L'Amour Divin Ministries

  • Home
  • L'Amour Divin Ministries

L'Amour Divin Ministries Page à vocation chrétienne, sur laquelle sont publiés des enseignements et exhortations sur Dieu.

Il s'appelle...Juste JugeÉclatant de gloireSouverainement élevéUnique SeigneurSauveur du MondeIl est...JusteÉminentSubli...
25/12/2024

Il s'appelle...

Juste Juge
Éclatant de gloire
Souverainement élevé
Unique Seigneur
Sauveur du Monde

Il est...
Juste
Éminent
Sublime
Unique
Suprême

«Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix.»
(Ésaïe 9:5).

Il y a de cela plus de 2024 ans, un enfant naissait dans une étable, un beau garçon. Et ses parents étaient heureux. Une naissance est toujours un heureux évènement, mais celle-ci avait un caractère particulier, déjà parce que ce bébé n'était pas comme les autres. Il s'agissait du Verbe de Dieu incarné en une femme vierge, Marie, sans l'intervention d'un homme. Il s'agissait du *Shiloh* (détenteur de la royauté éternelle) né d'une fille d'Israël fiancée à un descendant direct de David, pour que la prophétie du "Rameau de Jessé" (père de David) s'accomplisse. Il s'agissait tout simplement du Fils de Dieu, égal à Son Père et tout aussi divin, qui a accepté de connaître la condition des hommes afin de les racheter. Et donc de naître et de vivre comme un homme. Subir un tel abaissement, une telle Kénose, accepter d'être offert pour nous, c'est ce qui se fait de plus grand et noble en termes de marque d'amour.
Merci à maman Marie d'aoir accepté une mission si délicate et exigeante que celle d'être la Mère du Dieu fait homme. Je n'ose imaginer ce qu'elle a dû fournir comme efforts de foi et prières à cause des attaques de _vous-savez-qui_ (indice : je ne parle pas de Voldemort).
Merci à papa Joseph qui, en homme sage et prudent, ne voulut pas faire de scandale, mais en croyant obéissant, a lui aussi accepté son rôle dans cette aventure des plus exigeantes et des plus belles.
Merci surtout à Dieu qui "a tant aimé le monde"... je vous laisse compléter. Quel grand Amour en effet que celui-là, si grand qu'il n'est pareil à aucun autre. Que le nom du Seigneur soit béni à jamais.

Admirable Conseiller, en naissant dans nos cœurs, donne-nous Ta Sagesse.
Dieu Fort, en venant dans nos vies, soutiens nos faiblesses et combats pour nous.
Père à jamais, viens veiller et prendre soin de Tes enfants.
Prince de la paix, apporte la quiétude et la tranquillité dans nos tempêtes.

*JOYEUX NOËL À TOUS !!!!*

LES NOMS DU FILS DE DIEU(Prélude spécial Noël. Étude de Esaïe 9:5)Shalom et bénédictions à tous, j'ose espérer que votre...
23/12/2024

LES NOMS DU FILS DE DIEU
(Prélude spécial Noël. Étude de Esaïe 9:5)

Shalom et bénédictions à tous, j'ose espérer que votre année se termine en beauté et qu'en cette période, vous avez ce qu'il vous faut. Je n'ai pas oublié ce que nous vous devons, et le premier épisode de "Parlons un peu" ainsi que le prochain épisode des "Croyants exemplaires" sont en train de mijoter calmement... il fallait juste revoir certains ingrédients. Bientôt ce sera l'heure du festin, promis.
En attendant, en ce dernier virage de 2024, ma prière est que cette période de fêtes soit agréable à tous, et que le Seigneur rencontre chacun et chacune d'entre nous dans son quotidien pour nous apporter individuellement Sa grâce, ainsi qu'à l'église dans sa globalité à travers le monde. Qu'il en soit ainsi au nom de Jésus-Christ. Amen.

Et justement, en parlant de Jésus et de Sa venue... j'aimerais si vous le permettez, que nous nous concentrons sur la première prophétie claire le concernant, celle du prophète Esaïe.
Comme beaucoup le savent, Esaïe est l'un des "grands prophètes" ou prophètes majeurs de la Bible, qui sont au nombre de quatre (Esaïe, Jérémie, Ezéchiel et Daniel). Ils sont à distinguer des douze prophètes mineurs ou "petits prophètes" de la Bible : Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie et Malachie. Nous reviendrons sur cette distinction dans le détail dans un autre thème, par la grâce de Dieu. Précisons simplement que l'une des différences principales entre un prophète majeur et un prophète mineur est que quelqu'un comme Esaïe, par exemple, avait reçu tellement de prophéties qu'elles n'ont pas pu être recueillies en un seul rouleau, contrairement à l'œuvre prophétique de quelqu'un comme Michée.

Et en parlant du livre d'Esaïe, il s'y trouve ce qui a mon avis, est l'une des plus belles et claires prophéties sur le Messie, Jésus-Christ. Dans son livre en effet, au chapitre 9, verset 5, on trouve ce qui suit :
«Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule ; et on appellera son nom : Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix.»

Ceci est la version Darby. J'aime bien ce qu'elle renvoie de ce verset, ainsi que la version BCC 1923 (Bible Catholique Crampon 1923), qui dit :
«Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné; l'empire a été posé sur ses épaules, et on lui donne pour nom: Conseiller admirable, Dieu fort, Père éternel, Prince de la paix».

Sans oublier notre fidèle Louis Segond (version 1910) dont j'aime également le rendu de ce verset :
«Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix.»

Le prophète Esaïe a exercé sa fonction de prophète principalement à Juda pendant près de 80 ans. Il a déclaré de nombreuses choses de la part de Yahweh, le Dieu Vivant. Mais il figure aussi en bonne part au nombre de ceux qui ont prophétisé la venue du Messie, avec le verset soumis à notre étude, qui fut précédé par le quatorzième verset du chapitre 7 : «C’est pourquoi le Seigneur vous donnera lui-même un signe : Voici, la jeune fille sera enceinte et elle enfantera un fils, elle lui donnera pour nom : Emmanuel (Dieu avec nous).»
Que l'on note bien que le prophète Esaïe annoncé ces choses environ 700 ans avant leur accomplissement. Oui, SEPT CENT LONGUES ANNÉES avant qu'elles n'arrivent, Dieu parlait par la bouche d'Esaïe en annonçant ce qu'Il avait l'intention de faire. N'est-ce pas merveilleux ? Et en plus de cela, le fameux Enfant à naître, le Fils qui était donné, a été annoncé par des noms et titres qui montrent son autorité divine. Ce n'est pas un simple être humain qui sera nommé "Admirable Conseiller", ou "Père éternel", ou encore "Prince de la paix", et encore moins "Dieu Fort". Non, cet enfant n'est clairement pas un humain ordinaire. C'est le Dieu Fort qui se fait homme pour vivre parmi les hommes.
Prenons donc le temps d'étudier dans l'ordre ces différents titres donnés prophétiquement à Jésus par Esaïe.

1. Admirable Conseiller.
En tant que chrétiens, nous sommes disciples de Jésus. Mais force est de reconnaître que notre nature imparfaite nous pousse souvent à commettre des actes et à suivre des chemins que Dieu désapprouve. C'est pour cela que nous avons besoin de quelqu'un pour nous guider et nous conseiller. Et heureusement pour nous, Esaïe nous assure que l'Enfant que nous commémorerons à Noël est un Admirable Conseiller, capable de donner de bonnes instructions infaillibles. L'expression en hébreu est encore plus fascinante :
- "Admirable" dans le texte original est dit פֶּלֶא ("pheleh") : à prendre davantage dans le sens de "merveilleux, s'étonner, s'émerveiller de quelque chose d'extraordinaire ou de difficile à comprendre".
- "Conseiller" est, dans ce verset, la traduction de l'hébreu יוֹעֵץ ("ya'ats/yo'ets") : conseiller, donner des conseils, consulter (au sens de "faire le travail d'un consultant, d'un expert du domaine"), recommander, donner des instructions, deviser, planifier.
Comme on peut le voir en combinant les deux termes une fois qu'on en capte le sens, Jésus est né avec la capacité de donner les conseils, recommandations et instructions les plus admirables, les plus merveilleux et efficaces que l'on puisse imaginer. Car après tout, s'Il est Dieu, Il est la Sagesse même. S'il est difficile pour nous de comprendre ou même d'évaluer Sa magnificence, gardons à l'esprit qu'il n'y a rien que Jésus ne puisse comprendre, rien qui échappe à Sa connaissance ou à Sa sagesse. RIEN. Même à l'âge de 12 ans, dans le Temple de Jérusalem, Il épatait et émerveillait ceux qui L'entendaient parler et expliquer les Écritures (Luc 2:46-47). Il n'y a aucune idée, aucun concept, aucun fragment de la connaissance ou du savoir aui soit hors de portée de l'intellect divin de Jésus. Il est le Messie parfait, le Saint de Dieu, qui est capable de nous donner les recommandations dont nous avons besoin.
Pour approfondir la méditation sur l'Admirable Conseiller :
Matthieu 1:18-25
Luc 2:26-47.

2. Dieu Fort.
Parfois, nous pouvons nous sentir démunis et faibles, incapables de gérer les situations auxquelles nous sommes confrontés. Malgré notre bonne volonté et notre courage, nous pouvons nous retrouver face à des obstacles insurm***ables. Mais Dieu merci, dans de telles circonstances, nous avons Quelqu'un sur qui nous appuyer. Quelqu'un qui est bien plus Grand et Puissant que tout problème en face de nous... Jésus.
Dans son chapitre 9 au verset 5, Esaïe appelle le Messie du nom de Dieu Fort, ou Dieu Puissant. L'anglophone dira "Mighty God". Voyons ce que la langue originelle du prophète Esaïe (l'Hébreu) dans laquelle il a écrit ces révélations reçues de Dieu, a à nous dire de cette expression :
- Dieu se dit אֵל ("El") : à comprendre ici comme le Dieu Vivant, Yahweh, le Seigneur.
- Fort/Puissant se dit גיבור ("Gibur/Gibor") : fort, puissant, champion, héros, homme vigoureux, redoutable. Il y a là l'idée du grand feu qui intimide.
Combiner les deux donnera donc אֵלגיבור/El-Gibor, qui véhicule aussi l'idée du "Dieu qui est un Feu dévorant" (qui se dit également אלוהים האש הטורפת/"Elohim ha'ash atorfat"). Ce qui confirme que Jésus-Christ est bien Dieu incarné en homme. Lui et le Père font vraiment Un (Jean 10:30). Ce qui fait de l'Enfant que nous Allons célébrer ce 25 Décembre, l'incarnation parmi les humains du seul vrai Dieu. Il est Puissant, et détenteur de toute force, de toute autorité et de toute compétence. Sa puissance est sans parallèle, car Il est sans équivalent et sans rival. (Et non, même Satan n'est pas au niveau de Dieu -quiconque croit le contraire est dans le mensonge.) Que mon comprenne bien : non seulement Jesus détient la puissance de Dieu, Il est le Dieu de toute puissance et de toute force !!

3. Père éternel/Père à jamais.
Le mot "Père" ne laisse personne indifférent, il provoque des émotions diverses en nous. Certains en l'entendant, peuvent avoir envie de sourire, car entendre "Père" leur rappelle les précieux souvenirs des moments passés avec leur paternel. D'autres ressentiront peut-être de la peine car leur père est décédé récemment, ou de la douleur mêlée de colère car n'ayant pas eu bonne relation avec leur père, ou un déchirement car ayant été rejetés par leur père... mais quelle que soit la relation que tu as avec ton père terrestre, sache que ton Père Céleste t'aime et veut toujours être à tes côtés.
Voici comment l'expression "Père éternel/Père à jamais" est évoquée en Hébreu :
- Père se dit אַבָּא ("Abba") et porte l'idée de source. Quand ce mot se réfère à Dieu, il parle de "Source de toutes choses, Source de toutes ressources, Père, Chef suprême".
- éternel se dit נִצחִי ("nitzschi") et porte l'idée du caractère de ce qui se fera toujours ou sera toujours, une idée de futur continu et sans interruption. Ce qui existera à jamais.
Donc ces deux mots ensemble donnent אבא נצחי/"Abba Nitzschi", "Père éternel". Ce qui veut dire que Jésus est le Fils égal au Père Tout-Puissant (rappelez-vous Jean 10:30), Il est le Dieu de toute éternité, qui existait avant le début du temps, et qui existe sans l'assistance de qui ou quoi que ce soit. Il se suffit à Lui-même, et est la source de la suffisance de toutes choses.
Que nous ayions une bonne ou une mauvaise relation avec nos pères terrestres, ne laissons pas cela définir la relation que nous devons avoir avec notre "Père éternel". Car Il est Fidèle, Bon et Miséricordieux au-delà de ce que nous pensons. Dieu ne nous abanonne jamais. Nous sommes Ses enfants pour toujours.

4. Prince de la paix.
La paix. Qui que nous soyons, où que nous vivions, nous aspirons tous à la paix. Nos âmes la désirent ardemment, et c'est pour cela que nous avons tendance à vouloir l'atteindre par tous les moyens : en recherchant de la compagnie, en ayant confiance en tel ou tel autre leader ou personnage célèbre, en voulant ammaser des biens ou de l'argent... Mais Esaïe nous dit dans ce verset, que la paix véritable ne peut être trouvée qu'à une seule soource et donnée que par un seul individu... Jésus, le Prince de paix.
Voici comment l'expression "Prince de paix" est comprise en Hébreu :
- Prince se dit שר ("Sar/Sher") et porte l'idée de "dirigeant", "prince", "autorité officielle", "leader", "capitaine/officier"...
- Paix se dit שָׁלוֹם ("Shalom/Shialom") et implique "bien-être", "sécurité", "tranquillité", "plénitude", "complétude", "harmonie avec Dieu/relation d'alliance avec Dieu".
L'expression complète est donc שרשָׁלוֹם/"Sar-Shalom", "Prince de paix/Prince de la Paix". Ce titre implique que Jésus est un leader pas comme les autres, car Il procure la tranquillité, la paix et la sécurité totales. Autrement dit, Jésus est venu sur terre revêtu de la paix de Dieu. N'est-ce pas merveilleux ?
Jésus est donc automatiquement différent de tous les autres leaders quel que soit leurs titres. Car Lui seul donne la paix peu importent les circonstances. Il apaise même ce qui semble insurm***able. Dans les épreuves de la vie, Il dit à notre cœur de ne pas se troubler (Jean 14:27), et Ses mots portent en eux à la fois la puissance et la sérénité. Dans notre marche personnelle avec Lui, Jésus donne la paix jusqu'à Son retour (1 Thessaloniciens 5:23). Et quand la peur menace de nous submerger, Il nous préserve, nous protège et nous garde en nous plongeant dans Sa paix "qui surpasse toute intelligence" (Philippiens 4:7).

Jésus, le Prince de paix, est l'Expert suprême en restauration de la paix et en réparation des relations brisées. Rein d'étonnant à cela : il a réparé avec Son Sang la relation la plus sensible et la plus importante, celle entre Dieu et l'humanité ! Il peut restaurer les amitiés, familles, couples, partenariats etc, qui ont été brisés.

Tel est Jésus. Tel est l'Enfant né de Marie et que nous allons célébrer à Noël. Je vous demande juste un petit exercice : en adorant Jésus ces 24 et 25 Décembre, souvenez-vous des paroles d'Esaïe (9:5) et repensez à cette méditation. Ce n'est pas un simple bébé que nous allons accueillir dans nos vies et nos cœurs... c'est Yeshouah Hammaschiah, Jésus-Christ. C'est l'Admirable Conseiller, le Dieu Fort, le Père à jamais et le Prince de la paix.

Que Dieu te bénisse abondamment, toi qui me lis.

05/12/2024

ANNONCE TRÈS IMPORTANTE.

Cette chose nommée intelligence artificielle... Ça prend des proportions dangereuses. L'IA apprend par elle-même et s'améliore très vite.
Un jour viendra où elle aura la conscience d'elle-même, du monde et des humains. C'est ce phénomène qu'on appelle la singularité technologique. C'est-à-dire quelque chose d'électronique qui devient "vivant".
À votre avis, que se passera-t-il ensuite ?

Bientôt une nouvelle série sur L'Amour Divin Ministries : PARLONS UN PEU.
Le premier episode sera justement dédié à l'intelligence artificielle.

Petite précision prinordiale : la série aura pour nom PARLONS UN PEU. Ce qui vet dire que l'objectif visé est de disuter de sujets donnés avec vous. Nous cimptonsdoc sur vouspourlire chaque sujet qui sera évoqué pour ensuute donner votre opinion dans les commentaires. D'où le nom "PARLONS un peu". La discussion (que nous n'exigeons jamais en principe) sera obligatoire ici, même si c'est pour laisser deux phrases seulement.
Nous comptonssur vous.

Restez à l'écoute. Et que Dieu te bénisse abondamment, toi qui me lis.

CROYANTS EXEMPLAIRES, ÉPISODE 30 :CÉCILE DE ROME (Sainte Cécile)"Devant les hommes je m'appelle Cécile, mais chrétienne ...
23/11/2024

CROYANTS EXEMPLAIRES, ÉPISODE 30 :
CÉCILE DE ROME (Sainte Cécile)

"Devant les hommes je m'appelle Cécile, mais chrétienne est mon plus beau nom."

Un beau jour de l'an 180 après Jésus-Christ, dans une villa de Rome, les pleurs d'un bébé se font entendre. Dans la famille des Cecilii, une lignée patricienne (noble) de l'Empire, vient de naître une fille toute rose et jolie. Étant issue de la descendance de l'aîné, elle est donc de la ligne principale de ladite famille et reçoit le nom de Cæcilia. Très vite, la petite devient le trésor de sa mère et la joie de son père, mais aussi la coqueluche des servants et servantes, car ces derniers se rendirent compte (et firent remarquer au maître et à la maitresse) que la petite Cæcilia, lorsqu'elle pleure, semble chanter des mélodies. Dominus et Domina Cecilii (maître et maîtresse - la tradition n'a pas retenu leurs noms) mirent les propos de leurs esclaves sur le compte de l'affection que ceux-ci avaient développée envers leur enfant.
Quoi qu'il en soit, force fut de constater au fil des années que la belle petite fille avait un penchant musical. Très intéressée par le bel art, elle écoutait souvent les musiciens qui animaient l'atrium (cour intérieure) de la villa de son père. Dotée naturellement d'une oreille musicale très fine, elle était capable à 5 ans déjà, de fredonner de mémoire les airs qu'ils jouaient, même après les avoir entendus une fois seulement. Ce qui ne manqua point d'attirer l'attention de son cher papa.

Celui-ci prit alors la décision, lorsque l'heure fut venue de faire l'éducation de la jeune Cæcilia afin qu'elle devienne une vraie dame patricienne de Rome, de lui donner parmi ses formateurs, un précepteur de musique : le très capable formateur et musicien grec Ternos. Cæcilia avait alors 6 ans. Pour l'encourager, son père, homme sévère mais très aimant envers elle, lui avait offert une magnifique petite lyre à 7 cordes incrustée d'ivoire. Cæcilia chérissait cet instrument, le premier qu'elle joua de sa vie. Et Ternos fut épaté par ses progrès. Lui l'enseignant très strict, connu pour ses crises de colère devant les erreurs de ses élèves, n'avait jamais vu un tel talent chez une personne aussi jeune. Cæcilia, semblait-il, était née pour apprendre la musique. En peu de temps ses prtits doigts couraient déjà sur les cordes de sa lyre et reproduisaient les notes que lui enseignait Ternos, et elle jouait même des mélodies élaborées. Et sa voix... d'une chaleur et d'une beauté particulière, elle chantait avec une justesse désarmante, remarquable pour son âge. On raconte que Ternos demanda aux parents de la petite Cécile la permission de diversifier ses cours à plusieurs instruments (ce qui était très précoce pour l'époque, vu que la méthode n'était utilisée que sur les adolescents). Sa raison ? "Ce serait perdre du temps que d'attendre. Votre fille est l'une des élèves les plus doués, sinon la plus douée, que j'aie jamais eu à former." Émus et fiers, les parents donneront leur accord. Rendez-vous fut donc pris pour le lendemain afin de commencer l'initiation musicale de la jeune musicienne en herbe à d'autres instruments.
Ce soir-là, en passant devant sa chambre, le père de Cécile l'entendait jouer une mélodie belle et complexe qui le fit s'arrêter de surprise. Était-ce vraiment elle qui produisait cet air si magnifique ? Il risqua un œil dans lembrasure de la porte... et la vit, les yeux fermés, concentrée mais souriante, en train de laisser courir ses doigts sur sa lyre. En fait, Cæcilia était en train de réviser l'un des exercices musicaux de Ternos, mais avait fini par improviser sur la mélodie originale au point de l'améliorer. Émerveillé et fier, le pater continua son chemin jusqu'à ses chambres et en parla à la mater. Ils avaient hâte de voir ce que leur fille deviendrait plus t**d. (S'ils savaient...)

Dès le lendemain et durant les 5 ans suivants, Cæcilia apprit successivement la flûte, le syrinx (flûte de Pan), la cithare, la harpe... tout en travaillant et en améliorant sa technique de chant. Elle ne fit pas mentir la promesse que Ternos avait vue en elle : c'était un talent né de la musique. Même quand elle ne faisait que s'exercer, elle produisait des mélodies parmi les plus remarquables. Inutile de dire que la jeune fille, en grandissant, gagnait en renommée. Et pour couronner le tout, c'était une belle personne aussi bien au-dehors qu'au-dedans, joviale, sincère, obéissante, intelligente et bien instruite. Mais Cæcilia avait un secret...

La jeune fille avait en effet entendu parler d'une certaine communauté pas très populaire à Rome, des individus qui étaient considérés en parias, car n'étant pas "de vrais citoyens Romains". En effet, ils ne vénéraient pas les dieux de l'Empire, mais un mystérieux Deus Pater Omnipotens, et Son Fils Iesu Christe, et Son Spiritus Sanctus -des gens bizarres quoi. Oui, Cæcilia avait commencé à manifester son intérêt pour les chrétiens. Surtout depuis qu'un jour, elle avait entendu un vieil homme parlant à un groupe de gens dans les rues de Rome, leur racontant les propos d'un certain Jean l’Apôtre sur le fameux Iesu Christe : "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous, et nous avons vu Sa gloire..." l'un des auditeurs demanda si ce fameux Verbe était donc un homme. Ce à quoi le vieil homme répondit : "Oui, un homme et aussi plus encore. Car vois-tu, mon jeune ami, Jésus était aussi le Fils de Dieu venu sur terre."
Sans le savoir, Cécile venait de voir Urbain Ier, le pape de l'époque, prêcher l'évangile. Cela n'empêcha pas son cœur de commencer à brûler d'un feu étrange. Et des scannées durant, en secret, elle écoutait les récits de la vie de Jésus, et le soir, dans le secret de sa chambre, elle priait Dieu et lui adressant des chants de sa propre composition. Son amour pour le Dieu des chrétiens devint si fort qu'elle fit de son mieux pour rencontrer Urbain et se faire baptiser en secret. Le soir du même jour, Cæcilia pria dans sa chambre et demanda à Jésus la force de Le servir toujours. En signe de son engagement, elle ajouta : "À Toi Iesu Christe, je me consacre tout entière. Je renonce au plaisir d'aimer un homme avec mon corps, plaisir que je n'ai point encore connu. Aucun homme ne me touchera en signe de mon amour pour Toi, et de gratitude pour ce que Tu fis pour moi." Aussitôt la chambre s'illumina, et Cæcilia sentit une présence rassurante à ses côtés. Elle entendit la voix du Seigneur lui dire : "Jeune fille, ta foi est belle à voir. Ta consécration et ton vœu Me touchent beaucoup. À compter de ce jour,Mon ange veillera sur toi. Suis-Moi avec assurance : Je te bénirai, et un jour, tu seras honorée dans les Cieux."
Quelle joie Cécile dut ressentir ce jour-là !

Malheureusement, cette joie fut courte.
Car son quinzième anniversaire approcha, la période où une jeune patricienne peut être donnée en mariage. Et les parents de Cécile, comme tous les parents des lignées patriciennes voulant préserver la puissance de leur famille, devaient la marier à un jeune homme d'une autre lignée noble. Leur choix se porta sur le fils d'une famille assez influente en politique et dans l'armée, qui avait un fils prometteur nommé Valerianus (Valérien). Ce dernier, faut-il l'avouer, avait tout pour plaire : beau gosse, riche, élégant et intelligent, il était promis à un bel avenir car doué dans les affaires et fin stratège (il avait à peine fini son service obligatoire dans l'armée impériale). N'importe quelle autre jeune Romaine promise en mariage soit à Valérien, soit à son petit frère Tiburce, se serait pâmée d'allégresse : c'étaient vraiment de bons (et beaux) partis !
Mais nous connaissons le secret de Cæcilia... les circonstances eussent-elles été différentes, elle aurait été ravie de devenir la femme de Valérien (car étant elle aussi femme, elle ne pouvait pas nier quel parti formidable elle avait en face d'elle). Seulement voilà, Cæcilia avait juré à Jésus qu'aucun homme ne la toucherait. Elle s'était consacrée à Jésus et à Lui seul, dans un acte d'amour au-delà même de celui unissant deux époux... alors, que faire ??

Pour ne rien arranger, ce cher Valerianus décida, accompagné de son frère, de rendre visite à sa promise. En le voyant, la jeune femme comprit que les choses allaient être compliquées pour elle : son cœur de femme ne put s'empêcher de penser : "C'est vrai qu'il est très beau... Mais voyons ! Que t'arrive-t-il Cæcilia ?? Reprends-toi ! Tu es la promise de Iesu Christe ! Tu ne peux PAS en épouser un autre !"
Quoi qu'il en soit, elle accepta de s'entretenir avec Valérien en privé dans les jardins de son père, selon la coutume.
-Je dois avouer que j'ai entendu parler de ta beauté, Cæcilia, commença Valérien... mais les rapports qui m'en ont été faits ne lui rendent aucunement justice. Tu n'es pas juste belle. Tu es ravissante, magnifique. J'ai été transfixé quand mes yeux ont vu les tiens.
-Oh... vraiment ? répondit la jeune femme, cherchant à calmer les battements fous de son cœur et la chaleur incompréhensible qui lui m***ait aux joues. Merci, Caïus Valerianus.
-Je t'en prie, pas de formalités entre nous. Appelle-moi Valérien.
-Mais... mais je n'en ai pas le droit. Je ne suis pas une dame, objecta Cécile.
-La tradition de l'Empire ne te l'autorise pas certes. Mais elle m'autorise à te le permettre. Alors, je t'en prie, appelle-moi juste par mon prénom.
C'est alors que Cécile comprit qu'elle avait affaire à quelqu'un d'assez rare dans les milieux patriciens : un jeune et ruche héritier qui n'était pas imbu de sa personne et de sa fortune. Quelqu'un qvev un bon fond, bien qu'étant un adorateur de Jupiter, Mars et Neptune.
-Bien... si tu le souhaites, Valérien.
Le jeune homme sourit. Avisant une harpe qui était là à quelques mètres d'eux (la tradition dit parfois "une cithare"), il dit :
-J'ai également ouï dire que tu es une musicienne très douée et d'un talent hors pair. Que tu joues de plusieurs instruments, et que ta voix est d'une magnificence à faire pleurer de joie. Serait-ce la vérité ?
-"Magnifique à faire pleurer de joie" ? Ma voix ? Je pense que cette rumeur est exagérée, dit Cæcilia en riant pour cacher son trouble. Je ne chante pas si bien que cela voyons ! Personne ne le peut.
-Mais je constate que tu n'as pas nié pour ce qui est des instruments, remarqua aussitôt Valerianus.
Après une courte hésitation, il ajouta :
-Puis-je écouter de ta musique ?
-Pardon ?
-Joue, je te prie, de cette harpe, dit le jeune patricien en allant se saisir de l'instrument et en le lui apportant. Fais-moi l'honneur d'entendre ta musique. Depuis qu'on me l'a vantée, je ne peux arrêter d'y penser. Laisse-moi t'écouter jouer, et peut-être chanter. Je t'en prie, Cæcilia.

La jeune femme, les joues rouges, regarda l'instrument, puis celui qui le lui tendait. Timidement elle prit la harpe. Valérien s'assit près d'elle et la regarda. Cécile, ayant pris un temps de concentration, se lança et joua l'un de ses plus beaux airs.
Hésitante au début, la mélodie gagna en légèreté et en fluidité. Comme elle en avait l'habitude, la jeune patricienne exerça ses phalanges et laissa courir ses doigts sur les cordes. La harpe, bien accordée, lui rendait bien les sons qu'elle lui demandait en toute intelligence. La mélodie m***a et Cécile, n'y tenant plus, laissa sa voix s'y mêler. Elle se mit à exalter la beauté de la nature et la puissance de Celui qui l'a créée... en prenant le soin de ne pas mentionner le Dieu des chrétiens. (Pas la peine de créer un scandale maintenant n'est-ce pas ?)
Valérien la regardait. Elle avait les yeux fermés, comme si elle cherchait au fond de son inspiration ou de son être, les paroles et notes qu'elle élevait dans les airs. Et il était clair pour les oreilles mélomanes de notre jeune homme que cette memodie était la plus belle qu'il ait jamaos entendue... Décidément, songea-t-il, cette jeune femme est pleine de surprises.

Le chant s'arrêta en toute délicatesse. Encore portée par ce qu'elle venait d'exprimer, Cæcilia gardait les yeux fermés et reprenait son souffle. Ému, Valérien ne songea même pas à applaudir. De toutes les façons, ce beau silence après une si magnifique mélodie ne méritait pas d'être pollué. Au contraire, il se contenta de dire ce qu'il en pensait.
-Par Phœbus... moi Caius Valerianus, je puis dire que j'ai été béni d'entendre quelque chose d'aussi beau. Jamais plus belle mélodie n'avait retenti à mes oreilles. Cæcilia, tu viens de m'offrir quelque chose de céleste. C'est... c'est comme si les dieux eux-mêmes avaient composé cet air et que tu les avais écoutés en cachette, apprenant la mélodie par cœur ! D'où te vient donc une si remarquable inspiration ?
La jeune femme revint à elle-même et sourit. Elle déposa la harpe à ses pieds et dit simplement :
-De mon cœur. La musique doit venir du cœur, sinon elle n'est pas authentique.

Leur conversation dura longtemps. Ils apprirent à se connaître et, quand Tiburce vint chercher son frère afin qu'ils rentrent au risque de s'att**der dans les rues de Rome, Valérien accepta à contrecœur de partir. A son grand étonnement, Cécile n'avait pas très envie de le voir partir... mais la promesse de le revoir dès le lendemain la rassura.
Et la fit paniquer aussitôt. Mais QUE SE PASSAIT-IL ?? Était-elle en train... de tomber... Amoureuse ?? Que nenni ! Elle s'est donnée à Jésus, voyons ! "Vœu de chasteté, Cæcilia, souviens-toi !"
Mais qu'allait-il advenir de ce vœu ? Leur mariage devait avoir lieu dans deux semaines. Lesquelles semaines furent à la fois une période d'anticipation (à cause des rencontres avec Valerien) et d'angoisse (à cause du jour fatidique qui approchait).

Deux jours avant le mariage, la mère de Cæcilia lui montrait les beaux cadeaux que Valerianus avait fait parvenir pour elle : des bijoux à la romaine, des colliers de Nubie, des coiffes persanes pour dame, des bracelets de perles nacrées,... mais surtout une magnifique cithare grecque toute neuve et rutilante, venue tout droit de Corinthe.
-On voit bien que tu lui plais énormément, filia mea (ma fille), lui dit la mater. Ton fiancé te gâte ! Je suis sûre que tu seras très belle dans l'une de ces robes, avec ces beaux châles et bijoux. Oh et regarde la magnifique cithare ! Quel bel instrument, n'est-ce pas ? Ne voudrais-tu pas l'essayer ?
-Plus t**d, mater, répondit Cæcilia d'une voix qui se voulait joyeuse, mais où sa mère pouvait percevoir une trace de mélancolie. Elle reposa la cithare et regarda sa fille.
-Que se passe-t-il, ma biche ? Tu m'as l'air un peu morose pour une demoiselle qui va se marier dans deux jours. Qu'as-tu donc qui te pèse au cœur ?
-Ce... ce n'est rien, sûrement la fatigue, se hâta de dire Cæcilia, peu désireuse de créer des problèmes à sa famille.
-Cæcilia, insista sa mère. Je te connais. Tu es inquiète. Et tu n'as jamais été bonne menteuse. Dis-moi ce qui ne va pas.
-Bien, mater, reprit-elle après une seconde d'hésitation. La vérité est que... Mater mea, je me sens mal de mentir à Valérianus. Car mon cœur appartient à un autre.
Sa mère la regarda, un peu surprise, puis soupira.
-Ah, le fameux premier amour... j'aurais dû m'en douter : si belle, brillante et talentueuse, forcément un autre s'est intéressé à toi avant Valerianus.
-Mater, ce...
-Ne t'en fais pas filia mea, je ne t'en veux pas. Nous passons tous par là tôt ou t**d après tout ! (Clairement la daronne n'a pas compris.) Mais tu n'as pas à t'inquiéter : aux côtés de Valerianus, tu apprendras à l'aimer. Votre amour et votre relation iront en s'améliorant, et tu finiras par oublier cet autre qui t'a fait battre le cœur avant lui. Crois-en ta vieille mère, j'ai connu cela aussi !
-Mater ! Tu n'es pas vieille ! Dit Cécile en riant enfin depuis le début de la soirée.
-Ah, un rire, enfin ! À te voir tout à l'heure on aurait dit que tu revenais d'une cérémonie funèbre ! Taquina sa mère. Puis reprenant son sérieux :
-Écoute ma biche, je comprends tes appréhensions, surtout au vu de te sentiments qui tanguent. Mais Valerianus fera un bon mari pour toi. Il t'aime, cela ne fait pas l'ombre du moindre doute. Et j'ai bien vu les doux regards que tu lui coules de temps à autre, ne me dis pas qu'il te laisse indifférente !
-Non mater, dit Cécile, bien sûr que non. Valérien... Il... me plaît beaucoup, ajouta-t-elle d'une voix timide. "Et c'est bien cela le problème !" pensa-t-elle.
-Eh bien voilà ! Je pense que tu devrais donner une chance à ce mariage. Vous erez heureux ensemble, si chacun de vous deux y met du sien. Allons, cesse de te torturer l'esprit ma chérie, et prépare-toi à devenir une Domina à ton tour.
Sur ce, sa mère se leva et sortit de la chambre, non sans s'arrêter un moment à la porte pour lui dire :
-Ma fille, Domina dans deux jours, et épouse du meilleur parti de cette ville à 15 ans seulement. Tu en as de la chance. Je savais depuis le jour de ta naissance que tu avais un destin spécial, Cécile.

La veille du mariage, Cécile était désemparée. Elle passa une bonne partie de la nuit à prier. Comment faire ? Elle n'allait tout de même pas devenir l'épouse d'un homme, elle qui avait jure se priver du plaisir des hommes ! Que penserait Iesu Christe à son égard ? Il fallait que le Seigneur l'aide !
Après une prière intense, la même douce voix qui l'a toujours apaisée lui parla : «Mon enfant, ne crains pas. Je suis avec toi. Et je demeurerai toujours avec toi.»
Dès cet instant, toute crainte, toute inquiétude quitta le cœur de Cæcilia. Elle savait dorénavant quoi faire. Elle regarda dans un coin de sa chambre et son regard croisa son angélique gardien (il lui arrivait parfois de voir l'ange) qui lui souriait d'un air rassurant : tout irait bien !

Le lendemain, dans le Temple de Jupiter, bien en évidence au Capitole romain, le mariage fut célébré. Dans le domaine de la famille de Valerianus ensuite, le banquet donné en l'honneur des époux fut mémorable. Il est dit qu'à l'arrivée des époux, des musiciens jouèrent un air si beau que Cæcilia ne put s'empêcher de chanter dessus. Les assistants eurent l'impression qu'un chœur invisible l'accompagnait alors qu'elle étonnait un hymne à l'amour improvisé. Elle soihaita dans cette hymne que son corps reste immaculé et réservé pour Celui qu'elle a choisi. Et tous crurent qu'elle chantait son amour pour son époux... (S'ils savaient !)
Ce soir-là, dans la chambre nuptiale, Valerianus s'avança calmement vers celle qui était désormais sa femme et lui prit la main. Mais...
-Valérien, je dois t'avouer une chose, dit Cécile en retirant sa main de la sienne. Je t'en prie, écoute-moi.
Un peu inquiet, le jeune homme l'invita à poursuivre.
-Je suis désolée de ne pas te l'avoir dit plus tôt mais... sache que mon cœur appartient à une autre.
Valérien n'en revenait pas. "Que dis-tu ??"
-Non, tu te méprends ! Se défendit la jeune femme en voyant le regard choqué et quelque peu furieux de son nouvel époux. Je ne t'ai pas trompé avec un autre. Je n'ai jamais été avec un homme.
-Mais alors, pourquoi dis-tu que ton cœur appartient à un autre ? Qui est cet "autre" que tu aimes ? demanda Valérien. Et après une douloureuse hésitation... "L'aimes-tu plus que moi ?"
Ne supportant pas la tristesse dans son regard, Cécile détourna les yeux, mais elle devait lui dire la vérité. "...Oui."
Valérien avala sa jalousie. "Qui est-il ?"
-Ceci me mène à mon second aveu, Valérien, dit Cécile à sa grande surprise. Je fais partie d'une communauté peu appréciée. Devant les hommes je m'appelle Cécile, mais chrétienne est mon plus beau nom. Cet autre que j'aime, c'est le Christ. Iesu Christe.
Valérien était foudroyé d'étonnement.
-Le Christ... tu es... chrétienne ?? Depuis quand ??
-Plusieurs années maintenant.
-Et qui d'autre est au courant ?
-Tu veux dire en dehors ds autres chrétiens ? Personne. C'est la première fois que j'en parle à quelqu'un qui n'est pas de notre assemblée, l'Ecclesia (Église). J'avoue que c'est un soulagement que de te le dire, Valérien !
Ce dernier comprenait mieux certaines choses dans l'attitude de sa nouvelle épouse. Oui, toit s'expliquent maintenant... à part un détail...
-Attends. J'ai vu des chrétiens mariés et ayant des enfants. Être au service de ce Jésus n'empêche pas une femme de se donner à son homme d'après ce que j'en ai compris. Alors pourquoi le fait que tu aimes Jésus t'empêcherait-il d'être intime avec moi ?
-Parce que je Lui ai fait une promesse, Valérien. La promesse de Lui être totalement consacrée. La promesse que jamais un homme ne me toucherait. Que je resterais pure jusqu'à la mort.
Valérien était estomaqué. Cécile poursuivit :
-Et depuis le jour de cette promesse, mon Seigneur a placé Son ange près de moi pour veiller sur moi. Et pour empêcher une homme de prendre ma pureté surtout sans mon consentement. S’il apprenait que, même légèrement, tu m’aies touché d’un amour impur, aussitôt il te frapperait et te ferait perdre la fleur de ta belle jeunesse. Mais si, au contraire, il apprend que tu m’aimes d’un amour pur, il t’aimera autant que moi et te montrera sa gloire.

Valérien prit un moment poir réfléchir à tout cela. Puis il dit :
-Cet ange dont tu parles, il est toujours près de toi ?
-Oui, Valérien. Toujours. Et si tu as bon cœur, si tu veux suivre Jésus et plonger dans les eaux du baptême, tu le verras.
-Alors montre-moi comment suivre Jésus et être baptisé, dit le nouvel époux sans hésiter.
Cécile était larmoyante de joie. Quelle grâce ! Elle avait tout avoué à son mari et, loin de s'en offusquer, il voulait comprendre mieux sa foi. Mieux encore,il voulait devenir CHRETIEN !!
Elle passa donc une partie de la nuit à lui raconter ce qu'elle savait de la Parole de Dieu, de Jésus, de Sa naissance, Sa vie et Son sacrifice sur la Croix, avabt d'arriver à la Résurrection et la Pentecôte.
Le lendemain, Cécile mena Valérien en secret auprès du pape Urbain, qui lui expliqua en profondeur la quintessence de la foi et, sur sa demande, le baptisa.

Plus t**d, ce fut au tour de Tiburce d'être baptisé. Et ces trois là devinrent inséparables. Toujours dans la cité à parler aux démunis et à leur venir en aide, à prêcher en secret pour répandre l'évangile, à encourager l'Ecclesia avec les compositions de Cécile...
Mais malheureusement les rumeurs les rattraperont : Valérien et Tiburce furent arrêtés et conduits devant le tribunal pour "appartenance à la secte dite des disciples de Jésus" et "complot contre les dieux de l'Empire Romain, le Sénat et le peuple".
Voyez-vous, Alexandre Severus (l'empereur de l'époque) n'avait pas vraiment de problème avec les chrétiens... mais le Sénat les percevait comme une menace et voulait s'en débarrasser. Alors ils persuadèrent l'empereur de publier des décrets anti-chrétiens afin que mes disciples du Christ soient vus comme des hors-la-loi, des criminels dangereux. "Pour le bien de l'Empire", disaient les Sénateurs. Donc, les chrétiens furent traqués, persécutés, jugés et exécutés.

Courageusement, Tiburce et Valérien affimèrent leur foi et, même quand il leur fut proposé de renoncer à leur foi pour vivre, refusèrent de le faire. Ils furent donc condamnés à mort par décapitation et exécutés. Le procès avait été rapide et impitoyable.

Quand Cæcilia apprit la nouvelle de la mort de son époux et de son beau-frère, elle fut très abattue. Mais les détails de la façon dont Valerianus et Tiburce avaient refusé de renoncer à Jésus lui servirent de réconfort : il y avait donc espoir qu'un jour, elle les revoie au Ciel ! Ils n'ont pas rejeté le Christ !
Malgré sa douleur, Cæcilia continua de faire de bonnes œuvres, de participer aux rassemblements de l'Ecclesia et de composer des hymnes. Bientôt cependant, ce fut à son tour d'être arrêtée et conduite devant le Préfet Almacio, le même homme qui avait fait exécuter Tiburce et Valerianus.
Face à lui cependant, elle ne se dém***a pas. Elle défendit sa foi avec assurance et, quand Almacio lui proposa de se dédire et de renier Jésus, elle répondit : "Mon amour pour Lui est trop grand pour que je Le rejette. Ma noblesse bient du fait que je suis la fille du Roi des rois. Mon talent me sert a glorifier Celui qui me l'a donné. Ce n'est pas une superstition que je suis, mais la vérité la plus pure". Almacio en avait assez entendu : il fit ramener Cæcilia chez elle et la codamna à être enfermée dans le caldarium (sauna/hammam) de sa propre demeure, pendant un jour et une nuit. En toute logique elle devrait être morte, n'est-ce pas ? Pourtant...
A la surprise générale et au choc d'Almacio, un jour et une nuit après, Cécile était non seulement vivante, mais intacte ! Elle sortit du caldarium joyeuse et glorifiant Dieu. Les témoins présent jureront plus t**d que l'air du caldarium était frais et sentait l'odeur des fleurs printanières.

Caecilia fut donc condamnée à la décapitation. Il fallut s'y prendre à trois fois pour lui infliger une blessure mortelle... et encore, elle tint bon après cela pendant tous jours, prêchant et encourageant ceux qui venaient la voir. Elle tint à parler à Urbain avant de rendre l'âme et lui confia sa maison, afin que celle-ci soit utile aux chrétiens.
Ainsi mourut Cæcilia Cecilii de Rome.

Des siècles après sa mort, son tombeau ouvert revela un corps intact toujours dans la même posture ouelle était morte : couchée sur le côté droit et les mains jointes.
La fameuse villa confiée à l'église devint la basilique Sainte Cécile de Tastevere.

Cécile de Rome est commémorée le 22 Novembre de chaque année.

Que Dieu te bénisse abondamment, toi qui me lis.

Address

Brazzaville

Opening Hours

Monday 09:00 - 23:45
Tuesday 09:00 - 23:45
Wednesday 09:00 - 23:45
Thursday 09:00 - 23:45
Friday 09:00 - 23:45
Saturday 09:00 - 22:00

Website

Alerts

Be the first to know and let us send you an email when L'Amour Divin Ministries posts news and promotions. Your email address will not be used for any other purpose, and you can unsubscribe at any time.

Contact The Place Of Worship

Send a message to L'Amour Divin Ministries:

  • Want your place of worship to be the top-listed Place Of Worship?

Share