02/19/2025
Suite de l’étude sur la Parashâth Mishpâtîm :
Voici le sens allusif ( : Réméz, l’allusion ‘’révélée’’ Nigléh) :
Mishpâtîm 23,19 : ‘’… Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère’’, ce verset (93ième Mitswah) se retrouve 3 fois dans la Thôrâh. La 117ième Mitswah : ne pas manger, dans Shémôth 34, 26 et la 475ième Mitswah : ne pas cuire, mais vendre, dans Dévârîm 14, 21. Cela nous apprend qu’on ne doit pas manger de viande mélangée avec du lait, ni se régaler à les déguster ensemble, ni les cuire en même temps. C’est pour prouver que mixer ces 2 aliments n’est pas équivalent aux autres interdictions. Manger par pure gourmandise est prohibé, mais cela ne constitue pas une faute (péché) de manger pour se nourrir. Par contre, mélanger la viande et le lait est ‘Assoûr (interdit)! Même si on les mange sans prendre plaisir. Si un homme absorbe de la viande et du lait et se brûle la gorge, il ne ressent bien sûr aucun plaisir, mais il mérite tout de même la flagellation (au temps du Sanhédrin). Tholdôth Yits’hâq écrit également : Il était d’usage chez les païens de mélanger viande (le sang) et lait, puis de les verser sur les racines d’un arbre, pour qu’il pousse plus vite. C’est une des raisons pour laquelle le verset interdit de faire bouillir ces 2 aliments ensemble. C’est ‘Éloqîm (D.ieu) qui veille à faire pousser les arbres et les récolter rapidement. La Thôrâh parle à ce sujet de : Rê’shîth Bikoûrêi ‘Admâthkhâ : ‘’La primeur des prémices de ton sol.’’ C’est la 92ième Mitswah : Tu feras venir les prémices (des 7 gloires d’Israël) fruits de ta récolte (seulement en Terre Sainte).
- La 117ième Mitswâh : Lo’-ThéVashêl Gédî Ba’Halêv ‘Îmô (tu ne cuiras pas le chevreau dans le lait de sa mère) soit, ne pas manger de la viande et du lait cuits ensemble dans Shémôth ‘’Exode’’ 34, 26. Ces mots sont repris 3 fois dans la Loi, pour nous enseigner que l’humain doit manger au moins 3 repas par jour pour sa santé. Le signe de formation Waw, du mot ‘Îmô, indique les 6 heures entre le fait de manger de la viande, en premier lieu, et par la suite consommer un produit laitier. Waw = 6 heures à l’estomac pour qui la digestion d’un solide dure 6 heures… le lait bu se mélangerait avant ce laps de temps. Une heure entre le fromage (semi-solide) et la viande de poulet, pour les plus Ma’hmîr (sérieux, exigeant envers soi-même).
La deuxième mention, (qui en fait, est la première mention), est dans l’action de ne pas cuire la viande dans le lait. Dans Shémôth 23, 19. Et la troisième est précédée de l’action de ne pas manger un animal mort de façon naturelle : Lo’ Tho’khloû Khâl-NéVêlâh (pas consommer de charogne), dans Dévârîm ‘’Deutéronome’’ 14, 21. C’est la 475ième de la Loi : Mâkhor LéNâkhrî (vends-la à l’étranger) … Lo’-ThéVashêl Gédî Ba’Halêv ‘Îmô, qui est l’action positive, de vendre (si nous en avons) la viande non-convenable à l’étranger, mais sans profits. La question du poulet dans le lait, que sa mère ne produit pas, est épicée comme question. La Mitswâh de Shémôth 34, 26 est de ne pas consommer de la viande et des produits laitiers ensemble. Le poulet étant de la viande, est donc comprise dans la 117è Mitswâh (sur 613 commandements). C’est comme lorsqu’on discute recettes de cuisine, on ne parle pas de viande de poisson, qui eux aussi, leur mère, ne produisent pas de lait. Et cela va du canard à la dinde. Pourquoi ? RaMBaM rappelle avec le Shoulkhân ‘Aroûkh, que “le Chevreau” est dans la classe des animaux domestiques, tout comme les bêtes de la basse-cour.
Dans la Sidrâ’ Qodâshîm, Massékhéth ‘Hoûlîn 142a (chapitre 8, Mishnâh 4) : “Rabbî ‘Aqîvâ’ enseigne : les bêtes sauvages (comme les antilopes) et la volaille ne sont pas interdites, mais pour exclure les bêtes sauvages non-convenable... le concept de la Mitswâh dans l’énoncé est défini par un animal domestique et Kashêr : “le chevreau”. Le reste, comme la volaille sauvage et non Kashêr, comme par exemple l’aigle. Donc, les espèces qui sont des bêtes (à être destiné à devenir Névêlâh), peuvent être mangé dans du lait, et avec des produits laitiers, dans cette Guémârâ’ dit Rabbî Yossî Haglilî. La différence entre Rabbî ‘Aqivâ’ et Rabbî Yossi, grosso modo, est que les bêtes sauvages (qui ne produisent pas de lait) dans la 474è Mitswâh, concernent la Mitswâh suivante, dans le même verset de ne pas en tirer profils, de plaisir au goût, du chevreau au lait de sa mère : Dévârîm 14, 21. Rabbî ‘Aqivâ’ pense par contre que la Thôrâh autorise de “cuire” de la bête sauvage dans du lait (mais pas d’en consommer).