12/11/2022
INSTRUCTION CATÉCHÉTIQUE : CATÉCHÈSE SUR LE MARIAGE DANS L'ÉGLISE CATHOLIQUE
LA CONDITION PRINCIPALE POUR UN MARIAGE RÉUSSI ET HEUREUX
Pour la fête de St Valentin qui célèbre les amoureux, nous avons décidés de vous reproposer cet enseignement sur le mariage tout en souhaitant à tous les amoureux, la grâce du mariage pour ceux et celles qui ne l’ont pas. Et un heureux et saint mariage à ceux et celles qui sont déjà engagés dans ce chemin de sainteté.
La première condition pour avoir un mariage réussi et heureux, le premier ingrédient ou élément principal pour réussir son mariage, c'est "La Mort à Soi-même". C'est la mort à ses intérêts personnels et très souvent égoïstes. Il n'y a pas de bonheur et de paix possible pour un couple, pour un mariage tant que l'homme et la femme ne meurent pas à leurs propres intérêts, à leurs intérêts personnels et égoïstes. Tant qu'ils ne meurent pas à leurs intérêts, il y'aura la guerre et nous savons que la guerre des intérêts ou des biens se termine toujours par des discordes et des divisions, par la haine et la convoitise au sein du couple, le repli sur soi, l'égoïsme. Aimer, c'est s'oublier ; c'est s'absenter pour laisser toute la place à l'autre, à l'être aimé ; c'est tout donner gratuitement et se donner soi-même, puisque rien ne coûte quand on aime. Ce n'est donc qu'à cette seule condition que le bonheur conjugal et familial est possible, qu'un mariage peut réussir et être heureux. Dans l'oublie de soi, on s'efface pour mieux agir pour le bien de l'autre, de l'être aimé et celui de la famille, car le vrai amour se vit dans l'effacement, l'oubli de soi, c'est-à-dire de ses intérêts personnels. C'est en s'effaçant qu'on s'ouvre à l'autre et vit avec l'être aimé une communion vraie et sincère. Vous savez qu'en amour, la seule condition pour qu'il soit vrai et sincère, c'est d'aimer sans condition. Quand on aime vraiment l'autre, on ne compte pas les choses, on ne pose pas de conditions. Oui, on ne compte pas et on ne mesure pas l'amour. Et ce faisant, dans le mariage, l'homme qui s'absente, c'est-à-dire qui accorde à sa femme la première place, qui s'oublie pour ne penser qu'à sa femme, rend heureux sa femme et sa femme, si elle est heureuse et qu'elle aime aussi vraiment son mari fera de même et laissera d'abord passer les intérêts de son mari avant ses propres intérêts et cette communion, cette harmonie entre les deux produira le bonheur et la paix conjugal et familial. Voilà, frères et sœurs, ce qu'est l'amour, le vrai amour, ce que veut dire mourir en ses propres intérêts.
L'amour, ce n'est pas ce que nous lisons dans les Romans, ce que nous montre les Telenovelas, oui ce n'est pas ce que la société matérialiste, sans scrupule et égoïste veut nous faire croire comme étant la récompense attendue en échange de notre amour pour l'être aimé. L'amour, le vrai amour, c'est nos actes d'amour désintéressés, c'est aimer sans condition et sans compter ou mesuré, c'est enfin la mort à soi, à ses intérêts.
Donc frères et sœurs, tant qu'on est pas mort à soi-même c'est-à-dire à ses propres intérêts, alors il n'y a pas de bonheur ni de paix possible pour le mariage. Cela en est de même pour toute relation fut-elle amoureuse ou non. Si donc dans notre foi en Dieu, c'est nous qui comptons en premier et pas Dieu, alors nous n'aimons pas Dieu. Si en politique ce n'est pas les intérêts du pays qui passent avant les nôtres, alors tu n'aimes pas ton pays et il est bon qu'on se désolidarise de ce genre de politicien en les jetant dans la poubelle de l'histoire pour choisir le candidat pour qui les intérêts de l'État passent avant les siens pour mieux gérer les affaires du pays. Comme Saint Joseph qui avait laissé ses intérêts pour ceux de Dieu, de la Vierge Marie, en ne renvoyant pas la Vierge Marie. Ou bien Sahara la femme d'Abraham qui, voulant que s'accomplisse la volonté de Dieu pour Abraham son mari, lui avait demandé de prendre sa servante pour faire l'enfant promis par Dieu à Abraham s'estimant assez âgée pour le réaliser. Et cette mort à soi, oui ce geste lui avait valu que le Seigneur la bénit et bénit ses entrailles d'où il fit sortir le fils promesse à Abraham. Ces exemples que je viens de citer, ce sont des personnes qui étaient morts à leurs propres intérêts, alors qu'en réalité rien ne les obligeait de le faire. Mais parce qu'ils aimaient leur partenaire, ils privilégiaient d'abord leurs intérêts afin qu'ils fussent heureux.
Bien chers tous, un couple c'est donc deux personnes avec deux éducations différentes, avec deux façons de penser, de voir, d'analyser les situations différentes. C'est deux personnes qui viennent avec leurs caractères, éduquées dans deux familles différentes, parfois dans deux cultures et traditions différentes, de deux religions différentes avec des valeurs, une compréhension et une conception différentes des choses qui viennent ensemble pour former un couple. Alors il est urgent et très important pour eux de mourir à leurs propres intérêts pour privilégier l'intérêt commun, pour mettre tout en commun, et où l'un privilégie les intérêts de l'autre et cela vice-versa. C'est à ce seul élément que le mariage est heureux, que le bonheur est possible. Sinon on tombera vite dans la guerre des intérêts, la guerre des biens : ceci m'appartient, c'est moi qui ai raison, je suis le chef de famille, c'est moi qui rapporte plus à la maison etc... Et voilà, de tels propos divisent et brisent le couple, sa confiance et son unité, la famille en deux camps où tels enfants préfère tel parent et tel autre tel parent. Allez-y voir dans nos tribunaux les procès des couples. Ils divorcent à cause de leurs égoïsme, personne ne voulant céder la place à l'autre, aux intérêts de l'autre. Et cette guerre d'intérêt est tellement poussée qu'ils ne voient même pas la peine qu’ils se donnent et qu’ils donnent à leur entourage. La psychose que cela entraine chez les enfants, le déséquilibre mental, émotionnel et affectif voire spirituel et demain la société aura à payer le prix fort de cet égoïste absurde et saugrenu. Un couple où l'amour, la paix, l'Entente et l'harmonie règnent produit des enfants heureux, avec des bons comportements et la société est heureuse d'avoir des enfants bien éduqués, équilibrés. L'Église est aussi heureuse d'avoir de bon chrétiens et des saints. Et dans cette Église, le Seigneur se glorifie et sanctifie l'Église.
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