Conférence des Evêques Catholiques de Cote d'Ivoire

Conférence des Evêques Catholiques de Cote d'Ivoire « La Conférence des Evêques, institution à caractère permanent, est la réunion des Evêques d’une nation ou d’un territoire donné. Can 447.

Fondée en 1970, la Conférence des Evêques Catholiques de Côte d’Ivoire a été officiellement reconnue le 16 février 2007 par l’Etat de Côte d’Ivoire. Selon les termes même du Droit Canon, « La Conférence des Evêques, institution à caractère permanent, est la réunion des Evêques d’une nation ou d’un territoire donné, exerçant ensemble certaines charges pastorales pour les fidèles de son territoire,

afin de mieux promouvoir le bien que l’Eglise offre aux hommes, surtout par les formes et moyens d’apostolat adaptés de façon appropriée aux circonstances de temps et de lieux ». Véritable plate forme d’échange sur le ministère épiscopale, sur la vie de l’Eglise et de la société, la Conférence des Evêques Catholique est l’autorité suprême de l’Eglise Catholique de Côte d’Ivoire. Elle s'occupe de dossiers et des activités à caractère national et international dans des domaines comme l’œcuménisme et le dialogue interreligieux, la justice sociale, la protection de la vie humaine, la liturgie et l’éducation chrétienne.

🇨🇮𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐏𝐚𝐠𝐧𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐜𝐚𝐭𝐡𝐨𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔-𝟐𝟎𝟐𝟕Le Secrétariat permanent pour les affaires économiques ...
27/08/2026

🇨🇮𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐏𝐚𝐠𝐧𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐜𝐚𝐭𝐡𝐨𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔-𝟐𝟎𝟐𝟕

Le Secrétariat permanent pour les affaires économiques de la Conférence des évêques catholiques de Côte d'Ivoire (CECCI) a procédé, ce jeudi 27 août 2026, à son siège à Abidjan-Cocody, à la présentation officielle du Pagne national catholique de l'année pastorale 2026-2027.

La cérémonie de présentation a été conduite par le père Éric Yapo, secrétaire permanent adjoint du Secrétariat permanent pour les affaires économiques de la CECCI. Dans ses propos liminaires, le prêtre a souligné la portée à la fois économique, pastorale et identitaire de cette initiative.

𝐔𝐧 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥'𝐚𝐮𝐭𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞̀𝐫𝐞

Selon le père Éric Yapo, le Pagne national catholique constitue avant tout un levier important pour contribuer à l'autonomie financière de l'Église en Côte d'Ivoire.

" Le Pagne national catholique permet à l'Église de renforcer son autonomie financière, parce que sa vente permet non seulement à la Conférence des évêques, mais également aux diocèses et aux paroisses de réaliser leurs objectifs ", a-t-il expliqué.

Les recettes issues de cette opération participent ainsi au financement des différentes activités et initiatives portées par les structures de l'Église catholique à travers le pays.

𝐔𝐧 𝐬𝐲𝐦𝐛𝐨𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐜𝐜𝐥𝐞́𝐬𝐢𝐚𝐥𝐞

Au-delà de sa dimension économique, le Pagne national catholique se veut également un signe visible de l'unité et de la communion qui caractérisent l'Église.

" Avec cet outil, nous voyons notre unité dans la mesure où, lors des grandes célébrations et des fêtes, toutes et tous sommes vêtus du même pagne ", a poursuivi le père Éric Yapo.

Le port de ce tissu commun contribue ainsi à renforcer le sentiment d'appartenance à une même communauté ecclésiale, par-delà les diocèses et les différentes réalités pastorales.

𝐔𝐧 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧 𝐝'𝐚𝐟𝐟𝐢𝐫𝐦𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐢 𝐜𝐚𝐭𝐡𝐨𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞

Le Pagne national catholique revêt enfin une dimension évangélisatrice. Pour le secrétaire permanent adjoint, il constitue un moyen d'afficher publiquement son appartenance à l'Église et de témoigner de sa foi.

" C'est un moyen d'évangélisation, parce qu'il permet d'afficher son appartenance religieuse, mais également d'affirmer notre foi catholique " dans le pays, a-t-il fait valoir.

𝐋𝐞 𝐏𝐚𝐠𝐧𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐜𝐚𝐭𝐡𝐨𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔-𝟐𝟎𝟐𝟕 𝐬𝐞𝐫𝐚 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐫 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐫𝐝𝐢 𝟏𝐞𝐫 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔 dans les diocèses de Côte d'Ivoire. Son prix demeure fixé à 5 000 francs CFA le morceau. Sa commercialisation s'effectuera exclusivement à travers les paroisses et les institutions catholiques.

🇨🇮𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞: 𝐥𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐒𝐨𝐧𝐠𝐨𝐧 𝐃𝐚𝐠𝐛𝐞́ 𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐜𝐡𝐚𝐩𝐢𝐭𝐫𝐞 𝐝’𝐞́𝐯𝐚𝐧𝐠𝐞́𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧La communauté catholique de...
25/08/2026

🇨🇮𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞: 𝐥𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐒𝐨𝐧𝐠𝐨𝐧 𝐃𝐚𝐠𝐛𝐞́ 𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐜𝐡𝐚𝐩𝐢𝐭𝐫𝐞 𝐝’𝐞́𝐯𝐚𝐧𝐠𝐞́𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

La communauté catholique de Songon Dagbé, dans le diocèse de Yopougon, a célébré, dimanche 23 août 2026, le centenaire de son évangélisation, marqué par la dédicace de l’église paroissiale Saint-Étienne. Une messe solennelle présidée par Mgr Jean-Salomon Lezoutié, évêque de Yopougon, qui a invité les fidèles à faire de cet anniversaire un nouveau départ dans leur marche à la suite du Christ.

𝐌𝐚𝐫𝐜𝐞𝐥 𝐀𝐫𝐢𝐬𝐭𝐨𝐧 𝐁𝐋𝐄́, 𝐀𝐛𝐢𝐝𝐣𝐚𝐧 (𝐕𝐚𝐭𝐢𝐜𝐚𝐧 𝐍𝐞𝐰𝐬)

Dans une atmosphère de ferveur et d’action de grâce, la communauté catholique de Songon Dagbé a refermé, dimanche 23 août, une année jubilaire consacrée à la célébration de cent ans d’évangélisation. La solennité a été rehaussée par la dédicace de l’église paroissiale Saint-Étienne, réhabilitée pour l’occasion et consacrée par Mgr Jean-Salomon Lezoutié.

La célébration eucharistique a rassemblé de nombreux fidèles, ainsi que des autorités politiques, administratives et coutumières, venues communier à la joie de cette communauté qui entend inscrire son histoire dans une dynamique renouvelée de foi et de témoignage chrétien.

𝐔𝐧 𝐬𝐢𝐞̀𝐜𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐨𝐢, 𝐮𝐧 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐨𝐧

Dans son homélie, l’ordinaire du lieu a salué le dynamisme de la communauté de Songon Dagbé et la vitalité de sa foi, dans un environnement où demeurent encore fortement ancrées certaines traditions ancestrales. Pour l’évêque, la célébration d’un siècle d’évangélisation ne saurait cependant se réduire à un simple devoir de mémoire. Elle doit surtout permettre aux chrétiens de mesurer le chemin parcouru et d’interroger leur propre manière de vivre l’Évangile. «Après cent ans d’évangélisation, il faut désormais que l’on remarque un changement entre la vie et les vertus que nous pratiquions avant l’évangélisation. Il faut mesurer cette marche avec le centenaire et observer une évolution dans nos comportements et notre manière d’être chrétiens, notamment au regard des dix commandements», a exhorté Mgr Lezoutié.

𝐋𝐚 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞, 𝐮𝐧 𝐝𝐞́𝐟𝐢 𝐩𝐚𝐬𝐭𝐨𝐫𝐚𝐥 𝐦𝐚𝐣𝐞𝐮𝐫

Considérés comme l’avenir de l’Église, les jeunes ont également occupé une place importante dans l’homélie de l’évêque de Yopougon. Mgr Lezoutié s’est notamment interrogé sur la faible présence de nombreux jeunes aux célébrations dominicales, un constat qu’il dit avoir relevé dans plusieurs communautés de son diocèse.

Tout en reconnaissant les nombreuses sollicitations auxquelles la jeunesse est confrontée aujourd’hui, il a exhorté les parents à accompagner leurs enfants dans la découverte d’une vie chrétienne authentique. «Les jeunes de ce temps ont plus de difficultés que nous à suivre les voies de Jésus-Christ parce qu’ils ont beaucoup d’attraits, et nous les comprenons. Cependant, nous les invitons à entrer dans l’Église. Le dimanche est fait pour Dieu et c’est en fréquentant l’Église que quelque chose peut bouger dans leur vie», a-t-il déclaré.

𝐑𝐚𝐯𝐢𝐯𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐟𝐥𝐚𝐦𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐞́𝐯𝐚𝐧𝐠𝐞́𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

Durant une année, plusieurs activités spirituelles, culturelles et sociales ont rythmé les festivités du centenaire. Pour le curé de la paroisse Saint-Étienne, le père Habid Tondjui Danho, ce jubilé aura été avant tout un temps d’action de grâce, mais également une occasion de raviver chez les fidèles la flamme de l’évangélisation. «On ne finit pas de construire une église. Il y a l’église-bâtiment et le corps du Christ. Il faut donc préparer les futures générations à assumer et à prendre la relève», a-t-il souligné.

Le prêtre a également insisté sur la nécessité de revisiter l’histoire de l’évangélisation de Songon Dagbé et de rendre hommage aux pionniers qui ont contribué, au fil des décennies, à l’enracinement de la foi chrétienne dans cette localité. Il a, par ailleurs, formulé le vœu de voir naître de nouvelles vocations sacerdotales et religieuses afin de poursuivre l’œuvre d’évangélisation.

«𝐔𝐧 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞 𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭»

Au terme de la messe, Innocent N’Wowo, président du comité d’organisation, a mesuré la portée de ce centenaire célébré dans la solennité. Il a invité les fidèles à considérer cet anniversaire non comme l’aboutissement d’une histoire, mais comme le commencement d’une nouvelle étape de leur mission avec le Christ. «Il y a cent ans, la Parole de Dieu a été plantée sur cette terre. Cent ans de sacrifices, cent ans de foi inébranlable. Aujourd’hui, nous sommes les héritiers reconnaissants des pionniers et des missionnaires qui ont porté l’Évangile jusqu’à nous», a-t-il déclaré

𝐒𝐨𝐧𝐠𝐨𝐧 𝐃𝐚𝐠𝐛𝐞́, 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐢𝐱 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐭𝐞𝐫𝐧𝐢𝐭𝐞́

Placée sous le signe de la paix, cette célébration jubilaire se veut également un appel à faire de Songon Dagbé et des localités environnantes des espaces de concorde, de dialogue et de fraternité. Pour le président du comité d’organisation, le centenaire doit surtout ouvrir une nouvelle perspective: «L’évangélisation n’est pas un fait du passé. Elle est la mission permanente de l’Église et elle se réalise chaque jour par notre capacité à vivre en harmonie.» Le défi, désormais, selon lui, est de faire fructifier cet héritage au cours des cent prochaines années, dans la fidélité au Christ et dans un engagement renouvelé pour l’annonce de l’Évangile

🇨🇮𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 : 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚𝐮 𝐝𝐫𝐚𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐠𝐫𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐚𝐫𝐮𝐬, 𝐥’𝐄́𝐠𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐯𝐞𝐮𝐭 𝐫𝐞́𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬« Mourir d’espérance » ...
24/08/2026

🇨🇮𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 : 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚𝐮 𝐝𝐫𝐚𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐠𝐫𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐚𝐫𝐮𝐬, 𝐥’𝐄́𝐠𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐯𝐞𝐮𝐭 𝐫𝐞́𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬

« Mourir d’espérance » : sous ce thème, la Communauté de Sant’Egidio de Côte d’Ivoire a organisé, mercredi 19 août 2026, à Abidjan-Treichville, une soirée de prière en mémoire des migrants morts ou portés disparus sur les routes de l’exil. Une initiative qui entend briser le silence autour d’un drame devenu récurrent et interpeller les jeunes, les familles ainsi que les dirigeants africains sur leurs responsabilités face à l’immigration irrégulière.

𝐔𝐧𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐚𝐫𝐮𝐬

Dans la salle de conférence de la maison communautaire de Sant’Egidio, à Abidjan Treichville, ce mercredi 19 août 2026, l’atmosphère était chargée, l’heure était au recueillement. Autorités politiques et administratives, responsables ecclésiastiques et fidèles, y étaient pour honorer la mémoire de ces hommes et femmes qui ont perdu la vie en mer ou dans les déserts, en quête d’un avenir meilleur loin de leurs pays d’origine.

La soirée « Mourir d’espérance » a été ponctuée de prières, de prises de parole et de témoignages de migrants de retour. Au-delà du recueillement, cette initiative se veut un véritable plaidoyer pour une prise de conscience collective face à la persistance du phénomène migratoire. Pour George Adon, responsable national de la Communauté de Sant’Egidio en Côte d’Ivoire, il s’agit avant tout de ‘’réveiller les consciences’’. « Nous mettons l’accent parce qu’après plusieurs rencontres, nous avons constaté que nos frères et sœurs migrants, surtout de l’Afrique subsaharienne, qui meurent dans la mer, personne ne pense à eux », déplore-t-il.

𝐑𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥’𝐢𝐧𝐝𝐢𝐟𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞, 𝐫𝐞́𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬

Selon lui, la Communauté de Sant’Egidio avait déjà lancé, à Lampedusa, un appel aux dirigeants africains afin qu’ils prennent davantage en considération le sort des migrants qui périssent sur les routes de l’exil. Un appel qui, regrette-t-il, n’aurait pas reçu la réponse escomptée. « Combien de chefs d’État africains vont à Lampedusa pour pleurer, je dirais, leurs enfants qui sont enterrés dans la Méditerranée, de même que dans le désert, dans un recueillement pour penser à tous ces fils qui meurent ? », interroge George Adon.

Pour le responsable de Sant’Egidio, l’enjeu est donc de rompre avec l’indifférence. « Nous avons voulu mettre une croix sur ce grand silence, c’est-à-dire ces disparus dans la mer, dans le désert. Alors, nous avons voulu réveiller les consciences », souligne-t-il.»

𝐌𝐠𝐫 𝐉𝐞𝐚𝐧-𝐏𝐢𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐓𝐢𝐞́𝐦𝐞́𝐥𝐞́ 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́

Cette édition 2026 de « Mourir d’espérance » a été présidée par Mgr Jean-Pierre Tiémélé, évêque d’Abengourou, président de la Commission épiscopale pour la pastorale sociale et du Service du développement humain intégral (CePAS-SDHI). Le prélat a appelé à une mobilisation collective pour enrayer le phénomène de l’immigration irrégulière en Afrique. Il a notamment invité les jeunes à ne pas céder aux illusions véhiculées autour d’une prétendue vie meilleure à l’étranger.

« Certains jeunes se laissent malheureusement prendre aux pièges des clichés d’une vie meilleure à l’extérieur et pourtant, ici dans nos pays, sur notre continent, si nous réfléchissons sérieusement, nous avons la possibilité de réaliser nos rêves ici », affirme l’évêque d’Abengourou.

Pour Mgr Jean-Pierre Tiémélé, la famille constitue également un maillon essentiel dans la prévention de l’immigration clandestine. L’éducation et l’accompagnement des jeunes doivent, selon lui, commencer au sein du cercle familial. « Les enfants qui prennent la route pour l’Europe émanent des familles. Donc, c’est au cœur des familles, les parents, qui doivent être ces personnes capables d’éduquer au mieux ces enfants-là. Si cette éducation est de mise, cela pourrait aussi freiner cette immigration irrégulière », conseille-t-il.

𝐋𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐫𝐢𝐠𝐞𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐩𝐞𝐥𝐥𝐞́𝐬

L’évêque d’Abengourou ne s’est pas limité à la responsabilité des jeunes et des familles. Il a également pointé du doigt les conditions sociales qui favorisent le désir d’émigrer. Il dénonce notamment l’injustice sociale et la mauvaise répartition des richesses dans plusieurs pays africains. « L’injustice sociale, qui a pour point d’appui la mauvaise répartition des richesses, mais après, ce sont nos enfants qui en pâtissent », dénonce Mgr Jean-Pierre Tiémélé.

Face à cette situation, il appelle les gouvernants à davantage de justice sociale et à une meilleure prise en compte des souffrances des populations.
« Il y a cette vertu capitale qui est la vérité, cette justice sociale qu’il faut mettre en exergue, ne pas rester indifférent aux maux, à la souffrance auxquels nous sommes confrontés », ajoute-t-il. Un appel qui invite les dirigeants africains à créer les conditions économiques et sociales permettant aux jeunes de construire leur avenir dans leurs propres pays.

𝐋’𝐄́𝐠𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐠𝐫𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫

En première ligne dans la lutte contre ce fléau, plusieurs structures de l’Église catholique multiplient les actions de sensibilisation, mais aussi d’accompagnement des migrants de retour. Le Secrétariat exécutif national de l’Apostolat de la mer, des migrants, des réfugiés, du tourisme et des personnes en déplacement œuvre notamment à la réintégration de ceux qui reviennent après une expérience migratoire souvent douloureuse.

Le père Emmanuel Aka Amon, responsable de cette pastorale, insiste sur l’importance d’un accueil empreint de dignité et de compassion. « Il faut les accueillir lorsqu’ils reviennent chez eux. Ils sont un peu déboussolés, dépourvus, et le fait que nous les accueillons, les accompagnons nous permet de les aider à restaurer leur dignité et surtout à les mettre en confiance quant à une certaine réintégration dans la société qu’ils ont laissée », explique-t-il.

Cette année, environ 120 migrants de retour ont bénéficié de cet accompagnement grâce au soutien de partenaires. Le dispositif comprend notamment un suivi psychologique, des activités génératrices de revenus et un appui financier, précise le père Emmanuel Aka Amon.

𝐏𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝟏 𝟔𝟎𝟎 𝐦𝐨𝐫𝐭𝐬 𝐨𝐮 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐚𝐫𝐮𝐬 𝐞𝐧 𝐌𝐞́𝐝𝐢𝐭𝐞𝐫𝐫𝐚𝐧𝐞́𝐞

Le drame migratoire demeure particulièrement préoccupant. Selon l’Organisation internationale pour les migrations, plus de 1 668 décès ou disparitions de migrants ont été recensés en mer Méditerranée au cours du premier semestre 2026, faisant de cette période l’un des débuts d’année les plus meurtriers de ces dernières années.

🇨🇮𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐝𝐢𝐨𝐜𝐞̀𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐊𝐨𝐫𝐡𝐨𝐠𝐨 : 𝐮𝐧 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐣𝐚𝐥𝐨𝐧 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥'𝐚𝐮𝐭𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞̀𝐫𝐞L'Église particulière de Korhogo entend se don...
18/08/2026

🇨🇮𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐝𝐢𝐨𝐜𝐞̀𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐊𝐨𝐫𝐡𝐨𝐠𝐨 : 𝐮𝐧 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐣𝐚𝐥𝐨𝐧 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥'𝐚𝐮𝐭𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞̀𝐫𝐞

L'Église particulière de Korhogo entend se donner les moyens de sa mission. Dans cette perspective, l'archevêque de Korhogo, Mgr Armand Koné, a procédé, samedi 15 août 2026, jour de la solennité de l'Assomption de la Vierge Marie, au lancement officiel des travaux de construction du futur Centre d'animation missionnaire de l'archidiocèse.

La cérémonie, organisée au Foyer des jeunes de Korhogo, a réuni des prêtres, des fidèles laïcs ainsi que les responsables de l'entreprise chargée de la réalisation de l'ouvrage. À travers ce projet, l'archidiocèse ambitionne de franchir une nouvelle étape dans sa quête d'autonomie financière, afin de mieux soutenir l'œuvre d'évangélisation et de répondre aux nombreux défis pastoraux et sociétaux auxquels il est confronté.

Le futur Centre d'animation missionnaire sera constitué d'un bâtiment à deux étages destiné notamment à accueillir des bureaux et différents services de plusieurs structures. Il devrait ainsi constituer un important outil au service de la mission et du développement des activités de l'archidiocèse.

Prenant la parole à l'occasion du lancement du chantier, Mgr Armand Koné n'a pas caché sa satisfaction de voir se concrétiser un projet mûri depuis plusieurs années. Pour l'archevêque, cette réalisation marque une avancée significative dans la marche de l'Église de Korhogo vers une plus grande autonomie.

" Ce sont des sentiments de joie qui nous animent et de satisfaction parce qu'il y a longtemps que nous parlons d'autonomie. En ce jour où nous célébrons la solennité de l'Assomption de la Vierge Marie, nous avons estimé passer à une autre étape de notre autonomie, de sorte que le diocèse de Korhogo ait les moyens de sa politique ", a déclaré Mgr Armand Koné.

Le prélat a également confié la réalisation de cet ouvrage à la grâce de Dieu. Il a prié afin que toutes les personnes engagées dans le projet bénéficient de la grâce et de l'intelligence nécessaires pour conduire le chantier à son terme.

" Nous demandons au Seigneur d'accorder à chacune des personnes impliquées dans ce projet la grâce et l'intelligence nécessaires pour que l'ouverture de ce chantier nous mène sur le droit chemin de l'aboutissement heureux de ce projet ", a-t-il souhaité."

De son côté, Kouassi Kouakou Bernice, responsable de l'entreprise chargée de la construction, a invité les populations et l'ensemble des fidèles à accompagner le projet par leurs prières et leur soutien. Un appel qui traduit la volonté de faire de cette œuvre une réalisation portée par toute la communauté ecclésiale.

Au-delà de l'édification d'un bâtiment, le Centre d'animation missionnaire se veut ainsi un instrument de consolidation de l'Église locale. En renforçant ses capacités matérielles et ses ressources propres, l'archidiocèse de Korhogo entend se donner davantage de moyens pour poursuivre son œuvre d'évangélisation et relever les défis qui se présentent à lui.


📷Oasis Tv

15/08/2026
🇪🇹𝐄́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐚𝐭𝐡𝐨𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐧 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐥'𝐄́𝐠𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐮𝐧𝐞 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐫 𝐥'𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐿'𝐴...
08/08/2026

🇪🇹𝐄́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐚𝐭𝐡𝐨𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐧 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐥'𝐄́𝐠𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐮𝐧𝐞 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐫 𝐥'𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧

𝐿'𝐴𝑟𝑐ℎ𝑒́𝑝𝑎𝑟𝑐ℎ𝑖𝑒 𝑚𝑒́𝑡𝑟𝑜𝑝𝑜𝑙𝑖𝑡𝑎𝑖𝑛𝑒 𝑑'𝐴𝑑𝑑𝑖𝑠-𝐴𝑏𝑒𝑏𝑎, 𝑒𝑛 𝐸́𝑡ℎ𝑖𝑜𝑝𝑖𝑒, 𝑎 𝑎𝑐𝑐𝑢𝑒𝑖𝑙𝑙𝑖, 𝑑𝑢 5 𝑎𝑢 8 𝑎𝑜𝑢̂𝑡 2026, 𝑙𝑎 𝐶𝑜𝑛𝑓𝑒́𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑒𝑛𝑡𝑎𝑙𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑙'𝐸́𝑑𝑢𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑎𝑡ℎ𝑜𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑒𝑛 𝐴𝑓𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒. 𝑃𝑙𝑎𝑐𝑒́𝑒 𝑠𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒 𝑡ℎ𝑒̀𝑚𝑒 " 𝑅𝑒𝑛𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑟 𝑙'𝑒́𝑑𝑢𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑎𝑡ℎ𝑜𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑢𝑛 𝑑𝑒́𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 ℎ𝑢𝑚𝑎𝑖𝑛 𝑖𝑛𝑡𝑒́𝑔𝑟𝑎𝑙 𝑒𝑛 𝐴𝑓𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 ", 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑎 𝑟𝑒́𝑢𝑛𝑖 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑞𝑢𝑒 90 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑖𝑝𝑎𝑛𝑡𝑠, 𝑝𝑎𝑟𝑚𝑖 𝑙𝑒𝑠𝑞𝑢𝑒𝑙𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑒́𝑣𝑒̂𝑞𝑢𝑒𝑠, 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑥𝑝𝑒𝑟𝑡𝑠, 𝑑𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒𝑢𝑟𝑠, 𝑑𝑒𝑠 𝑒́𝑑𝑢𝑐𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑎𝑖𝑛𝑠𝑖 𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑡ℎ𝑜𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑢𝑥 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑎𝑔𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑑𝑒́𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡. 𝑈𝑛𝑒 𝑜𝑐𝑐𝑎𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙'𝐸́𝑔𝑙𝑖𝑠𝑒 𝑒𝑛 𝐴𝑓𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒𝑟 𝑠𝑜𝑛 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒́𝑑𝑢𝑐𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑜𝑝𝑒́𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑖𝑓𝑓𝑒́𝑟𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑎𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑒𝑛𝑔𝑎𝑔𝑒́𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑗𝑒𝑢𝑛𝑒𝑠 𝑔𝑒́𝑛𝑒́𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠.

𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐥𝐨𝐧𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐊𝐢𝐠𝐚𝐥𝐢

Cette conférence continentale s'inscrit dans le prolongement des résolutions adoptées lors de la Conférence de Kigali. Elle traduit la volonté du Symposium des Conférences Épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SCEAM) de consolider une vision commune et continentale de l'éducation catholique.
Lors de la cérémonie d'ouverture, les différentes personnalités intervenues ont unanimement souligné la pertinence de cette initiative. Pour les participants, la rencontre d'Addis-Abeba constitue une continuité naturelle des engagements pris à Kigali, notamment en faveur d'une meilleure coordination des initiatives éducatives de l'Église sur le continent.

Les interventions ont également mis en évidence le rôle historique joué par l'Église catholique aux côtés des États africains dans la promotion du droit fondamental à l'éducation. Un partenariat considéré comme essentiel pour contribuer au bien commun et répondre aux besoins éducatifs croissants des populations africaines.

𝐌𝐮𝐭𝐮𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐬𝐨𝐮𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞́𝐟𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐥'𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

La conférence a par ailleurs insisté sur la nécessité d'intensifier la coopération entre les institutions catholiques africaines. Face aux défis qui affectent le secteur éducatif, la mutualisation des ressources apparaît désormais comme une nécessité. La gouvernance des établissements scolaires, la formation initiale et continue des enseignants, la sécurité des communautés éducatives et la précarité financière de certaines institutions figurent parmi les principales préoccupations identifiées.
Les participants ont ainsi appelé à une mise en commun des expériences, des compétences, des ressources humaines, financières et pédagogiques afin de permettre aux structures éducatives catholiques de mieux répondre aux réalités et aux mutations du continent.

𝐅𝐨𝐫𝐦𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́

Au-delà des questions institutionnelles et organisationnelles, les échanges ont rappelé que l'éducation ne saurait être réduite à la simple transmission ou à la mémorisation des connaissances. Pour l'Église, l'école doit contribuer à la formation intégrale de la personne humaine. Elle doit permettre de former des femmes et des hommes capables de discernement, d'innovation, de responsabilité et d'engagement au service de leurs communautés.

Dans cette perspective, l'éducation catholique entend demeurer à la fois un instrument d'évangélisation et un puissant levier de transformation sociale. Elle ambitionne de contribuer à l'émergence d'une jeunesse africaine mieux préparée à relever les défis du développement, de la justice, de la paix et de la cohésion sociale.

𝐔𝐧𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝'𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞

La Côte d'Ivoire a pris part à cette importante rencontre continentale avec une délégation conduite par Mgr Jean-Pierre Tiémélé, évêque d'Abengourou et président de la Commission épiscopale pour la pastorale sociale et le Service du développement humain intégral. Il était accompagné du Père Félicien Guessé, Secrétaire exécutif national de l'Éducation catholique de Côte d'Ivoire.

Cette participation traduit l'engagement de l'Église catholique ivoirienne à contribuer aux réflexions continentales sur l'avenir de l'éducation et à partager son expérience dans le domaine de l'enseignement catholique.
Une vision commune pour l'avenir de l'école catholique

En réunissant responsables ecclésiaux, éducateurs, chercheurs, experts et partenaires institutionnels venus de différents pays africains et d'ailleurs, la Conférence continentale d'Addis-Abeba entend poser les bases d'une coopération renforcée.

L'enjeu est désormais de transformer les réflexions en actions concrètes, capables d'améliorer durablement la qualité de l'éducation catholique en Afrique.

🇨🇮 |𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝'𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 : 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞́𝐠𝐮𝐞𝐫𝐩𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬, 𝐥'𝐄́𝐠𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐢𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐞𝐭 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐮𝐞𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐞𝐬 ...
04/08/2026

🇨🇮 |𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝'𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 : 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞́𝐠𝐮𝐞𝐫𝐩𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬, 𝐥'𝐄́𝐠𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐢𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐞𝐭 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐮𝐞𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬

𝐿'𝐼𝑛𝑖𝑡𝑖𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑑𝑢 𝑆𝑎ℎ𝑒𝑙 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑖𝑥 - 𝐶𝑜̂𝑡𝑒 𝑑'𝐼𝑣𝑜𝑖𝑟𝑒 (𝑆𝑃𝐼-𝐶𝐼), 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙'𝑎𝑝𝑝𝑢𝑖 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝐶𝑜𝑚𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑒́𝑝𝑖𝑠𝑐𝑜𝑝𝑎𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑠𝑡𝑜𝑟𝑎𝑙𝑒 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑎𝑙𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑢 𝑆𝑒𝑟𝑣𝑖𝑐𝑒 𝑑𝑢 𝑑𝑒́𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 ℎ𝑢𝑚𝑎𝑖𝑛 𝑖𝑛𝑡𝑒́𝑔𝑟𝑎𝑙, 𝑎 𝑜𝑟𝑔𝑎𝑛𝑖𝑠𝑒́, 𝑙𝑒 𝑣𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒𝑑𝑖 31 𝑗𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑡 2026, 𝑎𝑢 𝑠𝑖𝑒̀𝑔𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝐶𝑜𝑛𝑓𝑒́𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑒́𝑣𝑒̂𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑡ℎ𝑜𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝐶𝑜̂𝑡𝑒 𝑑'𝐼𝑣𝑜𝑖𝑟𝑒 (𝐶𝐸𝐶𝐶𝐼), 𝑎̀ 𝐴𝑏𝑖𝑑𝑗𝑎𝑛-𝐶𝑜𝑐𝑜𝑑𝑦, 𝑢𝑛𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑙𝑎𝑖𝑑𝑜𝑦𝑒𝑟 𝑒𝑛 𝑓𝑎𝑣𝑒𝑢𝑟 𝑑'𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑖𝑡𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠 ℎ𝑢𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒, 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑒𝑟𝑡𝑒́𝑒 𝑒𝑡 𝑟𝑒𝑠𝑝𝑒𝑐𝑡𝑢𝑒𝑢𝑠𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑠 𝑓𝑜𝑛𝑑𝑎𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑜𝑝𝑒́𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑑𝑒́𝑔𝑢𝑒𝑟𝑝𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par les vastes opérations de démolition engagées depuis plus de deux mois dans plusieurs communes d'Abidjan et localités périphériques. Ces interventions ont entraîné la destruction de centaines d'habitations, plongeant de nombreuses familles dans une extrême précarité, l'itinérance forcée et une forte vulnérabilité sanitaire et sociale.

𝐋𝐚 𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥'𝐄́𝐠𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞́𝐞𝐬

Face à cette situation, l'Église catholique en Côte d'Ivoire, à travers le SPI-CI, avec le soutien institutionnel de la Commission épiscopale pour la pastorale sociale et du Service du développement humain intégral, s'est mobilisée aux côtés des populations affectées. Par l'entremise de la Caritas, elle apporte une assistance visant à restaurer la dignité des personnes sinistrées.

Pour le père Dominique Traoré, Secrétaire exécutif national de Caritas Côte d'Ivoire, si l'Église reconnaît la nécessité des politiques d'aménagement urbain et des efforts de modernisation entrepris par les pouvoirs publics, elle rappelle néanmoins que " tout développement authentique doit toujours placer la personne humaine au cœur de l'action publique ".

Selon lui, ce plaidoyer constitue un appel à ne pas perdre de vue les conséquences humaines des opérations de déguerpissement. " Derrière chaque maison détruite, il y a des familles, des enfants, des personnes âgées, des hommes et des femmes dont la dignité mérite d'être protégée. Cette rencontre se veut avant tout un espace de solidarité, de dialogue et d'espérance. Elle vise également à porter un plaidoyer en faveur d'une gestion des opérations de déguerpissement plus humaine, plus concertée et plus respectueuse des droits de chacun ", a-t-il déclaré.

𝐋𝐚 𝐛𝐚̂𝐭𝐨𝐧𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐞́𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐫𝐫𝐞́𝐠𝐮𝐥𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐝𝐨𝐬𝐬𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐊𝐨𝐮𝐦𝐚𝐬𝐬𝐢-𝐂𝐚𝐦𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

Invitée à cette rencontre, la bâtonnière de l'Ordre des avocats de Côte d'Ivoire, Maître Florence Loan-Messan, a apporté un éclairage juridique sur la situation de Koumassi-Campement. Selon elle, les investigations menées révèlent que le site concerné faisait l'objet d'un lotissement régulièrement approuvé par l'État de Côte d'Ivoire et que 462 occupants détenaient des titres de propriété.
" Nous ne sommes pas en présence d'un déguerpissement portant sur le domaine public de l'État, mais sur le domaine privé de particuliers. Ces personnes ont été expulsées sur la base d'une décision de justice qui n'autorisait pas un tel déguerpissement ", a-t-elle expliqué.

La bâtonnière a également précisé que l'auteur de l'action en justice ne détenait pas de titre de propriété, mais uniquement une autorisation de remblaiement, laquelle ne lui conférait aucun droit de propriété.
Elle a indiqué que la décision judiciaire concernait initialement treize (13) personnes, que l'action avait été déclarée recevable à l'égard de sept (7)d'entre elles et qu'elle ordonnait le déguerpissement de seulement six(6) personnes.
" Pourtant, cette décision a conduit à la destruction de l'ensemble du quartier, alors même que les autres occupants n'étaient pas visés par le jugement et disposaient de titres de propriété réguliers ", a-t-elle regretté.

𝐃𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐣𝐮𝐝𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞́𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝐟𝐚𝐯𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐜𝐭𝐢𝐦𝐞𝐬

Maître Florence Loan-Messan a annoncé que le Barreau d'Abidjan mettra en œuvre, dès le mois d'octobre, une assistance juridique au profit des victimes.
L'objectif sera d'engager les procédures nécessaires afin que les propriétaires légalement établis puissent recouvrer leurs droits fonciers et obtenir réparation pour les préjudices subis.

𝐔𝐧 𝐩𝐥𝐚𝐢𝐝𝐨𝐲𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫𝐭𝐞́𝐞

La cérémonie s'est achevée par la lecture officielle du plaidoyer adressé aux autorités politiques et administratives. Le document a été présenté par Vincent Saré, coordonnateur de la Sous-commission épiscopale Justice, Paix et Environnement et coordonnateur national du SPI-CI.
Le texte invite les pouvoirs publics à privilégier une approche davantage fondée sur le dialogue, la concertation et le respect de la dignité humaine dans la conduite des opérations de déguerpissement.
" Les besoins exprimés vont bien au-delà de l'aide alimentaire ou vestimentaire. Ils portent également sur le droit à un logement digne, à la sécurité, à la stabilité familiale, à la reprise des activités économiques et à la restauration de l'espérance ", souligne le plaidoyer.

𝐋𝐚 𝐫𝐞́𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

Quelques heures après les événements survenus à Koumassi-Campement le 3 juin, le gouvernement ivoirien a indiqué n'avoir ni ordonné la démolition du quartier ni annoncé la construction de nouveaux logements sur ce site.
Selon les autorités, cette opération relevait d'une initiative privée liée à un litige foncier et ne constituait pas une action officielle de l'État. Près de 34 hectares d'habitations et de commerces ont toutefois été détruits sur la base de documents présentés comme frauduleux.

Le parquet d'Abidjan a ouvert une enquête pour démolition illégale. Pendant ce temps, les populations affectées continuent de vivre dans des conditions précaires, dans l'attente d'une réparation de leurs préjudices ou d'une solution durable de relogement.

🇨🇮𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝'𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 : 𝐫𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐚𝐦𝐞𝐧𝐬 𝐚̀ 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐭𝐢𝐫𝐚𝐠𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓-𝟐𝟎𝟐𝟔𝐋'𝐄́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐚𝐭𝐡𝐨𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞́𝐜𝐫𝐚𝐬𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥...
01/08/2026

🇨🇮𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝'𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 : 𝐫𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐚𝐦𝐞𝐧𝐬 𝐚̀ 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐭𝐢𝐫𝐚𝐠𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓-𝟐𝟎𝟐𝟔

𝐋'𝐄́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐚𝐭𝐡𝐨𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞́𝐜𝐫𝐚𝐬𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐫𝐦𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐥𝐞𝐚𝐝𝐞𝐫𝐬𝐡𝐢𝐩

𝐿'𝐸́𝑑𝑢𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑎𝑡ℎ𝑜𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝐶𝑜̂𝑡𝑒 𝑑'𝐼𝑣𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑖𝑟𝑚𝑒, 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑜𝑖𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠, 𝑠𝑜𝑛 𝑟𝑎𝑛𝑔 𝑑𝑒 𝑟𝑒́𝑓𝑒́𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑝𝑎𝑦𝑠𝑎𝑔𝑒 𝑒́𝑑𝑢𝑐𝑎𝑡𝑖𝑓 𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙. 𝐴̀ 𝑙'𝑜𝑐𝑐𝑎𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑑'𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑒́𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑡𝑒𝑛𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝑚𝑎𝑟𝑑𝑖 28 𝑗𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑡 2026 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑢𝑥 𝑑'𝐸𝑐𝑐𝑙𝑒́𝑠𝑖𝑎 𝑇𝑉, 𝑎𝑢 𝑃𝑙𝑎𝑡𝑒𝑎𝑢, 𝑙𝑒 𝑆𝑒𝑐𝑟𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑒𝑥𝑒́𝑐𝑢𝑡𝑖𝑓 𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙 𝑑𝑒 𝑙'𝐸́𝑑𝑢𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑎𝑡ℎ𝑜𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 (𝑆𝐸𝑁𝐸𝐶), 𝑙𝑒 𝑝𝑒̀𝑟𝑒 𝐹𝑒́𝑙𝑖𝑐𝑖𝑒𝑛 𝐺𝑢𝑒𝑠𝑠𝑒́, 𝑎 𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒́ 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒́𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑡𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑥𝑎𝑚𝑒𝑛𝑠 𝑎̀ 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑 𝑡𝑖𝑟𝑎𝑔𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 2025-2026. 𝐷𝑒𝑠 𝑝𝑒𝑟𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑞𝑢'𝑖𝑙 𝑎 𝑞𝑢𝑎𝑙𝑖𝑓𝑖𝑒́𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑢𝑙𝑖𝑒̀𝑟𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑎𝑡𝑖𝑠𝑓𝑎𝑖𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑞𝑢𝑖 𝑡𝑟𝑎𝑑𝑢𝑖𝑠𝑒𝑛𝑡, 𝑠𝑒𝑙𝑜𝑛 𝑙𝑢𝑖, " 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑝𝑙𝑎𝑛 𝑞𝑢'𝑜𝑐𝑐𝑢𝑝𝑒 𝑙'𝐸́𝑑𝑢𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑎𝑡ℎ𝑜𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑠𝑦𝑠𝑡𝑒̀𝑚𝑒 𝑒́𝑑𝑢𝑐𝑎𝑡𝑖𝑓 𝑖𝑣𝑜𝑖𝑟𝑖𝑒𝑛 "

Instituée comme un exercice annuel de redevabilité, cette rencontre avec la presse a permis de dresser le bilan de l'année scolaire écoulée et de mettre en lumière les avancées réalisées tant sur le plan institutionnel que pédagogique.

𝐃𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐮𝐬𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐠𝐫𝐞̀𝐬

À l'entame de son intervention, le père Félicien Guessé est revenu sur plusieurs avancées majeures enregistrées au sein de l'institution. Il a notamment salué la relance effective de la Commission permanente de concertation et de dialogue social, présentée comme un levier essentiel pour renforcer la gouvernance de l'Éducation catholique et consolider le climat social au sein de ses établissements. Selon le responsable du SENEC, ces réformes contribuent à créer un environnement favorable à l'amélioration continue de la qualité de l'enseignement et des performances scolaires.

𝐃𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐚𝐜𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐥𝐞𝐚𝐝𝐞𝐫𝐬𝐡𝐢𝐩 𝐝𝐞 𝐥'𝐄́𝐜𝐨𝐥𝐞 𝐜𝐚𝐭𝐡𝐨𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞

Les chiffres dévoilés lors de cette conférence témoignent de performances remarquables aux différents examens nationaux. Au Certificat d'études primaires élémentaires (CEPE), l'Éducation catholique enregistre un taux historique de réussite de 98,18 %, contre 85,76 % au niveau national. Les résultats du Brevet d'études du premier cycle (BEPC) confirment cette dynamique avec un taux de réussite de 88,74 %, alors que la moyenne nationale s'établit à 52,17 %, soit un écart positif de plus de 36 points.

Au Baccalauréat, les établissements catholiques affichent un taux de réussite de 67,89 %, largement supérieur au taux national de 40,60 %, représentant un différentiel positif de 27,29 points. " Ces écarts, parmi les plus élevés observés dans le pays, traduisent l'efficacité de notre accompagnement des élèves jusqu'au terme du cycle secondaire ", s'est félicité le père Félicien Guessé. Les établissements d'enseignement technique et professionnel ne sont pas en reste. Ils enregistrent également des résultats probants avec 78,04 % de réussite au Certificat d'aptitude professionnelle (CAP) industriel et 93,38 % au Brevet de technicien (BT) industriel.

𝐃𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐟𝐢𝐬 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐥𝐞𝐯𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐥'𝐞𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞

Malgré ces performances, les responsables de l'Éducation catholique entendent poursuivre leurs efforts d'amélioration. Une attention particulière sera accordée aux résultats du Baccalauréat, qui ont connu une légère baisse par rapport à la session précédente. L'objectif est d'en analyser les causes afin d'inverser cette tendance et de retrouver des niveaux d'excellence encore plus élevés.

Parmi les priorités figurent également la mise en œuvre des recommandations issues de l'audit administratif, l'aboutissement de la convention collective destinée à sécuriser les personnels, la régularisation des questions fiscales et sociales, ainsi que la sécurisation et la valorisation du patrimoine de l'Association nationale de l'École catholique de Côte d'Ivoire (ANEC-CI). L'institution prévoit en outre de poursuivre l'application du Pacte éducatif africain, conformément aux orientations du Symposium des Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SCEAM).

𝐔𝐧 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥 𝐫𝐞𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐞́ 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬

En clôturant son intervention, le père Félicien Guessé a exprimé sa gratitude à l'ensemble des acteurs de la communauté éducative pour leur engagement et leur professionnalisme. Il a également réaffirmé la volonté de l'Éducation catholique de poursuivre sa mission au service de la jeunesse ivoirienne. S'adressant aux parents d'élèves, il les a invités à continuer de faire confiance aux établissements catholiques. " L'Éducation catholique, forte de ses résultats, de ses valeurs et de la confiance des familles, poursuivra sa mission avec la même détermination ", a-t-il assuré, rappelant que cette mission consiste à " former des citoyens compétents, responsables, solidaires et profondément enracinés dans les valeurs de l'Évangile ".

𝐔𝐧 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮 𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐟 𝐝'𝐞𝐧𝐯𝐞𝐫𝐠𝐮𝐫𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞

Au-delà de ses performances aux examens à grand tirage, l'Éducation catholique de Côte d'Ivoire s'appuie sur un vaste réseau de 521 établissements répartis sur l'ensemble du territoire national. Pour l'année scolaire 2025-2026, ces structures ont accueilli 143 096 élèves, dont 71 620 filles (50,05 %) et 71 476 garçons (49,95 %).

Cet effectif est encadré par 4 956 enseignants et personnels administratifs, permettant de maintenir des ratios élèves-enseignant jugés favorables à un encadrement de qualité : 29 élèves par enseignant au préscolaire, 40 au primaire et 27 au secondaire.

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