15/07/2019
Culte du dimanche 14 juillet 2019 Thème:" Et l’amertume dans l’âme et il pria" Référence Biblique: 1Sam.1 :6-7
Orateur:
Nous abordons aujourd'hui encore les livres de Samuel qu’on va introduit il y a cela deux semaines, Certes,l'époque des juges n'est pas terminée et nous en verrons deux encore: Éli et Samuel, avant le début de la période des rois. Comme Il l'a fait pour Samson, Dieu commence par nous présenter la famille dans laquelle va naître Samuel.
Elkana était un Lévite (1 Chroniques 6:33 à 38) qui habitait la montagne d'Éphraïm. Il avait deux femmes: Peninna et Anne. Ce n'était pas selon la pensée de Dieu, et voyez quelles en sont les conséquences dans cette maison: de continuelles disputes, au point que Peninna peut être appelée l'ennemie d'Anne.
Au lieu de consoler celle-ci parce qu'elle n'a pas l'enfant qu'elle désire, Peninna ne cesse de la «chagriner aigrement». Des ennemis dans une famille? Quelle tristesse! Où en sont nos rapports entre frères et soeurs?
Bien-aimé, le caractère de Année, est est celui du croyant dans tous les âges. Sachez-le que son nom signifie «grâce» ; mais avant de répondre à ce nom, elle représente la chair incapable de porter du fruit pour Dieu. Il faut toujours commencer par là.
La parole de Dieu nous enseigne que l’homme naturel a deux caractères : méchanceté et incapacité, et la loi n’a pas d’autre but que de nous en convaincre. Mais il nous est plus facile de nous confesser coupables que d’admettre notre incapacité, car avouer l’impuissance de notre chair est profondément humiliant pour nous. Anne sentait cela, mais ce n’était pas toute son épreuve.
Comme jadis Sara, elle était en butte à la haine et au mépris de l’épouse selon la chair. Celle-ci était en pleine prospérité, car Peninna «avait des enfants» quand Anne n’en avait point ; mais la haine de la première était d’autant plus forte que l’amour de leur époux se reportait sur la femme misérable et stérile.
La pauvre Anne était pleine d’amertume et pleurait abondamment. Une ressource lui restait : porter son affliction devant l’Éternel, la Prière.
Le coeur de Dieu seul pouvait lui répondre en grâce ; elle se présente donc devant Lui à Silo. Une nouvelle épreuve l’y attend, après de sa rivale. Elle y rencontre le manque d’intelligence du chef spirituel de son peuple qui, confondant l’action de l’Esprit de Dieu avec celle de la chair, la croit ivre quand elle fut angoissée. Quelle souffrance !
En elle-même toute ressource lui manque ; le coeur du monde lui est hostile vous le voyez !!! Le monde te traite à sa manière… ceux qui portent le nom de l’Éternel la jugent et ne la comprennent pas aussi !
Comment manger et boire et se réjouir, quand l’unique désir de son âme n’a pas trouvé de réponse ? Elle ne tient pas d’avoir ce fils pour elle-même ; elle est toute disposée à le «donner à l’Éternel pour tous les jours de sa vie», à faire de lui un nazaréen pour Dieu, combien de nous ce matin n’avions-nous pas fait le vœux à Dieu, donnez peut-être ce qui est de cher pour toi à Jésus mais le ciel reste silencieux…Ne t’a fait cet avec calme, silence qu’on entend le secoure de Dieu Lamentation.3 :26 « Il est bon d’attendre en silence Le secours de l’Eternel.» ; mais pour Anne ce qu’il lui faut, c’est une marque de la faveur de Dieu, c’est la «grâce !» Dieu lui a-t-il donné ce nom en vain, à elle, la femme stérile ? La grâce seule lui reste, et c’était le point auquel il lui fallait arriver .
Éli a assez de conscience, car il était après tout un vrai serviteur de Dieu, pour que le langage de la vérité s’impose à lui et le fasse revenir de son impression première. Il bénit Anne de la part de Dieu : «Va en paix ; et que le Dieu d’Israël t’accorde la demande que tu lui as faite !» (v. 17).
Immédiatement la foi d’Anne s’empare de la grâce avant d’en avoir reçu les effets. Elle «s’en alla son chemin ; et elle mangea, et elle n’eut plus le même visage» (v. 18). Cette assurance de la foi suffit à fortifier son coeur et à la combler d’une joie qui se manifeste aux yeux de tous.
Oui, aujourd’hui ce problème concerne vous et moi, bref, il est universel, mais que cela ne tienne, celui qui a nous appellé est fidèle à sa parole, la bible nous dit mal gré cela Anne fit une chose, la prière, elle n’était pas parti par 4 chemins.
Dans la bible, nous voyons plusieurs exemples des réponses dans telles situations de l'amertume.
▪1.-Dans Phil.4 :6-7 « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Philippiens 4:7 Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.».
Frs et Sr, sur cette terre, nous avons, naturellement et à tenir compte d’un certain nombre d’éventualités dans nos vies et à prendre des dispositions, des précautions pour ne pas être pris de court ; agir autrement serait de la pure négligence. Même si cela existe, faut -il se soucier ce n’est pas la solution…Oui se mettre en souci n’est-ce-pas envisager et craindre plutôt les pires conséquences d’événements sur lesquels nous n’avons pas la possibilité d’exercer une influence ? Que dit la parole de Dieu, dans Mt6 :34 : « Ne soyez pas en souci pour le lendemain » ?
Oui, nous ne pouvons pas empêcher les soucis de surgir : rien n’est facile ici-bas. Mais la seule manière de ne pas nous laisser envahir par eux, c’est de mettre en pratique la parole de Dieu c’est quoi : ouvrir nos cœurs devant Dieu, lui exposer nos problèmes, nos craintes, nos besoins de tous ordres, tout simplement, avec actions de grâces, pour les réponses passées et celles qui viendront Alléluia !!. L’apôtre Pierre dit aux chrétiens dispersés et affligés par de terribles épreuves leur recommandait rejetez sur Dieu tout votre souci car il a soin de vous. Ne gardons rien pour nous, vidons entièrement nos cœurs devant lui.
Whaauuu, quelle bonté de Dieu de nous donner ainsi un libre accès auprès de lui, d’accepter de s’occuper de nos petites personnes avec un intérêt parfait et une totale attention ! Tout cela pour que nous puissions pleinement nous réjouir dans le Seigneur.
Bien-aimé, étant que chrétiens, nous sommes soumis aux limites et contraintes de tous les humains. Dès lors, nos dévouements à Christ peut être compromis par les circonstances extérieures et par nos propres réactions. Dans l’église de Philippe, il y a eu :
- Le découragement peut faire baisser les bras de ceux qui ont besoin de réussir pour persévérer ; c’était probablement un risque que couraient les Philippiens. Ils souffraient et combattaient pour Christ ( 1:29-30) et pouvaient bien se poser des questions quant à l’issue ou à l’utilité de ces difficultés. Mais le remède a cela , était la confiance en Dieu qui s’exprime par la prière et les actions de grâce. Alors la paix de Dieu nous remplit intérieurement, détourne nos yeux des difficultés, les dirige vers le Seigneur.
La solitude est également capable de nous détourner du dévouement à Christ. Le grand prophète Élie lui-même en a été victime lorsqu’il se croyait tout seul à servir l’Éternel : il a fixé son attention sur lui-même, a critiqué les autres, et s’est trouvé dessaisi de son service.
C’est ainsi bien-aimé, ce serait triste de limiter nos requêtes à nos besoins matériels. Dans un monde toujours plus corrompu et plus envahissant, nous devons veiller et prier afin qu’individuellement, en famille et en assemblée, nous soyons gardés et dirigés par le Seigneur dans chacune de nos circonstances.
Si nous sommes réellement et profondément en communion avec le Seigneur, nous ne pourrons faire autrement que de lui exposer « en toutes circonstances » nos requêtes, non pas en vrac, mais une par une, chacune avec un grand travail intérieur.
Mettons notre confiance en Dieu, en son amour et en sa sagesse. Il sait, après avoir exposé ses requêtes, que Dieu répondra en pleine connaissance de cause et conformément à sa nature, qui est amour. Quelle paix alors ! Ce n’est pas la résignation que pourrait avoir un esprit fataliste, mais c’est la paix de Dieu, celle dans laquelle il se trouve lui-même, n’étant troublé par rien, qui gardera nos cœurs et nos pensées dans le Christ Jésus.
Pourquoi sommes-nous parfois mécontents lorsque nos requêtes ne sont pas exaucées comme nous l’aurions voulu ? Très souvent, parce que nous n’avons pas une entière confiance en la bonté, en la sagesse et en la toute-puissance de Dieu. Peut-être Dieu veut-il exercer notre foi ? Peut-être Dieu veut-il attirer notre attention sur notre état intérieur ?
Pourquoi sommes-nous parfois mécontents lorsque nos requêtes ne sont pas exaucées comme nous l’aurions voulu ? Très souvent, parce que nous n’avons pas une entière confiance en la bonté, en la sagesse et en la toute-puissance de Dieu. Peut-être Dieu veut-il exercer notre foi ? Peut-être Dieu veut-il attirer notre attention sur notre état intérieur ?
Apprenons à abandonner toute inquiétude et aussi tout murmure par une confiance toujours plus totale en Celui qui nous aime d’une manière parfaite. Pour la foi, cette promesse divine demeure toujours : « Toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein » (Ro 8:28).
▪2. Nous avons un autre exemple dans l’histoire d’Ézéchias. Ce roi de Juda sait que ses jours sont comptés. L’Éternel le lui a dit : « Donne des ordres pour ta maison, car tu vas mourir » Esa 38:1). Plus résigné que soumis, il utilise néanmoins la seule ressource qui lui reste : la prière. Il rappelle sa fidélité p assée et attend, dans l’angoisse, la réponse de l’Éternel. Et cette réponse vient par le prophète Ésaïe : « J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes … et je te délivrerai » (v. 5). Après sa guérison, regardant en arrière, il dit : « Voici, au lieu de la paix j’avais amertume sur amertume ; mais toi, tu as aimé mon âme, la retirant de la fosse de destruction, car tu as jeté tous mes péchés derrière ton dos … Le vivant, le vivant est celui qui te louera, comme moi aujourd’hui » ( 38:17-19). Il ne met plus en avant sa fidélité ou ses mérites. Bien au contraire, il rappelle ses péchés passés, conscient de la grâce qui lui a été faite et du pardon qui lui a été accordé. Aussi, il se répand maintenant en louange et en reconnaissance. L’épreuve a atteint son but !
Anne est maintenant remplie de reconnaissance. Il ne lui suffit pas d’avoir trouvé l’allégresse et le repos après l’angoisse. Que rendra-t-elle à Dieu pour un si grand bienfait ? Ce qu’elle Lui avait promis au v. 11 : une consécration complète de son fils, une vraie séparation pour Lui. Exaucée par le don de Samuel, elle ne retire pas son offre : «Qu’il paraisse devant l’Éternel et qu’il habite là pour toujours». Cette humble femme du Lévite apporte au Seigneur un sacrifice coûteux «trois jeunes taureaux, un épha de farine et une outre de vin» — mais qui n’est rien en regard du don de Samuel. Elle se sépare de son fils unique, donné par Dieu même, de celui qu’elle avait «demandé à Dieu», montrant ainsi que pour elle Dieu a plus de prix que ce fils tant désiré.
Puissions-nous avoir une telle foi ! En vue de la manifester, Dieu met nos coeurs à l’épreuve. Comme pour Anne, cette épreuve ne sera pas, tout d’abord, un sujet de joie, mais d’amertume et de tristesse, mais ensuite elle portera un fruit paisible de justice à ceux qui sont exercés par son moyen.
Que vous bénisse abondamment