06/06/2026
Voici l'introduction du colloque sur la Place des femmes dans diverses convictions et la présentation des femmes intervenantes .
Ce colloque explore la place des femmes dans diverses convictions philosophiques et religieuses, en analysant les rôles attribués, les barrières imposées et l'évolution face aux enjeux contemporains d'égalité et de diversité.
Notre objectif est d'analyser, d'échanger sur la manière dont les différentes convictions philosophiques et religieuses ont perçu et façonné la place des femmes au fil du temps.
Quels rôles ont été attribués ? Quelles barrières ont été imposées ?
Comment ces traditions ont-elles évolué face aux enjeux contemporains d'égalité et de diversité ?
Nous avons le grand honneur de recevoir quatre femmes d'exception issues de différentes traditions religieuses et philosophiques toutes engagées dans la défense des droits des femmes.
Le professeur Firouzeh Nahavandi sera donc parmi nous pour nous parler de la place de la femme en Iran. Depuis de nombreuses années, elle porte deux casquettes, celle de la recherche en développement et celle de la recherche sur le Moyen-Orient. Elle s'intéresse tout autant à l'évolution socio-politique du Moyen-Orient et particulièrement à celle de l'Iran, aux questions liées au développement et en particulier aux inégalités tant au niveau national qu'international. Docteur en sciences sociales, professeur émérite de l'UB, elle a dirigé l'Institut de sociologie près de 10 ans et organisé le master en sciences de la population et du développement. Elle a créé et dirigé le centre d'étude de la coopération internationale et du développement et s'est particulièrement spécialisée dans la question de l'islamisation et la question des femmes dans les pays musulmans non arabes. Actuellement, elle donne toujours des cours à l'UB à des musulmans non arabes, Afghanistan, Iran, Turquie ainsi qu'à l'Université des aînés à Louvain-la-Neuve. Elle est co-présidente de l'Institut de promotion des formations sur l'Islam et membre de l'Académie Royale des Sciences d'Outre-mer. Elle a bien sûr de nombreuses publications carrière universitaire oblige à son actif. Je n'en retiendrai qu'une seule notamment ,qui est " être femme en Iran quelle émancipation" publié aux éditions de l'Académie Royale et qui a reçu tout récemment le grand prix de l'essai 2023 attribué par l'association des écrivains de langue française.
Puis ensuite, nous aurons, Cristina Pop qui interviendra.
Alors c'est une femme, c'est une mère de deux enfants , l'épouse de prêtre envoyée des institutions européennes, master en ressources humaines de l'UB, master en management de la VUB et coordinatrice de l'école paroissiale écrivaine. Après avoir obtenu son diplôme de la Faculté des Lettres de l'Université du Nord à Bayamer, elle décide brusquement de poursuivre le rêve d'une carrière européenne qu'elle construit avec dévouement et responsabilité en travaillant dans l'administration et les finances notamment à l'école européenne de Bruxelles. Elle a suivi bien sûr pour être formée à cette fonction des cours de master en ressources humaines à l'UB et de management à la VUB mais nourrit en parallèle toujours sa vocation, son premier amour, sa vocation littéraire. Elle est en effet avant tout cela diplômée et primée du collège national Mihai Eminescu de Bayamer section en roman anglais et elle a effectivement, osais-je dire, de nombreux recueils de poésie,
Puis ensuite, place des femmes dans le monde catholique avec Myriam Tonus.
Alors on l'a dit féministe, engagée, passionnée par tout ce qui touche l'humain.
Son CV commence, je trouve assez sympathique, mère de quatre enfants et grand-mère de cinq petits enfants.
Elle est licenciée en philologie et lettres, c'est une laïque dominicaine et théologienne. Ses trois axes d'intérêt sont l'enseignement et l'éducation, la théologie et l'écriture et les médias.
Elle a été professeur pendant 30 ans.
Elle a été chargée de mission au service de recherche pédagogique du Secrétariat Général de l'Enseignement Catholique. Elle a été directrice adjointe puis directrice de diverses institutions comme l'École Supérieure de Pédagogie. Sur le plan théologique, elle a suivi les formations théologiques au Créfaut, centre de recherche et de formation théologique du diocèse de Tournai et au séminaire de Namur. Collaboratrice et héritière littéraire du théologien et philosophe français Maurice Bellet, elle anime toujours des sessions de formation et d'accompagnement de groupes Mais elle est également chroniqueuse à la Libre Belgique, à l'hebdomadaire Dimanche et également à Radio euh chrétienne francophone RCF. Elle a écrit également plusieurs livres dont un " Miroir d'Eve" quand des hommes font parler Dieu à propos des femmes.
Révélateur comme titre et bien entendu l'introduction à l'œuvre pionnière de Maurice Bellet qui est finalement quelque part son père spirituel. Puis nous avons euh Marise Gallet.
Et pour terminer , Marise Gallet, c'est la place des femmes dans le monde protestant cette fois. Maryse Gallet est licenciée en théologie protestante à la Faculté Universitaire de Théologie Protestante de Bruxelles qui, faut-il le dire, est la seule institution en Belgique reconnue par les pouvoirs publics pour dispenser un enseignement universitaire en vue de l'attribution de grade comme Bachelier, Master et docteur en théologie protestante en Belgique.
C'est dans cette faculté universitaire qu'elle a rencontré notre président fondateur, notre président d'honneur Marc Dandoy. Elle a donné des cours de religion protestante dans les athénées bruxellois pendant 40 ans et dans ce contexte, elle a fait partie d'un groupe interreligieux à Bruxelles, elle a présidé quelques cultes à l'église Wallonne du Beguinage. Elle est membre du consistoire de la paroisse de Watermael-Boitsfort. Elle a fait partie du groupe de travail liturgie de l'Église Protestante Unie de Belgique et récemment elle a présenté un travail sur la théologie animale.
Les débats quant à eux seront assurés par Nicolas Lurosa que vous connaissez tous qui est un journaliste . Il a sorti deux DVD tout à fait intéressants, un sur les guerres de religion dans la Wallonie et plus particulièrement à Tournai, mais également sur notre événement peu glorieux comme je l'ai présenté, c'est-à-dire effectivement l'exécution de ces quatre personnes qui euh sont morts sur la Grand-Place. Et donc c'est effectivement peut-être celui qui était le plus compétent pour intervenir dans un débat interconvictionnel.