23/08/2026
📸 [À RETENIR DU CULTE DOMINICAL | DIM 23 AOÛT 2026]
Thème : Jésus-Christ, un moyen ou une finalité ? (Jean 6:22-69)
Orateur : Élie KANIONIO, Pasteur.
Jésus-Christ, un moyen ou une finalité ?
Bien-aimés, Shalom !
Voici l’essentiel de la prédication de ce dimanche 23 août.
En lisant ce texte (Jeanne 6:22-69), il s’agit d’une histoire, mais aussi d’une méditation, afin que l’Église reconsidère notre approche de Jésus-Christ comme Seigneur.
Que chacun revoie ses priorités dans sa dévotion au Seigneur.
Pourquoi prions-nous ? Pourquoi jeûnons-nous ? Pourquoi continuons-nous ? Pourquoi toute cette dévotion ? Faisons-nous toutes ces choses pour Dieu ?
On peut faire une bonne chose, mais de la mauvaise manière, et cela ne produit pas les résultats attendus.
* Le but de cette série n’est pas d’encourager les prédicateurs christocentriques déséquilibrés.
Par cette série, nous ne voulons pas encourager ou rejoindre ceux qui pensent que prêcher Jésus, c’est seulement parler de Jésus et citer le nom de Jésus.
Ce sont ces prédicateurs christocentriques qui disent qu’il faut prêcher seulement les choses qui se rapportent à Christ, mais que les autres notions bibliques ne sont pas importantes.
Bien-aimés, Jésus-Christ n’est pas qu’un individu. Jésus-Christ, c’est l’ensemble des vérités que Dieu voulait apprendre aux hommes afin qu’ils réussissent sur la terre et préparent leur éternité.
On ne pas prédicateur de Christ en prêchant uniquement son retour, car avant qu’Il ne revienne, il y a des talents qu’Il a mis en nous et qui doivent être fructifiés.
Certains choisissent la partie de Christ qui arrange leur position.
Mais le but de ce message est de nous rappeler l’ordre des priorités dans nos interactions avec Dieu.
Dans le Royaume, toutes choses sont utiles, mais toutes choses n’ont pas la même utilité.
Le but n’est pas de remettre en cause tout ce que Dieu fait avec nous et pour nous, mais plutôt de rétablir l’ordre des priorités.
Il y a des choses qui sont prioritaires, d’autres qui sont secondaires et d’autres encore qui sont périphériques.
C’est pourquoi cette série veut replacer Jésus au centre et aussi à la première place, afin qu’Il ne soit pas un moyen que nous utilisons pour résoudre nos problèmes.
Jésus : un moyen ou un but ?
Ce qui différencie un moyen d’un but, c’est qu’un moyen est quelque chose que l’on utilise de manière intermédiaire pour atteindre un but plus important.
Il y a des difficultés dans la vie à cause des besoins sociaux. Il y a un danger subtil qui guette le chrétien actuel : ce danger, c’est une déviation qui consiste à faire de Jésus un moyen pour obtenir certaines choses et non le but principal de sa dévotion (versets 23-27).
Le mot but peut être remplacé par finalité pour nous, le but ultime, c’est Jésus.
Jésus doit devenir la seule raison et la seule finalité, car nous ne sommes pas devenus des investisseurs, mais des chrétiens qui veulent vivre comme Christ.
Jésus est le but et la finalité de la vie.
Si Jésus demeure votre but et votre finalité, votre relation avec Lui ne dépendra pas de ce qu’Il vous donne.
Tout ce que Dieu nous donne n’est que des frais de mission pour servir à accomplir sa volonté.
* Dans Ecclésiaste 4:17, il est question de l’ordre des priorités lorsqu’on s’approche de Dieu et qu’on applique ce principe.
* Dans Matthieu 6:33, il y a également un ordre de priorité. On n’embrasse pas toutes choses au même moment.
* Dans Marc 23:23, Jésus reproche aux Pharisiens d’être minutieux dans le règlement de la dîme. Entre les deux choses, toutes sont importantes, mais il y a un ordre de priorité.
Si tu utilises Jésus comme un moyen ou comme une méthode, un jour ou l’autre, tu L’abandonneras.
Parfois, l’homme est porté par les résultats, quels que soient les moyens.
* Dans Matthieu 5:23-24, l’image de cet homme nous montre qu’il y a une tendance naturelle chez l’homme : celle d’abandonner.
Mais si Jésus est votre but, même en manquant certaines choses, nous resterons chrétien toute votre vie !
Que Dieu suscite des chrétiens qui peuvent dire : Jusqu’au bout, je veux Te suivre, dans les bons comme dans les mauvais jours.
Lorsque Jésus est notre but, il n’y a pas de mauvais jours qui peuvent éteindre notre flamme.
Les gens qui sont venus à Jésus comme un moyen, le jour où ils se retrouvent dans une situation différente ou lorsqu’ils obtiennent ce qu’ils cherchaient, ils L’abandonnent.
Mais si Jésus demeure notre but, aucun niveau d’aisance sociale ne peut nous éloigner de Lui.
Nous nous sommes convertis pour Lui appartenir ici sur terre et dans l’éternité.
Si Dieu nous donne tout ce que nous cherchons, continuerons-nous à prier comme nous le faisons aujourd’hui ?
Ceux qui continueront sont les seuls pour qui Jésus est véritablement le but.
(1) Jésus ne doit pas être un moyen pour obtenir des solutions
Dans le texte, nous avons trois choses qui résument le fait qu’il y a des gens qui utilisent Jésus comme un moyen et non comme une finalité.
1. N’utilisons pas Jésus comme un moyen pour obtenir des solutions, mais faisons de Lui le but pour lequel nous venons dans Sa présence.
Qu’Il devienne notre but.
Tout ce qu’Il nous donne devient alors un moyen de Le satisfaire davantage.
Mais lorsqu’Il n’était qu’un moyen, après avoir obtenu les résultats recherchés, on peut facilement L’abandonner.
En revenant dans notre text de base, Jésus venait d’opérer un grand miracle : la fameuse multiplication des pains.
Ici, les pains sont l’image d’un besoin social auquel Jésus répond.
Nous voyons dans ce texte que Jésus les enseignait d’abord, puis s’occupait de leurs besoins.
Après ce miracle, les gens commencent à chercher Jésus.
Lorsqu’ils ont vu que Jésus et les disciples n’étaient plus présents, ils sont eux-mêmes montés dans des barques vers une autre ville à la recherche de Jésus.
Ici, c’est l’image de ceux qui font des sacrifices pour Jésus, mais qui, en réalité, n’ont pas besoin de Lui.
Et l’ayant trouvé, ils demandèrent : Quand es-Tu arrivé ici ?
Mais dans leur flatterie, Jésus leur rappela quelle était leur véritable intention.
Jésus leur dit qu’ils ne Le cherchaient pas parce qu’ils avaient compris qui Il était, mais parce qu’ils avaient mangé du pain et avaient été rassasiés.
Il y a une catégorie de personnes qui sont assidues au départ, mais une fois qu’elles ont obtenu ce qu’elles cherchaient, elles ne viennent plus comme avant, parce que Jésus était seulement un moyen de changer ou de réussir leur vie.
Jésus n’est alors qu’une voie pour se retrouver dans la vie, car elles n’ont vu en Lui qu’un moyen.
Jésus peut tout nous donner et peut même être le moyen de notre élévation, mais Lui n’est pas le moyen : Il est le but.
2. Jésus doit rester notre raison, même lorsque nous n’obtenons pas ce que nous voulons.
Dans 1 Corinthiens 15:19, Paul décrit les attitudes qui existaient dans l’Église de Corinthe.
En introduisant la lettre aux Corinthiens, il disait que cette Église ne manquait d’aucun don. Mais il leur montre aussi que si notre espérance en Christ se limite seulement aux choses de cette terre, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes.
Car les choses que nous recherchons, certains les possèdent sans même prier.
Jésus n’est pas contre les choses de la terre. Il peut tout nous donner. Mais mieux que tout cela, c’est Lui que nous avons.
Bien-aimés, le meilleur scénario est celui qui consiste à s’attacher à Jésus à cause de la révélation que nous avons de Sa personne et non à cause des choses que nous attendons de Lui.
Aux versets 66-69, lorsque finalement Jésus a tenu ces discours difficiles et que plusieurs ont cessé de Le suivre, Il leur a montré qu’ils Le suivaient à cause du pain, alors qu’Il se présentait comme le véritable Pain avec lequel ils devaient entrer en relation.
Lorsque le Seigneur a quitté la dimension de manger le pain et a commencé à parler de leur relation avec Lui, plusieurs se sont retirés, eux qui étaient attachés à Lui à cause de leur ventre.
Plusieurs L’ont quitté, mais les douze sont restés. Simon Pierre lui répondit : À qui d’autre irions-nous ?
Voilà le type de personnes pour qui Jésus n’est pas un moyen, mais le but de leur vie.
3. Jésus reste Seigneur même lorsqu’Il ne nous secourt pas comme nous le souhaitons.
En terminant, dans Actes 7:54, nous voyons un homme qui est arrêté à cause de Christ et non à cause de ce qu’il pouvait obtenir de Lui.
Étienne avait tenu un long discours et avait montré à Israël l’opportunité qu’ils avaient manquée de croire en Jésus. Mais, faute de révélation, ils L’avaient crucifié en complicité avec les autorités romaines.
Étienne démontra en quoi les Juifs étaient coupables. Après ce discours, les gens étaient furieux et Ils décidèrent alors de le lapider.
Mais chose étonnante : Étienne, rempli du Saint-Esprit, fixa les yeux vers les cieux et vit Jésus debout à la droite du Père, dans une position qui montre qu’Il était prêt à intervenir.
Doctrinalement parlant, Jésus est assis à la droite du Père, mais ici, Il était debout.
Il y avait un témoin qui était prêt à être lapidé.
Les gens l’entraînèrent hors de la ville pour le lapider.Pendant qu’on le lapidait, Étienne priait et disait : Seigneur Jésus, reçois mon esprit.
Il L’a appelé Seigneur parce que, même lorsqu’Il n’intervient pas comme nous le souhaitons, Il demeure Seigneur.
Étienne est resté fidèle même lorsque le Seigneur ne l’a pas secouru de la manière qu’il aurait pu attendre.
Frères et sœurs, c’est cela le sens de la vie chrétienne.
Nous ne cherchons pas le Seigneur uniquement pour son secours ; nous Le cherchons pour Lui.
Dieu n’est pas contre toutes ces choses qu’Il peut nous donner. Nous continuons à prêcher parce qu’Il veut que l’ordre des priorités soit rétabli.
Il est d’abord la raison de la vie chrétienne avant d’être le moyen par lequel nous obtenons quelque chose.
Le jour où Il donne, Il est Seigneur.
Et le jour où Il ne donne pas, Il demeure Seigneur.
Lorsque Jésus a Sa place de Seigneur dans notre vie, le reste des choses nous sera donné par-dessus.
Que Dieu nous donne de continuer avec Lui jusqu’au bout, malgré tout.