comme le sarment de-meure uni au tronc, afin de porter beau-coup de fruit. Ce dimanche (le 6ème du temps pascal), nous sommes invités à considérer le fruit que nous devons por-ter, c’est-à-dire, l’amour mutuel.
Cet amour n’est pas le fruit de nos simples efforts, mais plutôt un amour qui s’est manifesté et que nous devons contempler, reconnaître et accueillir dans une expérience de profonde ami-tié : « je vous appelle amis », dit le Sei-gneur (Jn 15,15). C’est un amour dans lequel nous devons demeurer, afin de pouvoir l’offrir aux autres. Sans cet amour qui vient de Dieu, nous n’aurons qu’un amour purement naturel, mais en aucun cas, l’amour de charité au style et à la mesure du Christ.
En effet, Dieu nous a aimés le premier, nous dit la Première Epître de saint Jean 4,7-10. Et nous, sommes-nous capables d’aimer les premiers, sans calculs ou bien nous attendons à être aimés afin de pouvoir aimer ?
Dans un monde dominé par les conflits d’intérêts, et l’acception des personnes (Cf. Ac 10,34), demandons au Seigneur de nous apprendre à aimer sans frontières, ni limites, comme il nous a aimés. Puissions-nous apprendre à soulager, à guérir, à pardonner comme il le fait avec nous. Que l’Esprit mette en nous la joie de Pâques : joie de nous savoir aimés et d’être appelés à aimer.
Rappelons-nous que jeudi prochain, le 14 mai, nous célébrerons la fête de l’Ascension. Bonne fête !

01/05/2015

En ce 5ème dimanche de pâques, Jésus utilise l’image de l’union vitale qui existe entre la vigne et ses sarments, pour nous parler de la relation qui doit exister entre lui et nous : « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments » (Jn 15, 5). Tout comme la branche ne peut survivre d’elle-même et porter du fruit une fois coupée de l’arbre, nous non plus, ne pouvons survivre, une fois séparés du Christ. C’est ce qui justifie cet appel qu’il nous lance avec insistance : « Demeurez en moi, comme moi en vous » (Jn 15,4).
Par contre, si nous demeurons en lui et que ses Paroles demeurent en nous, nous serons spirituellement bien nourris et bien portants, et notre vie abondera des fruits de l’Esprit Saint. Bien plus, nous serons à mesure d’obtenir du Père tout ce que nous voulons : « Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez » (Jn 15, 7).
S’il est tellement important pour nous de demeurer unis au Christ, nous sommes en droit de nous demander comment demeurer en lui. À cette question la deuxième lecture nous répond en ces termes : « Celui qui est fidèle à ses commandements, demeure en Dieu, et Dieu en lui » (1Jn 3,24). Et comment garder fidèlement ses commandements si nous ne recevons de lui la grâce, chaque fois que nous nous approchons des sacrements et de sa Parole ?

Adresse

Archidiocèse De Yaoundé-Fraternité Missionnaire Verbum Dei-B. P. 185/C. 325 Yaoundé
Yaoundé
185C.325YAOUNDÉ

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