Carm Saint Charles Lwanga de Bandalungwa

Carm Saint Charles Lwanga de Bandalungwa AIDONS LA VIERGE MARIE À NOUS AIDÉ

09/08/2022


..........09.08.2022
« VOICI L’ÉPOUX ! SORTEZ À SA RENCONTRE » (Mt 25, 1-13)




Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Acclamation :
Alléluia, alléluia.
Viens, épouse du Christ, reçois la couronne,
que le Seigneur t’a préparée pour l’éternité.
Alléluia.

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples cette parabole :
« Le royaume des Cieux sera comparable
à dix jeunes filles invitées à des noces,
qui prirent leur lampe
pour sortir à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient insouciantes,
et cinq étaient prévoyantes :
les insouciantes avaient pris leur lampe
sans emporter d’huile,
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes,
des flacons d’huile.
Comme l’époux t**dait,
elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri :
“Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent
et se mirent à préparer leur lampe.
Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes :
“Donnez-nous de votre huile,
car nos lampes s’éteignent.”
Les prévoyantes leur répondirent :
“Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous,
allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”
Pendant qu’elles allaient en acheter,
l’époux arriva.
Celles qui étaient prêtes
entrèrent avec lui dans la salle des noces,
et la porte fut fermée.
Plus t**d, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour
et dirent :
“Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”
Il leur répondit :
“Amen, je vous le dis :
je ne vous connais pas.”

Veillez donc,
car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Avec MARIA-VALTORTA.ORG
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Correspondance dans "L’Évangile tel qu’il m’a été révélé" de Maria Valtorta :

💝 LA PARABOLE DES DIX VIERGES

En présence des paysans de Giocana, d'Isaac et de nombreux disciples, des femmes, parmi lesquelles Marie Très Sainte et Marthe et de beaucoup de gens de Béthanie, Jésus parle. Tous les apôtres sont présents. L'enfant, assis en face de Jésus, ne perd pas une parole. Le discours est commencé depuis peu, car il arrive encore des gens...

Jésus dit : "...et c'est à cause de cette crainte que je vois si vive chez plusieurs, que je veux vous proposer aujourd'hui une douce parabole. Douce pour les hommes de bonne volonté, amère pour les autres. Mais ces derniers ont le moyen de supprimer cette amertume. Qu'ils deviennent, eux aussi, des gens de bonne volonté et le reproche que la parabole fait naître dans leur conscience cessera d'exister.

Le Royaume des Cieux est la maison des épousailles qui s'accomplissent entre Dieu et les âmes. Le moment où l'on y entre, c'est le jour des épousailles.

Écoutez donc. Chez nous, c'est une coutume que les jeunes filles escortent l'époux qui arrive, pour le conduire au milieu des lumières et des chants vers la maison nuptiale avec sa douce épouse. Le cortège quitte la maison de l'épouse qui, voilée et émue, se dirige vers le lieu où elle sera reine, dans une maison qui n'est pas la sienne mais qui devient sienne à partir du moment où elle s'unit à son époux. Alors le cortège des jeunes filles, des amies de l'épouse la plupart, accourent à la rencontre de ces deux heureux pour les entourer d'un cercle de lumières.

Or il arriva dans un pays que l'on fit des noces. Pendant que les époux, avec leurs parents et amis, s'en donnaient à cœur joie dans la maison de l'épouse, dix jeunes filles se rendirent à leur place dans le vestibule de la maison de l'époux, prêtes à sortir à sa rencontre quand le bruit lointain des cymbales et des chants viendrait les avertir que les époux avaient quitté la maison de l'épouse pour venir à celle de l'époux. Mais le banquet, dans la maison des noces, se prolongeait et la nuit survint. Les vierges, vous le savez, gardent toujours leurs lampes allumées pour ne pas perdre de temps au dernier moment. Or, parmi ces dix vierges qui avaient leurs lampes allumées et qui éclairaient bien, il y en avait cinq sages et cinq sottes. Les sages, pleines de prudence, s'étaient munies de petits vases pleins d'huile pour pouvoir remplir les lampes si la durée de l'attente était plus longue que prévu, alors que les sottes s'étaient bornées à bien remplir leurs petites lampes.

Les heures passèrent, l'une après l'autre. Conversations gaies, bonnes histoires, plaisanteries charmaient l'attente. Mais après cela, elles ne surent plus que dire ni que faire. Ennuyées, ou simplement fatiguées, elles s'assirent plus à leur aise avec leurs lampes allumées toutes proches et tout doucement elles s'endormirent. Minuit arriva et on entendit un cri : "Voici l'époux, allez à sa rencontre !" Les dix vierges sursautèrent en entendant l'ordre, prirent les voiles et les guirlandes, se coiffèrent et coururent vers la table où étaient les lampes. Cinq d'entre elles étaient en train de languir... La mèche, que l'huile ne nourrissait plus, toute consumée, fumait avec des éclairs de plus en plus faibles, prête à s'éteindre au moindre souffle d'air. Les cinq autres, au contraire, garnies par les vierges prudentes avant leur sommeil, avaient une flamme encore vive qui se raviva davantage quand on ajouta de l'huile dans le réservoir de la lampe.

"Oh !" dirent les sottes suppliantes, "donnez-nous un peu de votre huile, car autrement nos lampes vont s'éteindre, rien qu'à les prendre. Les vôtres sont déjà belles!..." Mais les prudentes répondirent: "Dehors souffle le vent de la nuit, et la rosée tombe à grosses gouttes. Il n'y a jamais assez d'huile pour faire une flamme robuste qui puisse résister au vent et à l'humidité. Si nous vous en donnons, il arrivera que nos lumières vacilleront elles aussi. Et bien triste serait le cortège des vierges sans les palpitations des petites flammes ! Allez, courez chez le marchand le plus proche, priez-le, frappez à sa porte, faites-le lever pour qu'il vous donne de l'huile". Et elles haletantes, froissant leurs voiles, tachant leurs vêtements, perdant les guirlandes, en se heurtant et en courant, suivirent le conseil de leurs compagnes.

Mais, pendant qu'elles allaient acheter de l'huile, voilà qu'apparaît au fond de la rue l'époux accompagné de l'épouse. Les cinq vierges, qui étaient munies des lampes allumées, allèrent à leur rencontre et, au milieu d'elles, les époux entrèrent dans la maison pour la fin de la cérémonie, lorsque les vierges auraient escorté en dernier lieu l'épouse jusqu'à la chambre nuptiale. La porte fut close après l'entrée des époux et qui se trouvait dehors, dehors resta. Ce fut le sort des cinq sottes qui, arrivées enfin avec leur huile, trouvèrent la porte verrouillée et frappèrent inutilement en se blessant les mains et en criant d'une voix gémissante: "Seigneur, seigneur, ouvre-nous ! Nous faisons partie du cortège des noces. Nous sommes les vierges propitiatoires, choisies pour apporter honneur et fortune à ton mariage". Mais l'époux, du haut de la maison, quitta pour un instant les invités plus intimes auxquels il faisait ses adieux pendant que l'épouse entrait dans la chambre nuptiale, et leur dit: 'En vérité je vous dis que je ne vous connais pas. Je ne sais pas qui vous êtes. Vos visages n'étaient pas en fête autour de mon aimée. Vous êtes des usurpatrices. Restez donc hors de la maison des noces". Et les cinq sottes, en pleurant, s'en allèrent par les rues noires, avec leurs lampes désormais inutiles, leurs vêtements fripés, leurs voiles arrachés, leurs guirlandes défaites ou perdues...

Et maintenant vous comprenez la parole renfermée dans la parabole. Je vous ai dit au début que le Royaume des Cieux est la maison des épousailles qui s'accomplissent entre Dieu et les âmes. Aux noces célestes sont appelés tous les fidèles, car Dieu aime tous ses enfants. Les uns plus tôt, les autres plus t**d se trouvent au moment des épousailles et c'est un sort heureux que d'y être arrivé.

Mais écoutez encore. Vous savez que les jeunes filles considèrent comme un honneur et une heureuse fortune d'être appelées comme servantes autour de l'épouse. Voyons dans notre cas ce que représentent les personnages et vous comprendrez mieux. L'Epoux c'est Dieu. L'épouse c'est l'âme d'un juste qui, après avoir passé le temps des fiançailles dans la maison du Père, c'est-à-dire sous la protection de la doctrine de Dieu et dans l'obéissance à cette doctrine, en vivant selon la justice, se trouve amenée dans la maison de l'Époux pour les noces. Les servantes-vierges sont les âmes des fidèles qui, grâce à l'exemple laissé par l'épouse, cherchent à arriver au même honneur en se sanctifiant. Pour l'épouse, le fait d'avoir été choisie par l'époux à cause de ses vertus, est le signe qu'elle était un exemple vivant de sainteté. Les jeunes filles sont en vêtements blancs, propres et frais, en voiles blancs, couronnées de fleurs. Elles ont dans les mains des lampes allumées. Les lampes sont bien propres, avec la mèche nourrie de l'huile la plus pure afin qu'elle ne soit pas malodorante.

_En vêtements blancs._ La justice pratiquée avec fermeté donne des vêtements blancs et bientôt viendra le jour qu'ils seront parfaitement blancs, sans même le plus lointain souvenir d'une tache, d'une blancheur surnaturelle, d'une blancheur angélique.

_En vêtements nets._ Il faut, par l'humilité, tenir toujours net le vêtement. Il est si facile de ternir la pureté du cœur, et celui qui n'est pas pur en son cœur ne peut voir Dieu. L'humilité est comme l'eau qui lave. L'humble, parce que son œil n'est pas obscurci par la fumée de l'orgueil, s'aperçoit tout de suite qu'il a terni son vêtement. Il court vers son Seigneur et Lui dit : "J'ai perdu la netteté de mon cœur. Je pleure pour me purifier. Je pleure à tes pieds. Et Toi, mon Soleil, blanchis mon vêtement par ton pardon bienveillant, par ton amour paternel !"

_En vêtements frais._ Oh ! La fraîcheur du cœur ! Les enfants la possèdent par suite d'un don de Dieu. Les justes la possèdent par un don de Dieu et par leur propre volonté. Les saints la possèdent par un don de Dieu et par une volonté allant jusqu'à l'héroïsme. Mais les pécheurs, dont l'âme est en loques, brûlée, empoisonnée, salie ne pourront-ils alors jamais plus avoir un vêtement frais ? Oh ! oui, qu'ils peuvent l'avoir.

Ils commencent à l'avoir du moment où ils se regardent avec mépris, ils l'augmentent quand ils ont décidé de changer de vie, le perfectionnent quand par la pénitence ils se lavent, se désintoxiquent, se soignent, refont leur pauvre âme. Avec l'aide de Dieu qui ne refuse pas son secours à qui demande son aide sainte, par leur propre volonté portée à un degré qui dépasse l'héroïsme, car en eux il n'y a pas lieu de protéger ce qu'ils possèdent, mais de reconstruire ce qu'ils ont abattu, donc effort double et triple et septuple et enfin par une pénitence inlassable, implacable à l'égard du moi qui était pécheur, ils ramènent leur âme à une nouvelle fraîcheur enfantine, rendue précieuse par l'expérience qui fait d'eux des maîtres pour ceux qui autrefois étaient comme eux, c'est-à-dire pécheurs.

_En voiles blancs._ L'humilité ! J'ai dit: "Quand vous priez ou faites pénitence, faites en sorte que le monde ne s'en aperçoive pas". Dans les livres sapientiaux, il est dit: "Il n'est pas bien de révéler le secret du Roi". L'humilité est le voile blanc que l'on met pour le défendre sur le bien que l'on fait et sur le bien que Dieu nous accorde. Ne pas se glorifier de l'amour privilégié que Dieu nous accorde, ne pas chercher une sotte gloire humaine. Le don serait tout de suite enlevé. Mais le chant intérieur du cœur à son Dieu : "Mon âme te glorifie, ô Seigneur... parce que Tu as tourné ton regard vers la bassesse de ta servante".

Jésus s'arrête un instant et jette un regard vers sa Mère qui rougit sous son voile et s'incline profondément comme pour remettre en place les cheveux de l'enfant assis à ses pieds, mais en réalité pour cacher l'émotion de son souvenir...

_Couronnée de fleurs._ L'âme doit tresser sa guirlande quotidienne d'actes de vertu, car en présence du Très-Haut, rien ne doit rester de vicieux et rien ne doit rester d'un aspect négligé. Guirlande quotidienne, ai-je dit, car l'âme ne sait pas quand Dieu-Epoux lui apparaîtra pour lui dire : "Viens". Il ne faut donc pas se lasser de renouveler la couronne. N'ayez pas peur. Les fleurs perdent leur fraîcheur, mais les fleurs des couronnes vertueuses ne la perdent pas. L'ange de Dieu, que chaque homme a à côté de lui, recueille ces guirlandes quotidiennes et les apporte au Ciel et on en fera un trône au nouveau bienheureux quand il entrera comme épouse dans la maison nuptiale.

Elles ont leurs lampes allumées. A la fois pour honorer l'Époux et pour se guider en chemin. Comme elle est brillante la foi et quelle douce amie elle est ! Elle donne une flamme qui rayonne comme une étoile, une flamme qui rit car elle est tranquille dans sa certitude, une flamme qui rend lumineux même l'instrument qui la porte.

Même la chair de l'homme que nourrit la foi semble, dès cette terre, devenir plus lumineuse et plus spirituelle, exempte d'un vieillissement précoce. Car celui qui croit se laisse guider par les paroles et les commandements de Dieu pour arriver à posséder Dieu, sa fin, et par conséquent il fuit toute corruption, il n'a pas de troubles, de peurs, de remords, il n'est pas obligé de faire des efforts pour se rappeler ses mensonges ou pour cacher ses mauvaises actions, et il se conserve beau et jeune de la belle incorruptibilité des saints. Une chair et un sang, un esprit et un cœur nets de toute luxure pour conserver l'huile de la foi, pour donner une lumière sans fumée. Une volonté constante pour nourrir toujours cette lumière. La vie de chaque jour avec ses déceptions, ses constatations, ses contacts, ses tentations, ses frictions, tend à diminuer la foi. Non ! Cela ne doit pas arriver. Allez chaque jour aux sources de l'huile suave, de l'huile de la sagesse, de l'huile de Dieu.

Une lampe peu alimentée peut s'éteindre au moindre vent, peut être éteinte par la lourde rosée de la nuit. La nuit... L'heure des ténèbres, du péché, de la tentation vient pour tous. C'est la nuit de l'âme. Mais si elle se remplit, elle-même, de foi, sa flamme ne peut être éteinte par le vent du monde ni par le brouillard de la sensualité.

Pour conclure, vigilance, vigilance, vigilance. L'imprudent qui ose dire : "Oh ! Dieu viendra à un moment où j'aurai encore la lumière en moi", qui se met à dormir au lieu de veiller, à dormir dépourvu de ce qu'il faut pour se lever promptement au premier appel, qui attend le dernier moment pour se procurer l'huile de la foi ou la mèche résistante de la bonne volonté, court le risque de rester dehors à l'arrivée de l'Époux. Veillez donc avec prudence, avec constance, avec pureté, avec confiance pour être toujours prêts à l'appel de Dieu car en réalité vous ne savez pas quand Il viendra.

Mes chers disciples, je ne veux pas vous amener à avoir peur de Dieu, mais plutôt à avoir foi en sa bonté. Aussi bien vous qui restez que vous qui partez, pensez que, si vous faites ce que firent les vierges sages, vous serez appelés non seulement à escorter l'Époux mais, comme pour la jeune Esther, devenue épouse à la place de Vasti, vous serez choisis et élus comme épouses car l'Époux aura "trouvé en vous toute grâce et toute faveur, au-dessus de tout autre". Je vous bénis, vous qui partez. Portez en vous et apportez à vos compagnons ces paroles que je vous ai adressées. La paix du Seigneur soit toujours avec vous."

AE 3,67 - NE 3,206
http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-067.htm

06/08/2022
27/07/2022

Accessoire traditionnel et incontournable de la mariée, le bouquet de fleurs est au centre d’une multitude de traditions.

13/07/2022

Provided to YouTube by TuneCoreNotre Dame de la prière · Emmanuel MusicMarie, apprends-nous à prier (Chants, chapelet à l'Ile-Bouchard)℗ 2012 Il est vivant -...

10/07/2022


..........11.07.2022
« VOUS QUI M’AVEZ SUIVI, VOUS RECEVREZ LE CENTUPLE »— Mt 19, 27-29




Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Acclamation :
Alléluia. Alléluia.
Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux !
Alléluia.
— Mt 5, 3

En ce temps-là,
Pierre prit la parole et dit à Jésus :
« Voici que nous avons tout quitté pour te suivre :
quelle sera donc notre part ? »
Jésus leur déclara :
« Amen, je vous le dis :
lors du renouvellement du monde,
lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire,
vous qui m’avez suivi,
vous siégerez vous aussi sur douze trônes
pour juger les douze tribus d’Israël.
Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom,
des maisons, des frères, des sœurs,
un père, une mère, des enfants,
ou une terre,
recevra le centuple,
et il aura en héritage la vie éternelle. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Avec MARIA-VALTORTA.ORG
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Correspondance dans "L’Évangile tel qu’il m’a été révélé" de Maria Valtorta :

LA RENCONTRE AVEC LE JEUNE HOMME RICHE .* -

Jésus reprend, en regardant la caravane du jeune homme riche qui s'éloigne : "En vérité je vous dis qu'il est plus facile qu'un chameau passe par le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu."

"Mais alors qui pourra jamais se sauver ? La misère rend souvent pécheur à cause de l'envie et du peu de respect pour ce qui appartient à autrui et de la défiance envers la Providence... La richesse est un obstacle à la perfection... Et alors ? Qui pourra se sauver ?"

Jésus les regarde et leur dit : "Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu, car à Dieu, tout est possible. Il suffit que l'homme aide son Seigneur par sa bonne volonté. Et c'est de la bonne volonté d'accepter le conseil reçu et de s'efforcer d'arriver à se libérer des richesses. À se libérer de tout pour suivre Dieu. Car voici ce que c'est que la vraie liberté de l'homme : suivre les paroles que Dieu murmure au cœur et ses commandements, ne pas être esclave ni de soi-même, ni du monde, ni du respect humain, et donc pas esclave de Satan. User de la splendide liberté d'arbitre que Dieu a donné à l'homme pour vouloir librement et uniquement le Bien et obtenir ainsi la vie éternelle, toute lumineuse. libre, bienheureuse. Il ne faut pas être esclave même de sa propre vie si pour la seconder on doit résister à Dieu. Je vous l'ai dit : "Celui qui perdra sa vie par amour pour Moi et pour servir Dieu la sauvera pour l'éternité"

"Voilà ! Pour te suivre nous avons quitté toutes choses, même les plus licites. Que nous en arrivera-t-il donc ? Entrerons-nous alors dans ton Royaume ?" demande Pierre.

"En vérité, en vérité, je vous dis que ceux qui m'auront suivi de cette façon, et qui me suivront — car il est toujours temps de réparer la paresse et les fautes faites jusqu'ici, toujours temps, tant que l'on est sur la Terre et que l'on a devant soi des jours où on peut réparer le mal commis - ceux qui me suivront seront avec Moi dans mon Royaume. En vérité je vous dis que vous qui m'avez suivi dans la régénération vous siégerez sur des trônes pour juger les tribus de la Terre avec le Fils de l'homme assis sur le trône de sa gloire. En vérité je vous dis encore qu'il n'y aura personne qui, ayant par amour de mon Nom quitté maison, champs, père, mère, frères, épouse, enfants et sœurs, pour répandre la Bonne Nouvelle et me continuer, qui ne reçoive le centuple en ce temps et la vie éternelle dans le siècle futur."

"Mais si nous perdons tout, comment pourrons-nous centupler notre avoir ?" demande Judas de Kériot.

"Je répète : ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. Et Dieu donnera le centuple de joie spirituelle à ceux qui d'hommes du monde auront su se rendre fils de Dieu, c'est-à-dire hommes spirituels. Ils jouiront de la vraie joie ici et au-delà de la Terre. Et je vous dis encore que ce ne sont pas tous ceux qui semblent les premiers, et devraient l'être ayant reçu plus que tous, qui seront tels. Et ce ne sont pas tous ceux qui semblent les derniers, et moins que les derniers, n'étant pas en apparence mes disciples et n'appartenant même pas au Peuple élu, qui seront les derniers. En vérité beaucoup des premiers deviendront derniers et beaucoup de derniers, de tout à fait derniers, deviendront premiers... Mais voilà Doco.

AE 8,37 - NE 9,576
http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-037.htm

06/07/2022

Jeudi 7 Juillet
Le jeudi de la 14e semaine du temps ordinaire
Psaume 80(79),2ac.3bc.15bc-16.
Berger d'Israël, écoute,
resplendis au-dessus des Kéroubim,
Réveille ta vaillance
et viens nous sauver.

Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu'a plantée ta main puissante,
le rejeton qui te doit sa force.

06/07/2022

Jeudi 7 Juillet
Le jeudi de la 14e semaine du temps ordinaire
Sts Antonin Fantosati et Joseph-Marie Gambaro , Bse Marie Romero Meneses
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,7-15.
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »
Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures,
ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ.
En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent.
Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. »
Si l’on ne vous accueille pas et si l’on n’écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds.
Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville. »
Aclamons et partageons la Parole de Dieu !

L'Évangile du jour et son commentaire


Saint Éphrem (v. 306-373)
« Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle »
« À la maison dans laquelle vous entrerez, dites d'abord : Je te salue ; paix à toi » (Lc 10,5) pour que le Seigneur lui-même y entre et y séjourne, comme auprès de Marie. (...) Cette salutation est le mystère de la foi qui rayonne dans le monde ; par elle, la haine est étouffée, la guerre arrêtée et les hommes se reconnaissent mutuellement. L'effet de cette salutation était caché par un voile, malgré la préfiguration du mystère de la résurrection (...) qui survient chaque fois que la lumière se lève et que l'aurore chasse la nuit. À partir de ce moment où le Christ a envoyé ses disciples pour la première fois, les hommes ont commencé à donner et à recevoir cette salutation, source de guérison et de bénédiction. (...)
Cette salutation, avec sa puissance cachée (...), suffit amplement pour tous les hommes. C'est pourquoi Notre Seigneur l'a envoyée avec ses disciples en avant-coureur, pour qu'elle réalise la paix et que, portée par la voix des apôtres, ses envoyés, elle prépare le chemin devant eux. Elle était semée dans toutes les maisons (...) ; elle entrait dans tous ceux qui l'entendaient, pour séparer et mettre à part ses enfants qu'elle reconnaissait. Elle restait en eux, mais dénonçait ceux qui lui étaient étrangers, car ils ne l'accueillaient pas.
Cette salutation de paix ne tarissait pas, jaillissant des apôtres dans leurs frères, dévoilant les trésors inépuisables du Seigneur. (...) Présente en ceux qui la donnaient et en ceux qui l'accueillaient, cette annonce de la paix n'en subissait ni diminution ni division. Du Père, elle annonçait qu'il est près de tous et en tous ; de la mission du Fils, elle révélait qu'il est tout entier auprès de tous, même si sa fin est auprès de son Père. Elle ne cessa pas de proclamer que les images sont désormais accomplies et que la vérité chasse enfin les ombres.

30/06/2022


.........01.07.2022
« CE NE SONT PAS LES GENS BIEN PORTANTS QUI ONT BESOIN DU MÉDECIN. JE VEUX LA MISÉRICORDE, NON LE SACRIFICE » .— Mt 9, 9-13




Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Acclamation :
Alléluia. Alléluia.
Venez à moi, vous tous qui peinez
sous le poids du fardeau, dit le Seigneur,
et moi, je vous procurerai le repos.
Alléluia.
— Mt 11, 28

En ce temps-là,
Jésus vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu,
assis à son bureau de collecteur d’impôt.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L’homme se leva et le suivit.

Comme Jésus était à table à la maison,
voici que beaucoup de publicains
(c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples :
« Pourquoi votre maître mange-t-il
avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus, qui avait entendu, déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Allez apprendre ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice.
En effet, je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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[Avec MARIA-VALTORTA.ORG]
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Correspondance dans "L’Évangile tel qu’il m’a été révélé" de Maria Valtorta :

💝 L'APPEL DU PUBLICAIN MATTHIEU –

[...] Ils sont arrivés sur la place du marché de Capharnaüm. Jésus va tout droit au comptoir de la gabelle où Matthieu est en train de faire ses comptes et de vérifier les pièces de monnaie. Il les répartit par catégories en les mettant dans des sacs de diverses couleurs qu’il place dans un coffre de fer que deux serviteurs attendent de transporter autre part.
A peine l’ombre projetée par la grande taille de Jésus s’allonge-t-elle sur le comptoir que Matthieu lève la tête pour voir qui vient le payer en ret**d. Pierre tire alors Jésus par la manche pour lui dire:
«Il n’y a rien à payer, Maître. Que fais-tu?»
Mais Jésus ne répond pas. Il fixe les yeux sur Matthieu, qui s’est levé immédiatement en signe de respect. Un second regard pénétrant. Mais ce n’est pas, comme l’autre fois, un regard de juge sévère. C’est un regard d’appel, un regard aimant, qui l’enveloppe, le pénètre d’amour. Matthieu rougit. Il ne sait que faire, que dire…
«Matthieu, fils d’Alphée, l’heure a sonné. Viens. Suis-moi, lui déclare Jésus majestueusement.
–Moi? Maître, Seigneur! Mais sais-tu qui je suis? C’est pour toi, pas pour moi, que je le dis…
–Viens, suis-moi, Matthieu, fils d’Alphée, répète Jésus plus doucement.
–Ah! comment puis-je avoir trouvé grâce auprès de Dieu? Moi… Moi…
–Matthieu, fils d’Alphée, j’ai lu dans ton cœur. Viens, suis-moi.»
Cette troisième invitation est une caresse.
«Oh! tout de suite, mon Seigneur!»
En larmes, Matthieu sort de derrière le comptoir sans plus s’occuper de ramasser les pièces de monnaies éparses ou de fermer le coffre. Rien.
«Où allons-nous, Seigneur? demande-t-il quand il est près de Jésus. Où me conduis-tu?
–Chez toi. Veux-tu donner l’hospitalité au Fils de l’homme?
–Oh!… mais… mais que vont dire ceux qui te haïssent?
–Moi, j’écoute ce qu’on dit au Ciel, et j’entends: “Gloire à Dieu pour un pécheur qui se sauve!” Et le Père dit: “La miséricorde se lèvera éternellement dans les Cieux et se répandra sur la terre et puisque je t’aime d’un amour éternel, d’un amour parfait, je te fais miséricorde à toi aussi.” Viens. Que par ma venue, ta maison, en plus de ton cœur, soit sanctifiée.
–Je l’ai déjà purifiée par l’espérance que j’avais dans l’âme… mais que ma raison ne pouvait croire vraie… Oh! m’admettre dans la compagnie de tes saints…» et il regarde les disciples.
«Oui, avec mes amis. Venez. Je vous unis. Et soyez frères.»
Les disciples en sont tellement stupéfaits qu’ils n’ont toujours pas su que dire. Ils ont marché en groupe, derrière Jésus et Matthieu, sur la place tout ensoleillée et maintenant totalement déserte, par un bout de route qui brûle sous un soleil éblouissant. Il n’y a pas âme qui vive dans les rues, rien d’autre que le soleil et la poussière.

Ils entrent dans la maison. C’est une belle maison avec une large entrée qui donne sur la rue, et une jolie cour ombragée et fraîche, au-delà de laquelle on en voit une grande, organisée en jardin.
«Entre, mon Maître! Apportez de l’eau et des boissons.»
Les serviteurs accourent avec tout ce qu’il faut. Matthieu sort pour donner des ordres, pendant que Jésus et les siens se rafraîchissent, puis il revient.
«Viens maintenant, Maître. La salle est plus fraîche… Des amis vont bientôt arriver… Ah! je veux que ce soit grande fête! C’est ma régénération… C’est ma… ma véritable circoncision… Tu m’as circoncis le cœur par ton amour… Maître, cette fête sera la dernière… Désormais, plus de fêtes pour Matthieu le publicain. Du moins, plus de fêtes de ce monde… Seulement la fête intérieure d’être racheté et de te servir… d’être aimé de toi… J’ai tant pleuré, ces derniers mois… Cela fait presque trois mois que je pleure… Je ne savais comment faire… Je voulais venir… Mais comment venir à toi, le Saint, avec mon âme souillée?…
–Tu l’as lavée par ton repentir et ta charité pour moi et pour ton prochain. Pierre? Viens ici.»
Pierre, qui n’a pas encore parlé tant il est ébahi, s’avance. Les deux hommes, tous deux âgés, petits, trapus, se font face, et Jésus est entre eux deux, souriant, beau.
«Pierre, tu m’as demandé bien des fois qui était l’inconnu de la bourse apportée par Jacques. Le voici devant toi.
–Qui? Ce vol… Oh! pardon, Matthieu! Mais qui pouvait penser que c’était toi? Que toi, qui nous désespérais par ton usure, tu puisses être capable de t’arracher chaque semaine un morceau de ton cœur pour nous faire cette grosse offrande?
–Je le sais. Je vous ai injustement taxés. Mais je m’agenouille aujourd’hui devant vous tous et je vous supplie de ne pas me renvoyer. Lui, il m’a accueilli. Ne vous montrez pas plus sévères que lui.»
Pierre, qui a Matthieu à ses pieds, le relève d’un coup, rudement, affectueusement:
«Lève-toi, lève-toi! Ce n’est ni à moi ni aux autres qu’il faut demander pardon, mais à lui. Nous… allons! nous sommes tous plus ou moins voleurs comme toi… Oh! je l’ai dit! Maudite langue! Mais moi, je suis fait comme ça: ce que je pense, je le dis, ce que j’ai sur le cœur, je l’ai sur les lèvres. Viens, faisons un pacte d’affectueuse paix», et il embrasse Matthieu sur les joues.
Les autres l’imitent avec plus ou moins d’affection. Je dis cela, car André est retenu par sa timidité, et Judas est glacial. On dirait qu’il embrasse un tas de serpents, tant son accolade est distante et brève.

Entendant du bruit, Matthieu sort.
«Pourtant, Maître, dit Judas, il me semble que cela n’est pas prudent. Déjà les pharisiens d’ici t’accusent, et toi… Voilà un publicain parmi les tiens! Un publicain après une prostituée!… Veux-tu ta ruine? S’il en est ainsi, dis-le, pour que…
–Pour que nous filions, hein? lance Pierre, ironique.
–Qui te parle, à toi?
–Je sais bien que tu ne t’adresses pas à moi, mais moi, en revanche, je parle à ton âme de grand seigneur, à ton âme très pure, à ton âme de sage. Je sais que toi, membre du Temple, tu sens l’odeur de péché en nous, pauvres hommes qui ne sommes pas du Temple. Je sais bien que toi, qui es un juif complet, mélange de pharisien, de sadducéen et d’hérodien, à moitié scribe et un brin essénien – veux-tu d’autres nobles appellations? –, tu te sens mal à l’aise parmi nous, comme une magnifique alose prise dans un filet rempli de goujons. Mais que veux-tu y faire? C’est lui qui nous a pris et nous… nous restons. Si tu te sens mal à l’aise… va-t’en, toi. Tous, nous respirerons. Même lui qui, tu le vois, est indigné par moi et par toi. Par moi, parce que je manque de patience et aussi… oui, et aussi de charité, mais plus encore par toi qui ne comprends rien à rien, malgré tous les nobles titres dont tu te pares, et qui n’as ni charité, ni humilité, ni respect. Tu n’as rien, mon garçon. Rien que de la fumée, et Dieu veuille qu’elle soit inoffensive.»
Jésus a laissé Pierre parler. Il est resté debout, sévère, les bras croisés, les lèvres serrées et les yeux… peu rassurants. A la fin il dit:
«As-tu tout dit, Pierre? As-tu libéré ton cœur de tout le levain qu’il contenait? Tu as bien fait. Aujourd’hui, ce sont les Azymes de Pâques pour un fils d’Abraham. L’appel du Christ est comme le sang de l’agneau sur votre âme, et là où il vient, la faute ne reviendra plus. Elle ne reviendra pas si celui qui le reçoit lui est fidèle. Mon appel est libération et il faut le fêter sans levain d’aucune sorte.»
Pas un mot à Judas. Pierre se tait, vexé.
«Voici revenir notre hôte, dit Jésus. Il est avec des amis. Ne leur montrons pas autre chose que de la vertu. Si quelqu’un ne peut y parvenir, qu’il sorte. Ne ressemblez pas à des pharisiens qui accablent les gens de préceptes qu’ils sont les premiers à ne pas observer.»

Matthieu rentre avec d’autres hommes et le repas se déroule. Jésus est au centre, entre Pierre et Matthieu. Ils parlent de sujets divers et Jésus répond patiemment à toutes les questions que les uns et les autres lui posent. Il y a aussi des plaintes à l’égard des pharisiens qui les méprisent.
«Eh bien, venez à celui qui ne vous méprise pas, puis agissez de telle façon que les bons, au moins, n’aient pas l’occasion de vous mépriser, répond Jésus.
–Toi, tu es bon. Mais tu es bien le seul!
–Non: ceux-ci sont comme moi et puis… il y a le Dieu Père qui aime ceux qui se repentent et veulent retrouver son amitié. Si tout manquait à l’homme, sauf le Père, sa joie ne serait-elle pas complète?»
Le repas en est au dessert, quand un serviteur fait signe au maître de maison et lui dit quelque chose.
«Maître: Elie, Simon et Joachim demandent à entrer et à te parler. Veux-tu les voir?
–Bien sûr.
–Mais… mes amis sont publicains.
–C’est justement pour voir cela qu’ils viennent. Laissons-les faire, pour qu’ils voient. Il ne servirait à rien de le dissimuler. Cela ne servirait pas au bien, et leur malice exagèrerait l’événement jusqu’à prétendre qu’il y avait ici des courtisanes. Qu’ils entrent.»

Les trois pharisiens entrent. Ils regardent autour d’eux avec un ricanement méchant et sont sur le point de parler.
Mais Jésus, qui s’est levé et est allé à leur rencontre avec Matthieu, les devance. Il pose une main sur l’épaule de Matthieu et dit:
«Vrais fils d’Israël, je vous salue et vous annonce une grande nouvelle qui comblera sûrement de joie votre cœur de parfaits israélites, qui aspirent à l’observance de la Loi par tous les cœurs, pour rendre gloire à Dieu. Voici: à compter de ce jour, Matthieu n’est plus le pécheur, le scandale de Capharnaüm. Une brebis galeuse d’Israël est guérie. Réjouissez-vous! Après lui, d’autres brebis pécheresses le seront à leur tour et votre cité, à la moralité de laquelle vous vous intéressez tant, deviendra par sa sainteté agréable au Seigneur. Il abandonne tout pour servir Dieu. Donnez le ba**er de paix au juif égaré qui revient dans le sein d’Abraham.
–Et il y revient avec des publicains? Lors d’un joyeux banquet? Ah! vraiment, c’est une conversion avantageuse! Tiens, regarde là, Elie: voici Josias, le souteneur.
–Et lui, c’est Simon, fils d’Isaac, l’adultère.
–Et celui-là? C’est Azarias, le tenancier du tripot, où Romains et juifs vont jouer, se quereller, s’enivrer et se livrer à la débauche.
–Mais, Maître, sais-tu seulement qui sont ces gens-là? Le savais-tu?
–Je le savais.
–Alors, vous qui êtes de Capharnaüm, vous ses disciples, pourquoi avez-vous permis cela? Tu me surprends, Simon-Pierre!
–Et toi, Philippe, tu es bien connu ici! Toi aussi, Nathanaël! J’en suis vraiment abasourdi! Toi, un véritable israélite, comment as-tu pu permettre que ton Maître mange avec des publicains et des pécheurs?
–Mais n’y a-t-il donc plus aucune retenue en Israël?»
Les trois hommes sont absolument scandalisés.
Jésus dit:
«Laissez mes disciples en paix. C’est moi qui l’ai voulu. Moi seul.
–Oh oui, on comprend! Quand on veut faire des saints sans l’être soi-même, on tombe vite dans des erreurs impardonnables!
–Et quand on habitue les disciples à manquer de respect – je suis encore sous le coup de l’éclat de rire irrespectueux de celui-ci, juif du Temple, contre moi, Eli le pharisien! – on ne peut qu’être irrespectueux de la Loi. On enseigne ce qu’on sait…
–Tu te trompes, Eli. Vous vous trompez tous. On enseigne ce qu’on sait, c’est vrai. Et moi qui connais la Loi, je l’enseigne à ceux qui ne la connaissent pas: aux pécheurs par conséquent. Vous… je sais bien que vous êtes maîtres de votre âme. Ce n’est pas le cas des pécheurs. Je recherche leur âme, je la leur rends, pour qu’à leur tour, ils me la rapportent comme elle est: malade, blessée, souillée, pour que je la soigne et la purifie. C’est pour cela que je suis venu. Ce sont les pécheurs qui ont besoin du Sauveur et moi, je viens les sauver. Comprenez-moi… et ne me haïssez pas sans raison.»
Jésus est doux, persuasif, humble… Mais les trois hommes sont autant de chardons tout hérissés de piquants… et ils sortent avec une moue de dégoût.
«Ils sont partis… Maintenant, ils vont nous critiquer partout, grommelle Judas.
–Laisse-les donc faire! Agis seulement de façon que le Père n’ait pas à te critiquer. N’en sois pas mortifié, Matthieu, ni vous, ses amis. Notre conscience nous dit: “Vous ne faites pas de mal.” Cela suffit.»

Jésus se rassied à sa place et tout prend fin.

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AE : Tome 2, chapitre 62.
NE : Tome 2, chapitre 97.
http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-062.htm

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