28/07/2026
CÉLÉBRATION DOMINICALE DU 27 JUILLET 2027 À LA CHAPELLE CORNEILLET YDE
PREMIÈRE LECTURE : Psaume 37
DEUXIÈME LECTURE : Luc 14, 25-35
THÈME : LE PRIX À PAYER POUR ÊTRE DISCIPLE DE JÉSUS-CHRIST
Celui qui veut acquérir une chose précieuse doit souvent en payer le prix. Pour être disciple de Jésus-Christ, il y a également un prix à payer. On n'est pas disciple simplement parce qu'on le déclare. Il y a un prix à payer pour être véritablement disciple de Jésus-Christ.
Souvent, on voit de grandes foules se rassembler au nom de Jésus. Dans le texte que nous avons lu, nous voyons Jésus entouré de grandes foules qui le suivaient. Mais lorsqu'il voit ces grandes foules, il s'arrête et leur fait comprendre qu'il ne suffit pas d'être dans la foule pour être son disciple.
Le disciple, c'est quelqu'un qui donne sa vie pour ressembler à son maître. Dans la tradition grecque antique, le discipolat consistait à vivre auprès d'un maître, d'un savant, de quelqu'un qui possède une connaissance, afin d'apprendre de lui, de devenir comme lui et, ensuite, de transmettre cette connaissance aux générations suivantes.
Être disciple de Jésus, c'est donc recevoir sa Parole pour lui ressembler, être comme lui. Devenir disciple de Jésus signifie que l'on n'appartient plus à ce monde, mais à Dieu. On s'engage alors à devenir un homme ou une femme qui cherche à ne plus vivre selon la chair, mais selon l'Esprit.
Jésus dit à la foule : « Si quelqu'un vient à moi et ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, son mari, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. »
Alors, la question se pose : qui doit être disciple ? Faut-il haïr sa propre vie et sa famille pour devenir disciple ? Voilà un prix qui semble lourd à payer.
Mais il y a ici une difficulté. Comment la Bible peut-elle nous demander de haïr alors que cette même Bible nous demande d'aimer notre prochain ? On pourrait alors penser que la Bible se contredit.
En réalité, le mot grec traduit par « haïr » peut aussi exprimer l'idée d'aimer moins, de donner une priorité moindre. Il n'est donc pas question ici de haïr au sens de détester, mais d'aimer moins tout ce qui, dans nos relations, pourrait prendre la place de Jésus.
Jésus doit être notre priorité absolue. Celui dont notre cœur, notre âme et notre esprit sont remplis doit passer avant toute autre chose. Les autres viennent après.
Si tu aimes ton père, ta mère, ta femme, ton mari ou tes enfants plus que Jésus, il te sera difficile de choisir Jésus lorsque ceux que tu aimes te demanderont de faire quelque chose qui est contraire à la volonté de Dieu.
C'est pour cela que Jésus dit qu'on ne peut pas servir deux maîtres à la fois. On ne peut pas aimer deux êtres au même niveau. Jésus est le Seigneur, il est le Tout-Puissant. La Parole nous dit : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit. »
Si tu dis : « J'aime Jésus », mais que tu es incapable de prouver ton attachement à Jésus, alors il y a un problème. Si certaines choses passent avant Jésus dans ton cœur, tu n'es pas digne d'être son disciple.
C'est pour cela que je dis souvent : on peut être dans l'Église sans être véritablement de l'Église. L'Église véritable est spirituelle et invisible. Les véritables membres du corps de Christ sont ceux qui sont nés de Dieu, qui sont attachés à l'Esprit et qui sont habités par Jésus.
Lorsque Jésus habite véritablement en toi, rien d'autre ne peut prendre sa place. Jésus passe en premier dans ta vie.
C'est pour cela que les premiers disciples étaient prêts à mourir pour Jésus. Celui qui aime véritablement Jésus ne vit plus pour lui-même, mais pour Jésus.
Si ton père te demande de ne pas aller à l'Église, mais plutôt d'aller chez les marabouts, et que, parce que tu respectes ton père, tu obéis à sa demande, alors tu n'es plus disciple de Jésus, mais tu deviens disciple de ton père.
De même, si ton patron te demande de te compromettre et que tu acceptes parce que tu tiens à ta carrière ou à ta vie, alors, en faisant ce qui est contraire à ce que Jésus attend de toi, tu démontres que tu n'es pas véritablement son disciple.
Le disciple appartient à Jésus. Il ne vit plus pour lui-même, mais pour Jésus.
On peut être mille, dix mille ou cent mille personnes dans des rassemblements qui se disent chrétiens. Mais si vous n'avez pas d'amour pour Jésus, il ne vous reconnaît pas comme ses disciples.
Aujourd'hui, beaucoup de personnes courent après les églises, non pas nécessairement parce qu'elles aiment Jésus, mais parce qu'elles recherchent les choses qu'elles veulent obtenir de lui. Elles sont attachées aux bénédictions de Jésus, mais pas toujours à Jésus lui-même.
La Bible dit : « Fais de l'Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire. »
Mais il y a des gens qui ont le même goût pour Jésus que pour les choses du monde. Ils aiment autant l'Église qu'ils aiment les boîtes de nuit. Ils sont comme des poissons dans l'eau, à l'aise partout.
Mais lorsque Jésus vit véritablement en toi, tu ne peux plus être à l'aise partout. Sa présence en toi fera que tu seras dégoûté de certaines choses et de certaines pratiques.
Dans ta propre famille, tu peux devenir un étranger, parce que si les autres ne sont pas des disciples, vous n'aurez plus la même vision du monde. La perception que tu avais autrefois du monde, et qui était peut-être la même que celle de tes parents, va changer.
Tu deviens alors comme un étranger.
Et tu devras parfois choisir entre ta propre vie et celle de Jésus. Tu seras peut-être rejeté, renié ou même radié à cause de Jésus. Mais nous n'avons pas le choix : nous devons accepter de souffrir à cause de lui.
Ma foi consiste à faire la volonté de Dieu, qui m'a confié une charge et une vie. Et la responsabilité que j'ai, c'est de vivre cette vie selon la volonté de Dieu.
L'apôtre Paul a dit que, puisque les temps sont difficiles, ceux qui sont mariés doivent être comme s'ils ne l'étaient pas, et ceux qui possèdent doivent être comme s'ils ne possédaient pas. Cela nous enseigne la sobriété et le détachement dans nos relations et dans notre rapport aux biens.
La question est donc : Peux-tu être disciple ?
Lorsque tu regardes ta vie et que tu places cette Parole devant toi, peux-tu réellement dire que tu es disciple ?
Et si tu n'es pas disciple, cela signifie que le ciel ne t'appartient pas. Jésus dit que quiconque ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être son disciple.
Nous prions Jésus pour qu'il nous donne des biens, et Jésus nous demande en même temps de savoir renoncer aux biens.
Le verbe « renoncer » peut également signifier prendre de la distance. Renoncer ne veut donc pas nécessairement dire rejeter les biens, mais savoir les posséder sans en être esclave.
Les richesses de ce monde peuvent finir par posséder celui qui les possède. Lorsque tu accumules des biens, ces biens peuvent finalement devenir tes maîtres.
La Parole de Dieu dit : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »
Lorsque tu apprends que ta carrière est en danger, ton cœur commence à battre très fort, parce que tu es attaché à cette carrière. C'est pour cela que Jésus dit qu'on ne peut pas servir Dieu et Mammon, c'est-à-dire les richesses.
Dieu nous a créés pour que nous dominions sur la création. L'être humain est appelé à exercer une autorité sur les choses de ce monde. Mais le péché a renversé les valeurs. Au lieu que nous soumettions les choses, ce sont souvent les choses qui nous soumettent.
Le péché a renversé l'ordre établi par Dieu. Les gens sont prêts à faire beaucoup de choses, parfois même des choses abominables, pour posséder.
Ayez donc une relation détachée avec les biens. Ne désirez pas les biens au point de sacrifier votre relation avec Jésus.
Il y a des chrétiens avec lesquels on ne peut parler que de leur mariage, de leur travail ou de leurs biens. Mais lorsqu'on fait des blagues sur le nom de Jésus, ils rient avec tout le monde.
Mais Jésus est-il un sujet de moquerie et de raillerie ? Non !
Jésus est saint. Il est sacré. Son nom est grand et puissant.
Nous ne devons donc pas prononcer le nom du Seigneur n'importe comment. Nous devons le respecter, le sanctifier et le sacraliser.
Le disciple véritable honore et sanctifie le nom de son maître. Il ne traite pas le nom de Jésus avec légèreté.
Christ est saint, il est sacré, il est grand. Il est un feu dévorant. Nous devons donc vivre pour lui.
Jésus nous donne des biens, des responsabilités et des statuts. Mais ces biens et ces statuts doivent passer après lui. Cela signifie que nous devons être disposés à mettre tout ce que nous avons reçu de lui à son service.
Si nous ne parvenons pas à servir Christ avec ce qu'il nous donne, c'est souvent parce que nous sommes trop attachés aux choses que nous avons reçues. Ces choses deviennent alors nos maîtres.
L'apôtre Paul dit : « Si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi. »
Cela devrait être une véritable profession de foi pour chacun de nous.
Cela signifie que non seulement ce n'est plus moi qui vis, mais que je ne vis plus pour moi-même. Je vis pour Jésus. Tout ce que j'ai, je le mets au service du Seigneur.
C'est pour cela que l'homme riche qui voulait suivre Jésus n'a pas pu le faire à cause de ses richesses. Jésus a alors dit qu'il est plus difficile à un riche d'entrer dans le royaume des cieux qu'à un chameau de passer par le trou d'une aiguille.
Le riche n'est pas seulement celui qui possède beaucoup de biens matériels. Lorsque tu es fortement attaché aux choses de ce monde, tu es riche de ces choses. Lorsque ton cœur est rempli et encombré de nombreuses attaches, tu es riche de ces attaches.
Et lorsque Jésus voudra entrer dans ta vie, il pourra se retrouver en opposition avec ce à quoi tu es attaché.
Tu es tellement rempli de choses qu'il peut devenir difficile pour toi d'entrer dans le royaume de Dieu, parce que tu es attaché à trop de choses.
Si tu veux être disciple, détache-toi !
Jésus veut-il nous appauvrir ? Non !
Il veut nous enrichir de la vie véritable. Il veut nous donner la liberté.
Les biens ne doivent pas nous commander. Si tu viens à perdre tes biens, ton cœur doit pouvoir rester serein.
Certains ont perdu le zèle et l'amour qu'ils avaient pour Christ simplement parce qu'ils ont perdu quelque chose qui leur était très précieux. Et, ce jour-là, ils ont peut-être démontré au Seigneur que leur attachement à cette chose était plus grand que leur attachement à Jésus.
Parfois, le Seigneur nous éprouve.
Lorsque Dieu veut voir si nous sommes véritablement prêts à recevoir une nouvelle responsabilité ou à entrer dans une nouvelle dimension de notre vie, il peut permettre que nous traversions une épreuve. Cela peut prendre du temps, mais au terme de cette épreuve, Dieu peut nous établir.
Regardons l'exemple d'Abraham.
Abraham avait deux fils, dont l'un était né de la servante. Dieu lui a demandé de renvoyer Agar et son fils Ismaël. Abraham s'est retrouvé avec son fils Isaac, le fils de la promesse.
Et Dieu, voulant établir Abraham dans son statut de père de la foi et de père d'une multitude, a voulu vérifier si Abraham était véritablement devenu cet homme-là.
Dieu lui dit alors : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va l'offrir en sacrifice. »
Nous n'avons pas vu de signe de rébellion, de contestation ou de murmure sur le visage d'Abraham. Il prend son fils et se met en route.
Il ne met personne au courant, car il sait que ce qu'il a à faire est entre lui et son Dieu.
Et nous, lorsque Dieu nous demande de faire quelque chose, nous murmurons, nous nous plaignons et nous cherchons parfois des conseils qui vont à l'encontre de ce que Dieu veut que nous fassions.
Abraham prend son fils et monte seul. Isaac reste silencieux, puis demande à son père : « Où est l'agneau pour l'holocauste ? »
Et Abraham répond : « Dieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste, mon fils. »
Abraham attache alors Isaac. Et Isaac reste docile.
Les enfants doivent apprendre à obéir à Dieu. Isaac n'a pas contesté. Il a fait confiance. Il avait déjà reçu la foi de son père. Il savait que ce que son père était en train de faire était quelque chose de spirituel et, de ce fait, il s'est soumis.
Un enfant qui croit en Jésus doit placer Jésus au premier rang de ses priorités.
Et lorsque Abraham s'apprête à offrir son fils en sacrifice, Dieu lui demande de s'arrêter et de ne pas lui faire de mal. Puis Dieu lui dit : « Maintenant, je sais. »
Cela signifie : maintenant, tu as démontré ta foi. Maintenant, tu es établi.
Que le Seigneur te fortifie afin que tu t'affermisses en lui. Qu'il te donne le courage du détachement.
Beaucoup de responsables de l'Église n'accomplissent pas pleinement leur tâche parce qu'ils ne sont pas suffisamment attachés à Jésus. Ils n'aiment pas Jésus comme Jésus le désire. Ils sont attachés à leur carrière, à leur famille ou à leurs intérêts, et deviennent ainsi incapables de servir Dieu pleinement.
Ils servent, mais leur service n'est pas toujours celui que Dieu attend d'eux.
Or, Dieu attend beaucoup de nous.
Fais de l'Éternel tes délices, et il accomplira les désirs de ton cœur. Mets en lui ta confiance, et il agira.
Et sache que, lorsqu'il agira et qu'il te donnera quelque chose, ce ne sera pas seulement pour toi. Ce qu'il te donnera sera aussi destiné à être mis à son service.
Que la grâce du Seigneur te soutienne.
Amen !