13/09/2025
La Mecque, capitale éternelle de l’Islam
Introduction
De tout temps, la Mecque et Médine ont occupé une place centrale dans la conscience musulmane. Elles ne sont pas seulement des villes arabes, mais les cœurs battants de l’Islam, les lieux qui concentrent la mémoire, la spiritualité et l’unité de la Oumma. Pourtant, de nos jours, beaucoup de musulmans se demandent si la Mecque demeure véritablement la capitale spirituelle de l’Islam, à l’heure où les divisions politiques, économiques et nationales semblent l’emporter sur l’unité religieuse. Cette interrogation est légitime et mérite une réponse claire.
C’est dans ce contexte qu’un fidèle du nom d’Oumar Ouattara posa au Messie Promis (as) une question directe et actuelle :
« Ma question se rapporte au tafsîr du jour… Selon vous, tous les musulmans doivent compter sur la Mecque, qui demeure la capitale islamique. Ce propos est-il encore une réalité de nos jours ou bien est-il révolu, voire dépassé ? Car les Mecquois n’ont posé aucun acte prouvant que la Mecque demeure la capitale islamique. D’ailleurs, l’acquisition du passeport saoudien n’est pas du tout aisée. Messie, pouvez-vous être un peu plus explicite ? Nul ne compte véritablement sur la Mecque aujourd’hui, puisqu’elle ne mène aucune action fédératrice pour l’ensemble des musulmans. Elle s’est appropriée seule la manne providentielle destinée à toute la communauté. Que devons-nous faire face à ce blocage ? Vos propos ne sont-ils pas caducs ? »
La permanence du Coran et de la Qibla
Messie Promis (as) :
Toutes les louanges appartiennent à Allah. Retenez que le Coran ne vieillit pas. Il nous rapporte les réalités d’hier, d’aujourd’hui et de demain. La direction (Qibla) que le Prophète (Saw) a instituée comme orientation unique des musulmans demeure la même aujourd’hui qu’hier, et le restera jusqu’à la fin des temps. Le Coran qu’il nous a légué comme guide de vie est immuable. La charia qu’il nous a enseignée est encore en vigueur et doit être pratiquée sans altération.
La Mecque reste et demeurera à jamais la capitale spirituelle de l’ensemble des musulmans. Celui qui en doute plonge dans le désordre. Médine, la Mecque et la péninsule arabique n’appartiennent pas aux seuls Arabes : elles appartiennent à l’Islam et à la communauté musulmane dans son intégralité.
Le rôle universel de la Mecque
Les décisions concernant cette terre sainte devraient être prises par l’ensemble de la communauté musulmane. Le gouverneur du Hedjaz devrait être choisi par les musulmans, quelle que soit son origine. Le Prophète Mouhammad (Saw) a enseigné la nécessité de rechercher le Réformateur ou le Calife du temps. Une fois reconnu, il devrait s’installer à la Mecque, capitale de l’Islam, comme les États modernes fixent leurs sièges de pouvoir.
Ces paroles ne sont pas révolues : elles expriment une norme juridique islamique permanente qui restera en vigueur jusqu’au Jour dernier.
La Mecque, bien commun des musulmans
La Mecque n’appartient ni à un clan ni à une dynastie. Elle est un dépôt confié à la communauté. Si elle est attaquée, c’est l’ensemble des musulmans qui est visé. Voilà pourquoi il est du devoir de chacun de prier pour ses gouvernants afin qu’ils demeurent droits et fidèles à la mission confiée.
La richesse de l’Islam a été placée en ces lieux saints pour le bénéfice de tous. Ne tournons donc pas le dos au Hedjaz : il constitue le cœur vivant et indivisible de l’Islam.
Le véritable champion de l’Islam
Le véritable champion de l’Islam est celui qui fait appliquer la charia et ravive la Sunna du Prophète (Saw). Il doit résider à la Mecque. S’il en est incapable, il doit être écarté, car il n’est alors qu’un usurpateur. Celui qui déforme l’Islam du Prophète (Saw) est un ennemi qu’il faut combattre par les invocations, et, si nécessaire, par des moyens de défense appropriés.
Mecque et Médine : villages spirituels de la Oumma
Les musulmans doivent aimer la Mecque et Médine plus encore que leur propre patrie. Ce sont les cités bénies du Prophète (Saw). La Mecque est son village paternel, Médine son village maternel. Les vrais croyants doivent donc les considérer comme leurs propres villages spirituels.
Le réformateur du XIIIe siècle, Mirza Ghulam Ahmad de Qadian, disait : « Nous mourrons à la Mecque ou à Médine », signifiant ainsi que nous devons vivre et mourir uniquement pour Allah et pour la Sunna du Prophète (Saw).
La responsabilité collective de la Oumma
Si les dirigeants saoudiens commettent une faute, elle ne leur incombe pas seulement à eux, mais à l’ensemble des musulmans qui n’ont pas assumé leur responsabilité. La Mecque et Médine appartiennent à tous. L’erreur commise en ces lieux saints est imputable à toute la communauté.
Ainsi, les musulmans doivent rester vigilants et veiller à ce que l’Islam authentique soit pratiqué dans les lieux saints. Si une puissance s’attaque à la péninsule arabique, il est du devoir de toute la Oumma de la défendre, car elle est la prunelle de ses yeux.
Conclusion
Ainsi, la Mecque et Médine ne sont pas de simples territoires, mais le cœur de la foi islamique. Elles appartiennent à ceux qui vivent selon la loi divine et la Sunna du Prophète (Saw). Le Prophète les a établies comme pôles de l’Islam pour l’éternité.
Les paroles du Messie Promis (as) ne sont donc nullement dépassées : elles nous rappellent avec force que la Mecque est et demeurera la capitale universelle de l’Islam, et que la responsabilité de sa protection et de sa sanctification incombe à chaque musulman, sans distinction de peuple ni de nation.