16/08/2026
𝐁𝐮𝐫𝐝 𝟑
𝐂𝐡𝐚𝐩𝐢𝐭𝐫𝐞 𝐈𝐈𝐈 : 𝐄́𝐥𝐨𝐠𝐞 𝐝𝐮 𝐏𝐫𝐨𝐩𝐡𝐞̀𝐭𝐞 (𝐏𝐒𝐋)
J’ai transgressé la tradition de celui qui par ses prières nocturnes dissipait les ténèbres de la nuit, avec une constance telle que ses pieds enflés les faisaient atrocement souffrir.
Épuisé par la faim, il serra la ceinture après avoir placé une pierre entre celle-ci et ses flancs délicats.
Lorsque des montagnes changées en or s’offrèrent à lui pour le séduire, il s’en détourna avec un vif dégoût.
Son dénuement renforça son ascèse car le dénuement ne saurait avoir raison de l’impeccabilité.
La nécessité peut-elle pousser vers le monde celui sans qui le monde se serait jamais !
Mouhammad est le Seigneur des deux mondes des deux catégories d’êtres et des deux collèges de nations, arabes et non arabes.
Notre Prophète est l’ordonnateur du bien et l’ennemi du mal.
C’est l’ami de Dieu dont on espère l’intercession le jour de la résurrection contre les périls impitoyables.
Il a appelé les hommes à Dieu. Ceux qui se sont agrippés à Lui, le sont par un câble qui ne se rompt jamais.
Il a surpassé les prophètes par son aspect physique et ses qualités morales ; ils ne sauraient l’égaler ni en science ni en générosité.
Tous ont cherché à puiser dans l’océan de connaissances de l’Envoyé de Dieu ou à s’abreuver dans l’averse de sa bonté.
Ils se tiennent debout devant lui, suivant leur rang, tels les points diacritiques du livre de la science ou les voyelles du livre de la sagesse.
C’est lui qui, ayant été rendu parfait moralement et physiquement, fut choisi ensuite comme Créateur du genre humain.
Personne ne saurait l’égaler quant à ses vertus. En lui, l’essence de la beauté ne souffre aucun partage.
Laisse donc de côté ce que les chrétiens racontent sur leur prophète et dis ce que tu peux en éloges et louanges de notre prophète.
Tu peux attribuer à sa personne toute la noblesse possible et à sa valeur toute la grandeur que tu voudras.
Le mérite de l’Envoyé de Dieu est si illimité qu’on ne saurait l’exprimer verbalement.
Si ses miracles par leur grandeur correspondaient à son rang, l’invocation de son nom suffirait à rendre la vie aux os desséchés.
Par excès de bienveillance pour nous, il nous a épargné tout ce qui est embarrassant pour l’intelligence si bien que nous ne sommes dans la doute, ni dans l’errance.
La compréhension de sa réalité a égaré les hommes qu’on soit éloigné ou proche de lui, on ne voit que des gens réduits au silence.
Tel le soleil qui de loin semble petit pour les yeux, mais éblouit ceux qui le regardent de face.
Comment des gens endormis et satisfaits de leurs rêves pourraient-ils ici-bas saisir sa grandeur ?
Tout ce que l’on sait sur lui, c’est qu’il appartient à l’espèce humaine et qu’il demeure le meilleur de toutes les créatures.
Tous les miracles accomplis par les nobles messagers de Dieu ne l’ont été que grâce à la lumière dont ils étaient illuminés.
Il est le soleil de la grâce tandis qu’eux n’en sont que les planètes dont l’éclat n’apparaît aux hommes que dans les ténèbres.
Quel merveilleux physique de celui du prophète rehaussé d’un noble caractère allié à la beauté et à la sérénité.
Il est comparable à la fleur par sa délicatesse, à la pleine lune par sa majesté, à l’océan par sa générosité, et de par ses occupations, il est assimilable au temps.
Quand il se trouvait seul, il en imposait par sa grandeur comme s’il était au milieu d’une armée ou d’un vaste assemblée redoutable.
Quand il parlait ou il souriait, ses dents apparaissaient entre ses lèvres comme es perle au sein d’une coquille
Aucun parfum ne pouvait égaler celui de la terre qui recouvre son corps. Bienheureux celui qui respirait ce parfum ou embrassait cette terre.