22/07/2026
Dans l'une de ses dernières lettres, Paul écrit à Timothée. Il sait que sa fin approche. Il ne parle plus en apôtre en pleine activité, il parle en homme qui transmet.
Et voici ce qu'il dit à son disciple, dans un moment aussi solennel :
« 𝐽𝑒 𝑡'𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑗𝑢𝑟𝑒 𝑑𝑒𝑣𝑎𝑛𝑡 𝐷𝑖𝑒𝑢 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑣𝑎𝑛𝑡 𝐽𝑒́𝑠𝑢𝑠-𝐶ℎ𝑟𝑖𝑠𝑡, 𝑞𝑢𝑖 𝑑𝑜𝑖𝑡 𝑗𝑢𝑔𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑣𝑖𝑣𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑟𝑡𝑠, 𝑒𝑡 𝑎𝑢 𝑛𝑜𝑚 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑛 𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑛 𝑟𝑜𝑦𝑎𝑢𝑚𝑒, 𝑝𝑟𝑒̂𝑐ℎ𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑙𝑒, 𝑖𝑛𝑠𝑖𝑠𝑡𝑒 𝑒𝑛 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒 𝑜𝑐𝑐𝑎𝑠𝑖𝑜𝑛, 𝑓𝑎𝑣𝑜𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑜𝑢 𝑛𝑜𝑛, 𝑟𝑒𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑠, 𝑐𝑒𝑛𝑠𝑢𝑟𝑒, 𝑒𝑥ℎ𝑜𝑟𝑡𝑒, 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒 𝑑𝑜𝑢𝑐𝑒𝑢𝑟 𝑒𝑡 𝑒𝑛 𝑖𝑛𝑠𝑡𝑟𝑢𝑖𝑠𝑎𝑛𝑡. »
2 Timothée 4.1-2
Le choix des mots est frappant. Paul emploie le verbe conjurer, en plaçant son injonction devant Dieu, devant le Christ, devant le jugement à venir. Rien dans cette phrase n'a l'allure d'un conseil amical entre pasteurs. C'est le poids d'une charge qui se transmet, avec l'autorité de celui qui va bientôt paraître devant son Maître.
Prêche la parole. Insiste. En toute occasion. Favorable ou non.
Il n'y a pas de circonstances qui dispensent celui qui est appelé à prêcher. Il n'y a pas de moment où la Parole peut se taire. 𝐋𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐝𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞́𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞́𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐃𝐢𝐞𝐮, 𝐩𝐚𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐮𝐧 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐝𝐮 𝐚̀ 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐮𝐝𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞.
C'est cette conscience-là que nous cherchons à nourrir dans nos sessions à l'IPBK. 𝐏𝐫𝐞̂𝐜𝐡𝐞𝐫, 𝐜'𝐞𝐬𝐭 𝐫𝐞́𝐩𝐨𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐮𝐧 𝐨𝐫𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐧. 𝐄𝐭 𝐜𝐞𝐭 𝐨𝐫𝐝𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐜̧𝐮 𝐬’𝐞𝐱𝐞́𝐜𝐮𝐭𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐬𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐱.
𝐒𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐇𝐨𝐦𝐢𝐥𝐞́𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐈𝐈, 𝐝𝐮 𝟑 𝐚𝐮 𝟕 𝐚𝐨𝐮̂𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟔.
Renseignements : +𝟐𝟐𝟗 𝟎𝟏 𝟔𝟐 𝟏𝟔 𝟒𝟒 𝟒𝟒