01/09/2026
( FIN DU Tome 1 )ELLE AVAIT 13ANS QUAND. . Épisode 32
Prisca se précipita pour suivre Gisèle jusqu'à chez elle afin d'écouter ce qu'elle avait à lui dire.
Gisèle : Elle a essayé de me joindre, mais je n'étais pas connectée. C'est tout à l'heure que j'ai vu les appels en absence. Elle voulait vous parler. Gilbert est à la maison ?
Prisca : Non, il joue avec ses amis là-bas en haut.
Gisèle : OK, j'essaie de la rappeler.
Elle lança l'appel à Tatiana et celle-ci ne t**da pas à décrocher.
Tatiana : Allô ? C'est comment, Gisèle ?
Gisèle : Ah ça va ma sœur, nous sommes là, Dieu veille, merci. Et de ton côté là-bas ?
Tatiana : Ah, laisse-moi comme ça ma sœur… le pays-ci ne donne pas avec moi. Les gens d'ici se sont seulement levés contre moi. Les enfants sont là ?
Gisèle : Weeeh… oui oui, Prisca est là. Nous étions même inquiètes de ton silence. Je te la passe alors.
Prisca : Allô ma.
Tatiana : Oui ma fille, vous allez bien ?
Prisca : Oui ma. Tu étais où depuis ?
Tatiana : Je cherche comment partir d'ici. Je n'ai plus rien. Ils me menacent seulement de mort ici. Depuis, je dors seulement dehors, là où je trouve un endroit… 😥 Dieu m'a interdit de ne plus tresser ni mettre les choses artificielles sur moi, ni même de tresser les femmes. Mais je ne m'en sors pas pour manger. Je suis têtue, il faut au moins que je coiffe une cliente. J'ai même commencé à marcher pour fouiller les routes en cherchant quoi manger. Mais Dieu merci, Dieu m'a rappelé que j'avais ton frère de l'autre côté !
Prisca sentit un pincement dans son cœur et une soudaine tristesse l'envahit, mais elle essaya de la cacher.
Prisca : Ekie… ils font ça pourquoi ?
Tatiana : Ah, peut-être que Dieu est en train de me châtier après tout ce que j'ai fait dans ma vie. Parfois, il me dit de faire certaines choses, mais je suis têtue et je continue. Ce n'est pas facile. Moi-même, je ne sais pas pourquoi je n'arrive pas à bien suivre ce qu'il me dit. Comme le diable est rusé, il m'avait complètement fait oublier que j'ai un enfant ici en Europe qui pouvait m'aider avec de quoi manger. C'est là que je l'ai appelé et expliqué mon problème. Il s'est seulement plaint de pourquoi je n'avais pas parlé depuis, pourtant il est là, je te dis !
Eh Seigneur… il m'a envoyé 300 euros pour me battre avec. Je rends vraiment grâce pour cet enfant. J'avais déjà passé des jours ici à pavaner partout dans les rues en cherchant quoi manger. Je cherchais même un abri, mais tout le monde me rejetait seulement…
Prisca : Hum… et maintenant tu fais comment alors ? Tu vas dormir où ?
Tatiana : Ah, je me bats ma fille. Ne vous inquiétez pas, Dieu est avec moi. Gilbert va bien ?
Prisca : Oui oui, il doit déjà sûrement être à la maison.
Tatiana : J'avais oublié… il y a une chose que je dois te dire. Le Saint-Esprit est en train de me révéler petit à petit les visages cachés dans la famille. Tu vois vos rêves de serpents et les mauvais rêves bizarres là ? En fait, c'est votre père qui fait ça. Il n'est pas simple !
Prisca, surprise, sentit son cœur tomber dans son ventre. Elle n'arrivait totalement pas à croire ce qu'elle venait d'entendre.
Son père ?
Prisca : 😳 Ekie… comment ça, papa ?
Tatiana : Il est dans les sectes avec ses frères. Finalement, il est entré alors qu'au départ il ne l'était pas ! Il traite avec les esprits des eaux. Il faut faire attention et beaucoup prier en attendant que ma situation baisse un peu.
Prisca : Même ce qui t'arrive actuellement là, c'est lui qui fait ça ? Haaayaaa… moi, je ne comprends pas pourquoi ce serait lui !
Tatiana : Hum… il est dangereux hein. Ne le vois pas comme ça. Il est sûrement de mèche avec ma famille parce que même mon père travaillait avec les esprits des eaux, ainsi que mes frères et sœurs actuellement. Je te dis, moi-même je n'en croyais pas ça.
Bref, je vais mieux te raconter quand ma situation sera passable. Je n'ai plus le temps, je dois partir. Prenez soin de vous, s'il vous plaît, et priez beaucoup. Salut Gilbert. Que l'Éternel des armées vous protège.
Prisca, sans un mot, secoua simplement la tête en signe de oui.
Tatiana raccrocha.
Gisèle était déjà à l'intérieur. Prisca vint la retrouver pour lui remettre son téléphone.
Gisèle : Ça s'est bien passé ? Elle a quoi, Pris ?
Prisca, ne voulant pas raconter exactement ce qui se passait, inventa un mensonge juste pour rentrer sans créer de commentaires.
Prisca : Ah, elle dit qu'elle a des soucis avec le loyer et que mon frère l'a aidée. Bref, je dois déjà rentrer. À demain.
Gisèle : D'accord, à demain.
Prisca marcha doucement. Elle sentait comme si le monde entier lui était tombé sur la tête. Les larmes montèrent, mais elle les essuya rapidement pour que personne ne les aperçoive.
Une fois arrivée chez elle, elle entra dans la maison et aperçut son père au salon, en train de regarder son journal.
Sans un mot, elle se dirigea directement vers sa chambre comme si de rien n'était.
Elle s'assit sur son lit.
Gilbert était en haut de son lit, en train de jouer sur la machine de Prisca.
Prisca se mit à réfléchir. Elle refusait de croire que son père puisse être un sorcier. Elle refusait tout simplement d'y croire.
Quant à la situation de sa mère, elle la visualisait dans sa tête et commença à couler des larmes.
Gilbert, étant curieux, lui demanda si elle avait pu parler avec leur mère.
Gilbert : Je sais que tu étais chez tata Gisèle. Tu as causé avec mama ?
Prisca : Oui.
Il se leva brusquement de son lit.
Gilbert : Elle a dit quoi ? Elle va bien ?
Prisca se mit alors à raconter tout ce que leur mère lui avait dit, à voix basse pour que Thomas n'entende rien.
Gilbert : 😳 Eeeh… vrai vrai ?
Prisca : Moi-même, ça me dépasse. C'est ce qu'elle a dit.
Gilbert : Mince… et elle va encore nous appeler comment alors ?
Prisca : Peut-être chez tata Gisèle ou toujours chez papa. Je ne sais pas. Elle n'a rien dit à ce sujet.
Gilbert resta silencieux, très étonné.
Ses réactions avaient toujours été calmes, sans pleurs ni agitation. Du moins, c'est ce que Prisca avait toujours constaté.
Mais elle, incapable de supporter ce calvaire, avait déjà commencé à pleurer.
Les jours d'école passèrent.
Prisca n'était plus la même.
Chez elle, elle devenait de plus en plus calme et triste. En classe, ses camarades de banc lui demandaient constamment ce qui n'allait pas, mais elle répondait toujours qu'il n'y avait rien.
Elle ne suivait plus vraiment les cours. Elle était ailleurs, faisant semblant d'avoir compris les explications des professeurs.
À la maison, elle priait seulement pour demander la protection de Dieu, même si elle n'avait plus vraiment la foi et ne savait plus quoi faire.
Et malgré tout, la voix de sa mère résonnait constamment dans sa tête :
« Priez beaucoup. »
Elle essaya de tenir, mais finit par se lasser complètement.
Pendant ces jours, elle observait discrètement son père dans ses faits et gestes, cherchant la moindre preuve de ce que sa mère avait raconté.
Mais elle ne voyait rien.
Devant elle, elle voyait simplement un père normal, innocent, qui prenait soin d'eux et ne les dérangeait pas.
Alors elle retournait dans sa chambre et se mettait à pleurer.
Prisca : Pourquoi ma mère l'accuse alors que je ne vois rien de tout ça ?! 😭 Pourquoi elle lui fait ça ?
Elle cherchait des réponses d'une autre façon.
Une nuit, elle passa même la nuit presque sans dormir.
Elle regarda son téléphone pour essayer d'oublier cette histoire, mais personne ne lui écrivait.
Dylan était toujours aux abonnés absents.
Un mois plus t**d, les résultats s'annoncèrent.
Prisca s'était un peu calmée malgré la rareté des nouvelles de sa mère.
Elle alla à l'école et les résultats furent affichés dans l'après-midi.
Prisca ne voulut même pas regarder la fiche, parce qu'elle savait qu'elle avait échoué.
Et effectivement, ses camarades vinrent lui annoncer qu'elle n'avait pas réussi, mais qu'elle était à deux doigts de l'avoir.
Elle s'allongea sur son banc et se mit à pleurer énormément.
Sa camarade Yolande vint la consoler.
Yolande : Weeeh Prisca, calme-toi s'il te plaît. Ce n'est que le pré-mock, non ? Redouble les efforts seulement. Et depuis ces temps, tu n'as pas la mine… Dis-moi ce qui ne va pas.
Prisca ne prononça aucun mot.
Elle était simplement en pleurs.
Les annonces familiales bouleversantes, combinées à l'échec scolaire, avaient fini par devenir trop lourdes pour elle.
Après environ une heure, elle se calma.
Ses yeux étaient rouges et gonflés.
Les professeurs aperçurent cela et comprirent qu'elle n'avait pas réussi.
La rentrée arriva et Prisca ne perdit pas de temps pour rentrer.
Elle arriva à la maison et se remit à pleurer.
Gilbert rentra et la trouva en larmes.
Gilbert : Tu pleures ?
Prisca : Quoi ? NON ! 😒
Elle répondit avec fâcherie, la tête cachée.
Il n'insista pas et sortit discrètement, la laissant dans son coin.
Le lendemain, Gisèle vint encore dans l'après-midi lui passer le téléphone, mais remarqua ses yeux gonflés.
Gisèle : Bonjour Prisca. C'est ta mère. Tu as quoi aux yeux ?
Prisca : Le mal des yeux, non. Comme je porte les verres, cette nuit ça m'a menacée.
Gisèle : Weeeh, assia. C'est ta mère, elle veut vous saluer.
Elle s'éloigna de la maison et Prisca prit le téléphone.
Tatiana était en appel vidéo.
Tatiana : Allô ?
Prisca regarda sa mère.
Elle resta sans voix.
Son cœur sembla vouloir quitter son corps.
Elle n'en croyait pas ses yeux.
Fin du Tome 1.
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