Poste Missionnaire MEHU Shalom

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17/06/2026

Et toi Chrétien qui t’influence ? Est ce le Monde ? Ou alors Jesus Christ ?
Nos Cultes d’enseignement sont tous

les Mardi 18h30 en face du Lycée Bilingue d Essos derrière le restaurant le Kalamo
Mercredi 18h30 Nkoabang, Etam-Bafia, Opep, Odza, Obala, Bertoua, Garoua

of Revival 🔥🔥
is the Coming Soon Révérend Prophète AN Mathieu Jesus Community

14/06/2026

Moment très fraternel accompagné de nos jeunes et dirigeants
Match oppossant Cité de la Paix contre Conerstone ⚽️
of Revival 🔥🔥🔥
Révérend Prophète AN Mathieu

⚽🔥 Quel merveilleux moment de communion fraternelle nous avons vécu hier lors de cette belle rencontre sportive avec les...
14/06/2026

⚽🔥 Quel merveilleux moment de communion fraternelle nous avons vécu hier lors de cette belle rencontre sportive avec les frères de l’assemblée Cornerstone !

Au-delà du football, ce fut un véritable temps de partage, de connaissance mutuelle, de joie et d’unité dans le Seigneur. Nous rendons grâce à Dieu pour cette atmosphère fraternelle et bénissons le Seigneur parce qu’Il s’est glorifié au travers de cette activité. 🙏🏽✨

Le match s’est soldé sur un score de 1 but partout ⚽🤝⚽, mais la véritable victoire était celle de l’amour fraternel, de la communion et des liens renforcés entre frères.

Un grand merci aux frères de Cornerstone pour leur fraternité et leur esprit chaleureux. Que le Seigneur continue de nous unir davantage pour Sa gloire ! ❤️🙌🏽

14/06/2026

Premier culte du dimanche 14 juin 2026.

Christ est notre lumière....
Rev. KOA J. Esther.

09/06/2026

DOUALA, L’AUTOCHTONIE ET LA PRÉSERVATION DES INSTITUTIONS TRADITIONNELLES : UNE LECTURE SOCIOLOGIQUE, HISTORIQUE ET POLITIQUE

Par le rev Dr Mathieu Abena

Les réflexions qui suivent n’ont pas la prétention d’épuiser un sujet aussi complexe que sensible. Elles constituent simplement le regard d’un citoyen attaché à son pays, convaincu que certaines questions méritent d’être examinées avec sérénité, à distance des passions, des préjugés et des simplifications. Dans un contexte où les débats sur l’autochtonie suscitent des réactions souvent vives, il m’a paru utile de proposer quelques éléments de réflexion inspirés de l’histoire, de la sociologie et de l’observation des réalités contemporaines. »

Le débat relatif à l’autochtonie à Douala et à la place des institutions traditionnelles sawa suscite aujourd’hui des prises de position parfois radicales. Certains y voient une revendication identitaire excessive, tandis que d’autres y perçoivent une question existentielle touchant à la survie culturelle des peuples historiquement enracinés dans l’estuaire du Wouri. Pourtant, avant de porter un jugement, il convient de revenir à une réalité fondamentale : les sociétés humaines ne se comprennent véritablement qu’à travers leur histoire. Les débats les plus sensibles naissent souvent lorsque l’histoire, la démographie et la politique se rencontrent dans un même espace.

La première réalité à considérer est celle de la transformation démographique de Douala. Peu de villes africaines ont connu, en l’espace d’un demi-siècle, une mutation aussi spectaculaire. Selon les données démographiques disponibles, la population de Douala était inférieure à un demi-million d’habitants au milieu des années 1970. Trente ans plus t**d, elle dépassait déjà largement le million et demi d’habitants. Aujourd’hui, selon plusieurs estimations démographiques, la métropole économique du Cameroun compterait entre 3,5 et 4 millions d’habitants. Cela signifie que la ville a vu sa population multipliée par près de huit en moins de cinquante ans. Une telle croissance n’est pas simplement un phénomène statistique ; elle transforme profondément les rapports sociaux, les équilibres culturels et les structures identitaires.

Cette évolution s’explique principalement par les migrations internes. Depuis l’époque coloniale jusqu’à nos jours, Douala a constitué le principal centre économique du Cameroun. Son port demeure la principale porte d’entrée commerciale du pays et l’un des plus importants de la sous-région. Les opportunités d’emploi, le commerce, les infrastructures et la concentration des activités économiques ont attiré des populations provenant de toutes les régions du territoire national. Aujourd’hui, il est difficile de trouver une communauté camerounaise qui ne soit pas représentée à Douala. La ville est devenue un condensé de la nation camerounaise.

Cependant, cette réalité ne doit pas conduire à l’effacement d’une autre vérité historique tout aussi importante. Bien avant d’être une métropole nationale, Douala était d’abord une terre habitée, organisée et structurée par des peuples qui y avaient développé leurs institutions, leurs traditions et leurs systèmes de gouvernance. Les peuples sawa, notamment les Duala, les Bakoko, les Bele-Bele, les Pongo et d’autres groupes apparentés, ne sont pas apparus avec la ville moderne ; ils constituent la matrice historique de cet espace. Ils ont façonné son organisation sociale, son rapport au commerce, ses structures coutumières et son identité culturelle bien avant l’émergence de l’État contemporain.

C’est précisément à ce niveau qu’intervient la question des chefferies traditionnelles. Une erreur fréquente consiste à analyser ces institutions avec les catégories de pensée de l’administration moderne. Une chefferie n’est pas une délégation départementale, une mairie ou une préfecture. Elle n’est pas d’abord une institution administrative ; elle est une institution mémorielle. Son rôle principal consiste à transmettre une histoire, des valeurs, une culture et un héritage collectif. Elle constitue un pont entre les générations passées, présentes et futures. Lorsqu’un peuple protège ses institutions traditionnelles, il ne cherche pas nécessairement à exclure autrui ; il cherche souvent à préserver les éléments constitutifs de son identité.

Cette logique est universelle. Les sociétés humaines ont toujours développé des mécanismes de protection de leur patrimoine symbolique. Dans les royaumes bamiléké de l’Ouest-Cameroun, les mécanismes successoraux visent à assurer la continuité de la tradition. Dans les lamidats du Nord, l’autorité coutumière s’inscrit dans une continuité historique spécifique. Au Maroc, les confréries religieuses perpétuent des héritages séculaires. En Grande-Bretagne, la monarchie demeure un symbole vivant de continuité historique. Au Japon, certaines traditions impériales traversent les siècles. Dans chacun de ces cas, la question n’est pas celle de l’exclusion, mais celle de la transmission.

Les sciences sociales contemporaines établissent d’ailleurs une distinction essentielle entre citoyenneté et identité culturelle. La citoyenneté renvoie à l’égalité juridique des individus devant l’État. Elle garantit les mêmes droits et les mêmes devoirs à tous les citoyens. L’identité culturelle, quant à elle, renvoie à l’histoire particulière d’une communauté humaine. Une société moderne et démocratique peut parfaitement garantir l’égalité de tous ses citoyens tout en reconnaissant la spécificité culturelle de certaines communautés historiques. Ces deux principes ne sont pas contradictoires ; ils se complètent.

Les exemples internationaux abondent. Au Canada, les Québécois ont obtenu des mécanismes institutionnels destinés à protéger leur langue et leur patrimoine culturel au sein d’un État fédéral. En Nouvelle-Zélande, les Maoris bénéficient d’une reconnaissance particulière de leurs droits culturels. En Finlande, en Norvège et en Suède, les peuples samis disposent d’institutions propres visant à préserver leur identité historique. En Espagne, les communautés basque et catalane bénéficient d’une forte reconnaissance culturelle. Aucun de ces dispositifs n’a pour objectif d’exclure les autres citoyens ; ils visent plutôt à empêcher l’effacement progressif de groupes historiques confrontés à des dynamiques démographiques plus vastes.

La sociologie urbaine enseigne d’ailleurs qu’à mesure qu’une ville se mondialise ou se nationalise, les populations autochtones développent souvent des stratégies de préservation identitaire. Ce phénomène n’est ni africain, ni camerounais ; il est universel. Les chercheurs parlent parfois de « minorisation historique », c’est-à-dire la situation dans laquelle un peuple fondateur devient numériquement minoritaire dans l’espace qu’il a historiquement occupé. Lorsque cette situation survient, les revendications culturelles ont tendance à se renforcer. Elles ne traduisent pas nécessairement une hostilité envers les nouveaux arrivants ; elles expriment souvent une inquiétude face à la possible disparition d’une mémoire collective.

Sous cet angle, les préoccupations exprimées par certains acteurs sawa méritent d’être entendues avec sérieux. Il serait intellectuellement simpliste de les réduire systématiquement à du tribalisme. Derrière ces préoccupations se trouve souvent une interrogation plus profonde : comment préserver une identité culturelle lorsqu’un environnement social change rapidement ? Comment maintenir la transmission des langues, des coutumes et des institutions lorsque la pression démographique devient considérable ? Ces questions sont légitimes et se posent dans de nombreuses sociétés à travers le monde.

Toutefois, reconnaître cette légitimité ne signifie pas cautionner une quelconque logique d’exclusion. Douala appartient aujourd’hui à tous les Camerounais dans sa dimension économique, administrative et citoyenne. Des millions de personnes venues de toutes les régions du pays contribuent à son développement. Elles participent à sa prospérité, à son dynamisme économique et à son rayonnement national. La citoyenneté camerounaise ne saurait être hiérarchisée selon l’origine ethnique. L’égalité des droits demeure un principe fondamental de la République.

C’est pourquoi la véritable question n’est pas de choisir entre l’autochtonie et l’unité nationale. Le véritable défi consiste plutôt à construire un équilibre entre mémoire historique et citoyenneté républicaine. Une nation mature est capable de protéger les héritages culturels qui ont contribué à sa formation tout en garantissant à chaque citoyen sa pleine place dans la communauté nationale. La préservation des institutions traditionnelles sawa ne devrait donc pas être perçue comme une menace contre l’unité du Cameroun, mais comme l’expression d’un besoin de continuité historique. De la même manière, l’intégration de millions de Camerounais à la vie de Douala ne devrait jamais être interprétée comme une négation de l’histoire des peuples fondateurs.

En définitive, le débat actuel dépasse largement la seule question de Douala. Il interroge notre capacité collective à concilier la mémoire et la modernité, l’histoire et le progrès, l’enracinement et l’ouverture. Les nations les plus solides ne sont pas celles qui effacent leurs racines au nom de l’uniformité, ni celles qui transforment leurs différences en murs infranchissables. Elles sont celles qui savent transformer leurs héritages particuliers en richesse commune. Car une nation qui oublie les peuples qui l’ont fondée s’expose à l’amnésie historique ; mais une nation qui enferme ces héritages dans une logique d’exclusivité compromet sa cohésion. Entre ces deux extrêmes se trouve le chemin exigeant de la sagesse politique, celui où la mémoire des peuples fondateurs et la citoyenneté nationale cessent de s’opposer pour devenir les deux piliers d’un même destin collectif.
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09/06/2026

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Rendez-vous à ne pas manquer ce samedi 13 Juin 2026 grand Match de Gala entre le Poste Missionnaire Mehu Shalom & le Palais des Oracles

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Cameroun : Autopsie d’une crise morale, sociale et spirituelle:Par rev Dr Mathieu Abena« Les faits sociaux doivent être ...
02/06/2026

Cameroun : Autopsie d’une crise morale, sociale et spirituelle:

Par rev Dr Mathieu Abena

« Les faits sociaux doivent être traités comme des choses. » Émile Durkheim, Les Règles de la méthode sociologique.

« Une société se révèle dans la manière dont elle traite ses membres les plus vulnérables. » Mahatma Gandhi.

Le Cameroun traverse aujourd’hui une crise dont la gravité dépasse largement le cadre des simples faits divers. Les viols d’enfants, les féminicides, les infanticides et les multiples formes de violences qui frappent les plus vulnérables se succèdent avec une fréquence telle qu’il devient impossible de les considérer comme des événements isolés. Lorsque des phénomènes criminels atteignent une telle récurrence, ils cessent d’être uniquement des actes individuels ; ils deviennent le symptôme d’un dysfonctionnement collectif. La nation est alors appelée à entreprendre une véritable autopsie de sa conscience, de ses institutions et de son âme.

« Chaque être humain doit être considéré comme une fin en soi et jamais simplement comme un moyen. » Immanuel Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs.

« La dignité de l’homme est inviolable. » Hannah Arendt.

La première lecture de cette crise est sociologique. Toute civilisation repose sur un certain nombre de valeurs considérées comme sacrées. L’enfant, la mère, la famille et la vie humaine constituent traditionnellement le socle moral sur lequel se construit la stabilité d’une société. Lorsque des enfants deviennent les victimes de violences sexuelles, lorsque des femmes sont tuées par ceux qui devraient les protéger, lorsque la vie humaine perd progressivement son caractère inviolable, nous assistons à une érosion profonde du sens de la dignité humaine. Le problème n’est plus seulement juridique ; il devient anthropologique. L’autre n’est plus perçu comme une personne, mais comme un objet pouvant être dominé, exploité ou détruit.

« Il faut tout un village pour éduquer un enfant. » Proverbe africain.

« L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. » Nelson Mandela.

À cette crise de la dignité s’ajoute l’affaiblissement progressif des structures éducatives traditionnelles. Pendant des générations, la famille élargie, le voisinage, les autorités morales, les anciens et les communautés religieuses constituaient des espaces de régulation sociale. Aujourd’hui, l’urbanisation rapide, les difficultés économiques, l’éclatement des liens communautaires et l’isolement croissant des individus ont considérablement réduit ces mécanismes de protection. De nombreux enfants grandissent dans des environnements où les repères moraux sont fragilisés et où les modèles de référence sont parfois absents.

« Le mal devient banal lorsqu’il cesse d’être interrogé par la conscience. » Hannah Arendt.

« Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui. » Martin Luther King Jr.

La violence elle-même s’est progressivement banalisée. Une société exposée de manière répétée aux injustices, aux frustrations, aux conflits et aux humiliations finit par considérer l’agressivité comme un mode ordinaire d’expression. Ce processus de normalisation de la violence est particulièrement dangereux, car il réduit progressivement la capacité collective d’indignation. Or une société qui cesse de s’indigner devant le mal commence déjà à s’y habituer.

« L’injustice quelque part est une menace pour la justice partout. » Martin Luther King Jr.

« Lorsque les hommes cessent de croire en la justice, ils cessent de croire en la société. » Raymond Aron.

Mais l’autopsie serait incomplète si elle s’arrêtait à la seule dimension sociale. Il faut également examiner la responsabilité institutionnelle et politique. Certes, aucun gouvernement n’est directement responsable des crimes commis par des individus. Cependant, toute société doit s’interroger sur la qualité des mécanismes qu’elle met en place pour prévenir, détecter et sanctionner ces crimes. Lorsque les procédures judiciaires apparaissent lentes, lorsque les victimes ont le sentiment de ne pas être protégées, lorsque les auteurs présumés bénéficient parfois de formes d’influence ou d’impunité, un message implicite s’installe : celui selon lequel certains crimes peuvent être commis sans conséquences suffisantes.

« Pour que le mal triomphe, il suffit que les hommes de bien ne fassent rien. » Edmund Burke.

Une nation est protégée par trois murs : le mur moral, le mur juridique et le mur sécuritaire. Lorsque ces trois protections s’affaiblissent simultanément, les prédateurs trouvent un espace favorable à leurs actions. La question fondamentale n’est donc pas seulement de savoir pourquoi certains individus commettent ces crimes, mais aussi pourquoi ils pensent pouvoir les commettre.

« Ce qui est mesuré est amélioré. » Peter Drucker.

« Les chiffres ne résolvent pas les problèmes, mais ils empêchent qu’on les ignore. » Hans Rosling.

L’absence de statistiques complètes et régulièrement publiées constitue également une faiblesse importante. Une nation qui ne mesure pas précisément l’ampleur de ses blessures se prive d’un outil essentiel pour les guérir. Les violences faites aux femmes et aux enfants doivent faire l’objet d’un suivi rigoureux, transparent et permanent. Ce qui n’est pas observé finit souvent par devenir invisible.

« La corruption des meilleurs engendre le pire. » Grégoire le Grand.

« Une nation n’est grande que lorsqu’elle protège les plus faibles. » Jean-Paul II.

Cependant, au-delà des dimensions sociales et institutionnelles, une autre question mérite d’être posée : que révèle cette situation sur l’état spirituel de la nation ? Depuis les récits bibliques les plus anciens jusqu’aux grands textes prophétiques, le meurtre des innocents, l’oppression des faibles et la profanation de la dignité humaine sont considérés comme des signes de corruption profonde de la conscience collective. Lorsqu’une société accumule les violences contre ceux qui devraient être les plus protégés, elle révèle non seulement une crise de ses institutions, mais également une blessure de son âme.

« Le déclin moral précède souvent le déclin des civilisations. » Arnold J. Toynbee.

« L’homme ne vit pas seulement de pain ; il vit aussi de sens. » Viktor Frankl.

Il serait simpliste de réduire ces phénomènes à une explication exclusivement démoniaque. Les réalités spirituelles ne dispensent jamais de l’action sociale, politique et éducative. Cependant, il serait tout aussi réducteur de nier la dimension morale et spirituelle de cette crise. Une nation peut connaître un affaiblissement de sa conscience collective, une perte de son sens du sacré, une rupture avec les valeurs fondamentales qui garantissent la protection de la vie. C’est précisément dans ce sens qu’il devient légitime de parler d’un besoin de restauration spirituelle.

« L’Église ne peut ni ne doit rester à l’écart dans le combat pour la justice. » Benoît XVI.

« Une religion qui prétend s’occuper des âmes sans s’occuper des conditions qui les blessent est une religion spirituellement moribonde. » Martin Luther King Jr.

L’Église porte ici une responsabilité historique majeure. Elle ne peut se contenter d’observer la dégradation morale de la société tout en limitant son action à la sphère liturgique. Sa mission prophétique consiste également à interpeller les consciences, à défendre les victimes, à dénoncer les injustices et à rappeler sans relâche la valeur sacrée de chaque être humain. L’Église doit redevenir une voix morale forte dans la nation.

« Une société qui refuse d’examiner ses fautes se condamne à les répéter. » Paul Ricœur.

« La vérité est la première étape vers la guérison. » Desmond Tutu.

Il apparaît également nécessaire que les différentes familles ecclésiales du Cameroun dépassent leurs clivages institutionnels pour réfléchir ensemble à une mobilisation spirituelle nationale. Une telle mobilisation ne devrait pas prendre la forme d’une simple cérémonie symbolique, mais d’une véritable démarche de repentance collective. Non pas une repentance abstraite ou émotionnelle, mais une repentance lucide qui reconnaît les violences cachées, les silences complices, les injustices tolérées et les souffrances ignorées.

« La foi sans les œuvres est morte. » Jacques 2:17.

« Aimer son prochain exige plus que des paroles ; cela exige des actes. » Mère Teresa.

Cette repentance devrait s’accompagner d’engagements concrets. Les églises pourraient devenir des centres de prévention, d’écoute et d’accompagnement des victimes. Elles pourraient former les parents, sensibiliser les jeunes, collaborer avec les professionnels de la santé mentale et contribuer à briser la culture du silence qui entoure encore trop souvent les violences sexuelles et familiales.

« Le premier devoir de la société est la justice. » Alexander Hamilton.

« La sécurité des citoyens est la loi suprême. » Cicéron.

Parallèlement, l’État devrait renforcer les mécanismes de protection des femmes et des enfants. La création d’un observatoire national des violences, la mise en place de centres spécialisés de prise en charge des victimes, le développement de dispositifs de signalement accessibles à tous et le renforcement des capacités judiciaires constituent des pistes essentielles. Une réponse efficace exige une coordination entre les autorités publiques, la société civile, les communautés religieuses et les citoyens eux-mêmes.

« Une civilisation se juge à la manière dont elle traite ses membres les plus faibles. » pensée humaniste attribuée à Albert Camus.

« L’avenir d’une nation dépend de la façon dont elle protège ses enfants. » Kofi Annan.

Mais au-delà des réformes techniques, une question fondamentale demeure : quel type de société voulons-nous construire ? Voulons-nous devenir une nation qui s’habitue progressivement à la souffrance des plus faibles, ou une nation qui place leur protection au cœur de son projet collectif ? Cette question n’est pas seulement politique ; elle est morale, culturelle et spirituelle.

« Là où la dignité humaine est niée, la paix est impossible. » Jean-Paul II.

« L’humanité commence là où commence le respect de l’autre. » Emmanuel Levinas.

Le Cameroun a besoin d’une renaissance de sa conscience nationale. Il a besoin de retrouver le sens de la dignité humaine, de la responsabilité collective et de la solidarité envers les plus vulnérables. Il a besoin d’institutions plus fortes, de familles plus solides, d’écoles plus engagées, d’une justice plus efficace et d’une Église pleinement consciente de sa mission prophétique.

L’enjeu n’est pas uniquement de réduire des statistiques criminelles. L’enjeu est de reconstruire une civilisation de la vie. Une nation ne se mesure pas seulement à ses infrastructures, à sa croissance économique ou à ses performances administratives. Elle se mesure aussi à la manière dont elle protège ses enfants, respecte ses femmes et défend les plus faibles.

« La mesure ultime d’une société n’est pas sa richesse ni sa puissance, mais la manière dont elle protège ceux qui ne peuvent se protéger eux-mêmes. » Amartya Sen.

« Défendez le faible et l’orphelin, faites droit au malheureux et au pauvre. » Psaume 82:3.

Le véritable combat qui se présente aujourd’hui au Cameroun est donc celui de la restauration de la dignité humaine. Ce combat appartient à tous : aux dirigeants, aux magistrats, aux enseignants, aux parents, aux responsables religieux et aux citoyens. Car lorsqu’une nation décide collectivement de protéger la vie, elle commence déjà à guérir ses blessures les plus profondes.

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Révérend Prophète AN Mathieu

Jesus Community

02/06/2026

Le Poste Missionnaire Mehu Shalom vous invite ce soir Mardi 2 Juin 2026 à ne pas manquer au Culte d’Enseignement dès 18h30
À l’Assemblé mère du Lycée Bilingue (Derrière le restaurant le Kalamo )

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