25/01/2023
Le concept -
….. C’est à partir de la Paracha « Vaéra », celle de cette semaine, puis la suivante (celle de Bo), que la Torah nous raconte comment Moïse, « Moshé », dut se confronter à « Paro », le Pharaon, pour laisser partir le peuple d’Israël de « Mitsraïm » ; l’Egypte. Mais avant de débuter notre commentaire ( sur le livre L'EXODE) , il nous faut d’abord analyser les caractéristiques essentielles de ces deux personnages bibliques, et aussi, savoir découvrir quel est le message universel qu’ils véhiculent ; puisqu’ils sont mentionnés dans le Récit Thoraïque.
Bien qu’il soit « l’une de Ses créatures », l’archétype Pharaon représente dans la Torah, le « Ratson Lékabèl », le désir de recevoir non réparé ; l’égoïsme absolu à l’opposé du Créateur.
Dans Pharaon, il n’y a rien de spirituel, l’âme supérieure ne l’accompagne pas ; elle n’illumine pas. Pharaon est considéré en Kabbalah comme du « Néfesh absolu », une âme végétative (ou animale) qui ne brille pas ; il représente au niveau individuel le mauvais penchant ; le « Yétsèr HaRa’ ».
Cependant, et bien qu’il soit le stade le plus inférieur, le « Moi-Pharaon » est le plus indispensable au développement spirituel. En effet, lorsque la créature répare son « niveau Paro » ; il sort de « Métsarim », ses limites (autre lecture de Mitsraïm, l’Egypte).
C’est ainsi, qu’en sortant de « sa propre Egypte », l’homme parachève sa réparation et participe dans le même temps au « Tiqoun universel » : la restauration de l’Unité dans notre monde.
Aussi, et parce que l’objectif essentiel de l’étude de la Kabbalah est l’amélioration de l’être, son enseignement cherchera toujours à nous faire ressentir avec acuité notre niveau Pharaon et son rapport d’antagonisme avec le Créateur.
A partir de là, il nous sera révélé, que « Paro » peut être lu (et doit être compris) comme « Pé-Ra’ », la mauvaise bouche car étrangère à la Parole créatrice; « Paro » dans son désir totalement primaire, rend la création « muette », assujettie à la puissance du mal (l’égo).
Voilà pourquoi, les autres dénominations qui le définissent sont « Pé-Mé’our’ar », la bouche secouée (celle qui a promis et n’a pas tenu sa promesse), mais aussi « ‘Houts-Pa », la bouche extérieure (ou insolente), car étrangère à l’intériorité.
C’est cette insolence radicalement opposée au Verbe divin, que la 5ème plaie d’Egypte frappera ; la peste ou « Déver » (Dalèt, Vav, Reich) ; mot dont la racine hébraïque est celle de « Davar » ;
À SUIVRE